Keywords

Add keywords

MISTRESS ELISA DEMPSThIS.

MISTRESS ELISA DEMPSThIS.
(Nouvelle.)
V Un honnte homine , appeh Farney, depus dix ansen-
viron retire du commerce oh II avait actuis une fortune
de p!ès de vingi miRe livres de rcnte , S étail établi dana
Uut. jolie inajsn de caaipgne sitUe qnetques mUles
d Edimboung Cet homme dtait doué de la plus rare mane
SU((Ude , et, pour avoir to repos et Ia pail dana son me-
VO naO, its'etait accouttimC a respecter on toute occasion lea
et los caprices do mistress Farney, quo cog ri-
.he.sses avajent rendue valise et orgueilleuse. Elisa Farney.
V Cut fifl0 , Ctajt admirableinent belle; sa taille ofl'rait lea Lls
belles proportions ; son nez aquilin CL parfait, lea
jfl OtId1es nomhreu de sea cheveux blonds qui tombaicut
star son cou blanc comme la neig . :s
vr5 bnhlantes Comme des perles , tout en elle 6tai ra-
't do ij ;flSSi l'unique afl'airequi occupait l'csprit de Al.
etajt Ic c Farney, après to sons de jouir do lour fortune,
. . t
aLIla:u Cponx pour lour unique enfant qu'ils ttoj d'
cofl) me la prunelle de leurs )ctlX.
I Ic Elisa Ctajt adorCe d'un jeunc hotume nominé
atniti ' dont leg patens avalerit etC liCs d'uuse Ctroite
COmblë VCt lea paretis d'Elisa avant quo La fortune cat
Russell Ceux_ci de ses dons. Au t:ms do son enfance,
fl fl
OUVent chaque jour jouer avec lajeunc Elisa ; bien
S faisnient des lectures ensemble , et, plus tard,

ill avait ensei'ité le dessin a sa jeune arnie. Cependant
Russell était 56pourvu de fortune ; aussi tout to monde
avait coutume de dire quo, sans leg magnifiquesespCrances
do miss Farney it et CtC impossible de reucontrer un
, ,
couple plus dignement assorti Russell qui pouvait
; car ,
avoir six ans do plus qu'Elisa était douC d'un excellent
,
caractére ; sa thitle était avantageuse et sa pitysiononsie
noble et belle. H s'Ctait mis depuis deux ans dana lea af-
fames mais sea parens 6taient restCs pauvrcs et, avec Irs
; ,
chCtives ressources dont it pouvait disposer it Ctait un-
,
pO3Sible qu'il put jamais aequCrir une fortune Cgalc It celle
do Ia femme qu'iI aimait avec taut do tendresse.
l)'ailleurs, it netarda pas a s'apercevoir de la froideur
l u'on lui tClnoignait depuis quelque tents daps Ia maison
Farney. Celle-ci nourrissant d'ambitieux projets
o Mme ,
pour l'Ctahlisscinesit (IC 55 title cominenca it so retirer du
,
cercie des antis qu'ellc avaiL vtis jusque-lb et hanta des
,
salons nit sa fortune lul donnait le droit de paraitre. Elisa
await CprouvC peut-Cire un pen d'amour pour Russell;
mais Ce sentiment u'Ctait pas assez vii pour pouvoir do-
qui Ctalait sans
inkier les vues arnhitieuses do sa mere ,
cease a ss regard lea hens cosisiderables qu'cIle dvait
posséder un .jur et to hauL rang auquel elle pouvait
,
,rCtcndre. Russell s'élait contentC do soupirer, , car it so
cr-
serait bien garde de parlrr (l'arnour ; mais bientôt ,
et surtout persuade
lain de l'indiffCrence d'Elisa pour lui ,
quo l'orgueil de Mm Farney scrait toujours tin Ccueil
pour Son bonheur, lijuira do no plus reparaitue dma
oii aflluaient quantitC de prCtruelans a; thCs
ceLLo n'lison ,
par Ia b nuté et surtout par Is fortune d'Elisa.
Son time honnete et pure Ctait profondément blesaCe,
en voyant que, malgré leg sentimens lea plus vrais et leg

