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Le bruit bruit s'est répandu her qu'une des chaudières

Texte [correction la plus récente par Valery.Lebigot - Voir les corrections]

Le bruit bruit s'est répandu her qu'une des chaudières
du rernorqueur le Neptune, parti de Rouen sarnedi
à midi,avait fait explosion dans la nuit de diman-
che à lundi,aux environs de La Mailleraie ; que le
capitaine et plusieurs homms de l'équipage avaient
péri,et que d'autres hommes avaient été plus ou
moins grièvement blessés.
Des renseignernens encore un peu vagues,que
nous nous somines procures,nous ont appris que
Ce n'est point au Neptune, mais au Vésuve que l'e-
-venement est arrive On ne parlait plus que d'un
seul chauffeur tué, ce qui serait encore trop; et
I'avarie n'a pas été assez grave pour qu'à l'aide de celles
de ses chaudières qui sont restées intactes,le Vésuve
n'ait pu desceridre d'au-dessus de la Mailleraie
jusqu'à Caudebecque.
Peut-.être,nous l'espérons,dautres renseigne-
niens plus positifs viendront-its atténuer encore le
mal.
Les personnes disposées à voir toujours le mau-
vais coLe en toute chose, on a s'effrayet de tout, ne
vont point manquer de prendre texte de cet évène-
ment pour crier aux dangers de la navigation à la
vapeur. Ces dangers,cependant,nous n'hesitons
Pas a l'affirmer, sont bien moindres que ceux des
Voyages sur les routes de terre.
On tient note exacte de tons les accidens arrives
— -- ---- -

aux paquebots a vapeur, tandis que les accidens
bien plus nombreux des diligences, ou ne sont point
notés, ou ne s'ebruitent pas,à mions de circons-
tances extraordinaircs,hors du cercle de la localité
qui on est tenioin. Eli bien ! depuis quinze ans que
nos rivières et nos côtes sont sillonnées par de noin-
breux bateaux a vapeur, on connalt deux accidens
suivis de mort d'honiines : celui du bateau de Lyon
all mois de mars 1827, et une perforation de chau-
dière on 1828 on 1829,au paquebot de Bordeaux
à Langon. Et si l'on mettait en regard La liste des
personnes tuées on mutilées par des chutes de dili-
gences, cette liste offrirait un tableau bien autre-.
inent effrayant. La consequence pour les peureux
serait qu'ou ne doit pas montel- en voiture, ise ftit.ce
quo pour venir de Déville, on pour aller a Bapeaume,
parce qu'en descendan t La côte d'uncoLdou de l'autre
delabarrière, Un cheval pent s'abattre, renverser la
voiture et vous casser bras et jambes, ou inénie La
tête.
Sans alter ehercher nos exemples dans la France
entière,voyons settlement ce qui se passe sous nos
yeux dans la navigation de la Seine. Quinze a vingt
bateaux I vapeur,de diverses forces,parcourent
cette rivière,les uns de Paris an Havre, et d'autres
sur des points in(erniédiaires;mais cc n'est point
exagérer qu'évaluer a 200 Lieues au moms par jour
La distance nioyenne parcourue par tons ces bateaux
réunis;ce qui fait plus de 72,000 lieues par an.
Voilà plus de dix ans quo La navigation kvapeur est
active sur la Seine;ainsi,par cc genre de naviga-
tion,plus de 720,000 lieues out ete parcourues
et c'est pour La premiere fois,aujourd'hui,qu'un
accident grave survient I Comment done on induire
la probabiLité du renouvelteinent de seinblable
niaihetsr ? autant vaudrait dire que parce que l'écrou
d'une des roues d'une des nombreuses diligences
qui vont de Paris a Iloucu s'est detaclie,parce
qu'une feuille d'un des ressorts s'est cassee,parce
qu'une Pierre se trouvant,dans une descente,Stir to
passage de la voiture,l'aura fait verser,it ne faut
plus alter a Paris. L3 consequence serast tout aussi
logique.
P. S.Voici Ce qtse nous lisons dans Ie Journal
du Harevre hier stir cet évènernent
c Un accident bien deplorable vient d'avir lieu
on Seine,a bord du remorqueur le Vésuve de
notre port.
" Cc bateau a vapeur se trouvait hieer a la hau-
teur de La Mailleraie,Loisqu'un de sesbouilleurs
petite chaudière de son appareil,a eclate. Le rnCca-
nicien,place près du fo er de l'explosion,a
ttié sur le coup : le chauffeur a etC grièvetnent
biessé. La feu s'est dCclare a bord par suite de L'ex-
plosion;mais les effots de l'equipagc out fbi par
maitriser totalement l'inendie. Le chauffeur aetti
transports in-tinediaternentitteire pour recevoir les
secours que rCclatnait son etat alarmant.
)' Le clialan quo remorquait leJ'ésueea etC pris
par to halage. Un rnécanicien,parti du Havre,a
été aussit6t reniplacer a boid duJ'é.cu'e ,qui a Pu
continuer sa route,le inaiheureux jeune honiwe
dont la perte sera vivement sentic par tons Cen
qui appreciaient son excellente conduite et ses
talens.

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