136,903 fr.28 c.

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136,903 fr.28 c.
Nous voyons avec plaisir que les recettes sont toujours en voie de
progression.
Un des avantages considérables de l'établissement des chemins
de fer, dit. le Journal du Havre,c'est de donner naissance a des
besoins jtis qu'alors inconnus, et de créer une circulation qui dé-
tourne inopinément certaines relations établies an profit des voies
nouvelles. Le Havre en offre en ce moment un exempte.  
Jusqu'ici L'Angleterre, qui introduit annuellement en France 3 a
4,000 chevaux , prenait pour les expédier Ia voie de Boulogne on
de Calais, qui iui offrait l'avantage d'un trajet de mer plus court.
Mais depuis l'ouverture du chemin de fer de Rouen, qui correspond
avec les bateaux sur la Seine et présente ainsi Un moyen de trans-
port prompt et peu fatiguant pour les chevaux , cette b:anche d'im-
portation parait préférer la voie du Havre ; en eff et, embarqués sur
le bateau à vapeur le Sphinx,qui effectue régulièrement ses
voyages de Londres an Havre en vingt heures , ces animaux , par la
rivière et le chemin de fer, peuvent Ctre rendus i Paris , sans la
moindre fatigue et dans le court espace de trente it trente-six
heures.
Déjà le Sphinx a servi d'instrument a une opération de ce genre:
hier, it a amené d'Angleterre une trentaine de chevaux qui , après
avoir pris an Havre une nuit de repos, sont repartis ce inatin par la
Seine,et seront ce soir meme a Paris , oft its arriveront frais et
dispos.
LA. MALLE-POSTE DU HAVRE.
Nous lisons ce qui suit dans leJournal du Havre:
On ne sait plus , en vérité , de quels termes se servir pour expri-
mer le blame que mCritent et la négligence inexcusable qui préside
au service des dépêches , et l'obstination déplorable que met I'd-
ministration a ne pas corriger des vices qui, chaque jour, se révèlent
par de nouveaux prejudices.
Aujourd'hui encore la malle-estafette s'est brisée (on saiL quo

pour le Havre la direction des postes emploie ses pires voitures)
cette fois dans leg environs d'Yvetot, et seulement a quinze licues
de sa destination.
Cot accident se renouvelle si souvent qu'il ne pout Ctre regard&
,
aujourd'hui que comme le résultat d'une gageure entre la persévé-
rance de M. Conte et le mauvais état de ses voitures. Mais, conime
51 ce n'était pas assez de ces retards continuels pour démontrer
,
combien le service est mal organisë sur notre route voici le nouvel
,
acte d'incurie dont la rupture de ce jour s'est compliquée.
Aprés l'accident, leg dCpCches, comme d'usage, ontétC transbor-
dées sur une voiture de rencontre. L'autre jour, elles avaient été Se-
mées sur la route; cette fois, c'est autre chose. En arrivant an Havre,
après Sept heures de retard de la poste s'est aperçu qu'une
, l'agent
bonne part de ses paquets manquait. Les avait-il perdus en chemin?
Non ; mais it leg avail tout simplemerit oubliés dans leg coifres do
la male brisée ; de sorte que la moitié des dépéches, et spéciale-
ment toutes celles adressées a la poste d'Ingouville qui en raison
,
de plus de célérité dans la distribution reçoit un bon nombre do
,
correspondances du Havre no sont pas encore parvenues.
,

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