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On lit dans le Commerce

On lit dans le Commerce
II nous arrive quelques éclaircissemens sur lea événemens de Barcelone
qu'on ne lira pas, croyons-nous, sans intérêt.
Le gouvernement était instruit de tout cc qui Sc préparait a Barcelone,
et, des que leg événemens ont éclaté , it a did tenu très-exactement an cou-
rant, jour par jour, de tout cc qui se passait d'une façon fort détaiIIe ; mais
on a garde to silence et rien n'a transpire , même ding leg ministères ; leg
nouvelles, transrnises a Eu d'abord , Wont été publi6e3 ici que jeudi, jour du
depart d'Eu de la reine d'Angleterre.
On conspirait des deux côtés Presque ouverement , on plutôt deux nations
rivales se disputaient l'influence. Les soi-disantmoddrds , poussCs ouflattés
par des agens venus d'au-dela des Pyrénées , avaient envoyé des commis-
saires Ii Vich , oh devait se tenir un comité conservateur pour y preparer
mae adresse an gouvernement contre leg progress de Barcelone. Les
hommes du mouvement, au contraire, poussés par les émissaires anglais,
n'abandonnant pas Ic projet d'une jutite centrale , avaient pris leg devans
Sur leg modérés , en envoyant a Madrid des commissaires pour obtenir des
garanties contre toute reaction qui tendrait a ramener cc qui avait été re-
poussé en 1840. On sait déjà Ic eésultat des démarches de l'envoi de ces
commissairep, qui etalent a peine sortis de Madrid quo Ic mouvement écla-
tait a Barcelone.
On Se rappellcr peut-être aussi que dernièrement anus annonçàmes l'ar-

rivee de trois btimens de guerre 3nglais dans le port de J3arcelone. Ces bâ-
Limens Wont pas bougé de la rade , d'oa its entretenaient des relations se-
cretes avec des itadivi]us connus pour ayacuchos, qui ont pant depuis a la
tête du mouvement , Presque on même tems qu'une insurrectipu militaire
éclatait a Madrid , circonstince assez remarquable. Ces individus SOUL don
Rafael DegoUada , président de la nouvelle junte de Barcelone , ayacucbo
renforcC , nommC par Espartero , juge de premiere instance de Barcelone,
député de 481 , et une des peisonnes leg plus attachées a l'z-régent.
Baiges , qui vient d'être tue dans la dernière attaque, était l'agent perma-
nent d'Espartero , a eôtê duquel it alla serefugier lors du bombardernent de
cette yule. Ces messieurs étaicnt d'accord avec leg républicains , sauf a se
diviser ensuite.
Dun mutuel consentement , on lixa I'époque de l'insurrection qui vient
d'éclaer. Tons ces prépararifs se faisaient publiquement ; !'émigration des
riches et des gens paisibies devenait plus grancle chaque jour ; pies de20,000
families êiaicnt parties de Is yule. Les aiitorits tie prenaient d'autres prê-
cautions que de s'enfermer dans la citadelle avec une girnison de 3,000
homrnes , 600 chevaux et l'artillerie
Les revoltes , de leurs côté , comptaient dans leur rangs , d'abord Ic ha-
taillon de 800 volontaires de la junto , qui ne sont autres quo leg ouvriers qui
travaillaient a la demolition des fortifications ; ensuite Ic 3' bataillon de la
garde nationale , compose de republicains , et qui a ete commandé par Ter-
radas ; puis quelques compagnies de nationaux de Mataro et miquelets de la
plaine d'Urgel : total deux mule et quelques hommes.
Tons ceS gens-IN étaient bien payés , et pourtant dans la yule it n'y avaiL
personne connu pour fournir des fonds. D'oi sortait cot argent? Tout Ic
monde Ic disait : on designait l'Angleterre
On con nait leg priucipaux iricidensde la lutte : beaucoup de sang a could
de part et d'utre. Mais it est une circonstance que nous n'avons pas Pu
nous empêcher de saisir.
L'drtitlerie des insurgés a répondu a I'artillerie du gouvernement. On sait
que , pour se servir des canons, it faut des connaissances et flue education
pratique que leg gardes nationaux Wont pas et quo leg volontaires ne pos-
sèdent pas plus qu'eux. Et cependant it y avait parmi eux des artilleurs ha-
biles. N'auraient-ils pas eté fournis par leg navires anglais?
Une des dewandes des commissaires envoyés a Madrid était do suspendre
leg envois de troupes sur la Catalogue. Le gouvernement de Madrid y ayant
accCdé , ces troupes ont dA s'arrêter a Saragosse et a Lerida. C'est cc qni
a reduit leg troupes a la disposition de Prima 3,000 hommes. Celui-ci a ap-
pelé a Iui tons Ics gardes nationaux des environs et comptait se tenir sur la
défeusivejusqu'a la prochaine arrivee des troupes.

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