plus honorabks malgré son amour sincere et dCsiQtê-
,
ressC nial'rC i'amitiC qul avait si long-tems nut lea
,
deux fainiI,s (liIX cuurs autrefois si hien d'accord
,
: •j et quo do folles visions venaicnl
Ctaitit sé;irCs .,
setiIs in-urn o.)I(le it St fClicitC. Russell prit des cc
moinrult la sCsolsitinu solennelle de faire tout pour obtenir
los favours (I II fortune arm de pouvoir, dana La suite,
.
1troliv(r s ctI:' (iii dtlainaitl'offre do son csnurcoinbjen
ii Ctait dgii dCtte aids' et combien peu on liii avail
,
reudij
(liii avait seule ruinC les espCrances do
I-. Fanicy , ,
bontietir l iiotn' am utt s'appliquait tout entiérc an soin
.
do trouver uti IIOITIIIW qui lilt digne do La main de so hue.
Ctiaque semaine on se réunissait , on dansait, on donnaji
des fetes ohez dIe ; loute la maison était bouIeversse. Ces
soirees bats, Ctaient fréquentCs par Ia meilleure so-
, cog
ciCtC do la yule et on tâchait d'inviter tout cc qul occu-
,
pail an rang honorable. Noinbreuix Claicuit lea prétendans
a la main (IC Ia riche hëritière. Me Farney so consulta
long-tenis avant (10 so decider mais entIn cue espCra avoir
,
trouvC cIiii qui ponvait dignement saIlier it sa famihle.
C'Ctait unjeune tioiume age d'environ vingt-huit ans, qui
passait pour petit-filset l)Critier d'un baronsiet du ford do
Ia province. Oa rcncontrait souvent M. Dempster ( c'est
to not de cc je..ne honune) dans lea condos do la no-
liIsse oh Von admirait l'ClCgancc do son ton in do cm
,
inanléres. Malgré ses d1iors avautageux , cclui-ci ii'étajt
nuire chose qu'un avetitunier. La dCliauche to jeu to
, ,
libertinage, Ctaient sea passe-tems favoris et lea agiCsncns
a ,
de sa personne servaient cacher sos vices ; sea manjèrcs
cu communes la recherche et Ic bon goOt de so misc
F ,
avident fail accueillir dam los salons de Is bonne corn-
pagme.

auprèsdo la belie Ella
, et Mme Farney, houreuse
do voir I'hCritier d'un homme do qualité parmi leg asp!-
rans ii la main do sa flue
, lui faisait I'accueil Ic plus p0-
Ii, et laissait aisément deviner coinbien die serait tiattéc
do to voir devenir son gendre. Quel beau garcon ! disait -
t'IIe avec ravissentent It son mar ; it eSt Si airnable et Si
poli ! it eat si bien vu dans ic monde! La nuit dernière,
it fut invite au bat que donna l'honorable Al. Gleigson
et it cut l'honnetir do danger avec miss Forster to plus
beau parti d'Edimbotirg, coinme vous savez. Le bruit ,
court que rette jolie personne s'cst prise d'amour pour
Iui : tnais M. Dempstorm'a assure qu'il n'a jamais non vu
au monde do comparable a notre chére Elisa. Pour mot,
je suis sftre qu'il eat Cperdüment amoureux d'elIe ; et
certes, nous no saurions mioux faire quo do consentir a Iui
(lonfler la main de noIre flUe.
a
Al. Farncy, qui avait toujours laissC IN sa femme tin
pouvoir absolu
, ci qui so serait bien garde d'atraquer tin
point rCstsIsI pr el le, fl'igu)orait pm quo son agrCsitnt Clait
irisitika. FnfoncC dana son grand fauteuil a bras, so con-
tentant il eroiser leg mains
, tlot it faisait toursier los
t)oues l'iin aulour do l'autre
, it demons-alt immobile
(InOiqI&'ii fiit pas sans qtielque crainte ; car it se disait
tout has ise tout cc qui bnille West pits de l'or. M. Farney
C alt tin (I
- ces Iionuiiics qui out pour 1)1i'leipe ci pour
lIabjtIl(l d tie pat se Piosioncer dana irs allaires doct on
cut rt
I N, irsit , jcis1,i'u cc (Iiie Ic rCsuillat en Soit parfaite-
silent lotin:i. 81,0 ilC;i-r plot-s en Ctat do dire qu'ils éuiient
asssii•6 l',itlaiu' touir,urrait cominc its l'avaient prdvu.
A(nsi, tioi'ii elséssliondrement sa flue, Ic père l'Elisa
use swigea nullernent a s'oppoer a son union avec M.

Afficher/Cacher

Afficher/Cacher