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Oi1re11é Mvéres.

Oi1re11é Mvéres.

a
On se rappelle les bruits qui ávaietit circulé l'oc-
casiort de Ia mort de M.Broussais :
DécCdé a Vitry, Ia nuit, loin de sa famille M. Brous-
a ,
sais avait mange neulheures du soir on potage 4 I suite
duquel fl, s'était plaint de vives douleurs dons Ia colonne
et
vertebrate avait perdu connaissance. D'un autre côt
l'autopsie a laquelle ont procedC les médeeins distingués
dent nous avons cite les noms, tout en constatant les lé-
sions orgafliques produites par Ia maladie dont it était
atteint, n'avait nêanmoins trouvé aucune alteration de
nature a exliquer une mort aussi soudaine. Ces circon-
stances avaient vivemerit frappé l'attentiou des médecins
eux-mCmes, et la Fàmille s'était vue dCs-lors dat's inp-
rieuse nécessitC de provoquer judiciairement uric analyse
chimique qui pt faire connaltre Ia vCrité. Nous croyons
savoir que cette analyse, conliCe aux soiris de MM. Or-
lila, Duvergie et Lesueur, vient d'être terminéc, et qu'il
n'en est rico résulté qui puissec9nfirmer [es douuLs qui
s'Claient élcvds sur lei causes do Ia niort du célèbre
médecin
.
- Lonie Legendre , jeune et jolfe personne de vint-
an arts , fut séduite par an officier de eavalerie , qui
après l'avoir rendue mere, l'abandOnna. Elie supporta
cot abandon en espérant quo Ic sentiment de Ia paternité
ramènerait an jour son séducteur. Mais I'enfant mourut,
et des - lors Louise s'abandonna an découragement. Son
caractère devint mClancolique , et SOS sentirnens touruC-
rent a Ia piCté. Mais les consolations do Ia religion furent
• 1 npuiSSantês contre Ic chagrin qul Ia rongeait , et laissèrent
g rrner dans son esprit des Wes de suicide. II y a one
quinzaine de jours qu'elle a exécuté Ce funeste dessein
en s'asphyxiant dons sa chambre rue Gallande n°
. , 54
et c'est hier seulement quo les voisinS, surpris de ne plus
Ia vojr , ont fait àppeler Ic commissaire de police , qui a
ordonnC l'ouverture do Ia chambre. Louise , dont Ic corps
ètait déjà en putrefaction , fat trouvée Ctendue sur son
lit ; c1le tenait entire ses mains on Iivre de prières ouvert
an passage de l'oflice des morts.
a
Louise n'a laissC qu'une lettre fort cOurte adressée sa
mere ; cite lul demande pardon d'4voir été quciquefois
irijuste envers cite , et la pile devenir sur Ia tombe prier
pour cUe et pour son enfant.

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