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Un7gracieux empresseweni.; die le cajolait , lui frisail Ia mons-

Un7gracieux empresseweni.; die le cajolait , lui frisail Ia mons-
tache et, lui caressaille ineuLon. Le butor toutjoyeux se laissait
faire :anl)OUt de qileiques flhlililiteS, eHe alla mi chercher sa
cache et. son chapeau et le poussa tout doucetnent dehors,
pendantqu'il lui baisaitla maul. ' I
A peine était-jl sorti, quo le vieux nieuble fiit derange et I
que Ia petite porte donna passage a un bel écolier. Celul-ci I
enibrassa cavallérement Ta maitresse de In maison aux grands I
Ccltsde i-ire delàfoulo ; inais cotendantrevenirlemari, it s'es-
quiva par Ic mwecbemio. La dame de rec3rxIencer son ma
nCge, de cajoler son éoux, de Ic revétir do son costume d'éche- I
yin CL de to renvoyei corumé Ia premiere lots. La polite Porte I
S'OUyrajt d, nouvei, Ct I'on voynit entrer on Ccolier, dciii I
éCOliers,Lrois Ceojiers, puis des douzaines a Ia file ; Ia proceS-
skin ne s'arrCtajt pas : toute I'Univeisité liassait par cette bien-
bellicose porte !
Qifonluge des transports de joiè dó pectateurs I surtout
(lUitild Matbien I3allard, qui s'était retire de Ia fenCtre avec sa
femme, y repirut seat et s'écria enjuranc energiquement
- Ali ! mes amis ! c'Ctait yrai
Le cortge Se remit en marche et s'anêta devant Ia façade
de l'liI du prcthier prCsident. llenri de Bourbon se
leva et salua du haut du balcon.Asa droite etaientrangées
lea damesde Ia yule, brillantes de parui'es et d'atiraits, mais
eclipsees tOUteSiar Séraphine, plus belle quejamais SOUS ses
Vtemens de deuji ; a sa gauche so tenaieat les principaul per-
Oflnages de Ia yUle, parmi lesquels on remarqUait los den x fi-
Ures paleset SOuffran(es de Claude Gairard et do son Ills. L
Mère_k'ojle mit pied It terre devantle balcoU et tirade sa poche
One harangue queUe déblia a Ia louange du prince illusti'is-
Sirne CL dc son excel t?ntjssjwe compagnie , comparant Fun au
SOleil et l'aulre a des astres effaces un moment parsa presence.
Cette tirade LerminCe, le théàtro s'ouvrit do nouveau.
Cette fols cc n'était plus one pantomime, mais one suite de
Sènes dialouCesLa premiere scene se passait sur one place
Publique an. fu nd *de laquelie on. voyait- uhe àglise. line jeune
grave, file vetue de blcrayersait Iethéâtre a pas tents; nfl homme
par Ia ujamn.
- Hlas ! est-ii bien Yraj P dit Ia jeuqe 11116 én srÔLant.
Est-te vous qili me menes a l'autel, vous qui m'aimez
;, ----.'-

- 11 Ic faut, répóndit-il d'une voix sourde ct tremblaiite ; it
Ic Pont pour notre sCcurité, pour notre bonlicuravenir. On
soupconnait déjà moo amodr, èt je devais Ië cacher a tous lea
ycux. Je t'uimerai toujours, ci c'est pour no pas to perdre que
je t'ai choisi cet epoux. Ta volonté dominera Ia sienne. A Ia
faveur de cette union, nous seronslIbres de nous voir tons los
jours, it toute heure, sans obstacle et sans danger.
- Voilà un grhñd miserable! s'Ccria Un liomine du people.
Cette exclamation, qui attira tons los regards vers Ia place,
emj)êeha qu'on he ienn i r469Lsiir Ic halcon deux hommes et une
femme dont In páleur était effrayante.
, Le spectacle continua. La jeune file restait muette-: an lieu
dc repondre a son irilerlocuteur, die tenait ges yeux attaches
sur Un groupe de j e i tf ine§ gensqul, devant l'êglise, publialent
son manage. A leur costume on reconnaissait des confrOros de
IaMare Folle ;Ia rhariCe baissa son Voile, s'arreta un instant
devant on de cesjeineS tons et entra dans Péglisë.Elle ensor- -
Lit bientôt conduitepar son marl. C'était Un homme d'un cite-
rieur vulgaire. La ifremièro parole qu'il dit au magistrat qui les
-
attendail sur Ia place fut celle.ci :
femme it dlx lieues de cette ville.
- J'emmène ma
Le magistrat demeurapéfait stu ; mais avant qu'il pt trou-
ver one réponse Ic mari fit amener un carrosse ct partit.
,
Alors un valet s'avânça d'un air consterné et dii au magis-
trat:
- Messire , votie femme est tombée subitement malade et
vous dies veuf.
- Libre I s'écria-t4! en se frappant Ic front. Libre I CL je l'ai
-
mariCe I s
idSC terminait la premiere panic : to rdah'e baissa un in
c'esi-à-dire Ia rue et to balcon,
nd. Le parterre èt lea loges , a -L
l'avaient écoutée on silence et comme avec uric sorte de pres-
sentiment de l'intéCt que devait exciter Ia suite de cc drame.
Cependant , Henri Ile Bourbon voulut contialtre l'auteur et de-
a
mauda IaMre - Fo11c
- Lequel de vos graves cOmpitgilOnS, inspire par Phoebus,
a compose histoire P
cette -
Un jenne hommo, dont ía you fit tressailtir Ia veuve de Bar-
dCus, répondit: ---. -
, - - -
- L'histoire est vraie , monseigneur.
-
,.- :

SCraphine baissa son voile.
QueDieu me garde! so dit tout basClaude Gairard. Cam-
..-
mentsont-ils instruits ?
Urbain iui prit Ia main shiis porter. .
LarOponse du jeune homme avait agité Ia foule , nials to ri-
deau se releva pour Ia seconde partie , etjamais pike do Shea-
ire n'out des auditeurs IJIUS attefltifS que cette g1Ossière ebau-
che de drame.
Le magistrat Ctait assis dans son cabinet , it Lenait line lettre
àla main :
- Elle m'aimo toujours , disait-il ; nitis Ole soutfre , cite ost
malheureuse : elleimplore men secoui-s... Si son Marl , qu'ello
m'envoie pour me consulter , no rentrait pluschoz dIe! Elle
a It
serait moi!... inoi soul !...
II so leva , appela un lionime d'une figure Sinistre , ltd jets
one bourse pleiue d'or , , liii di quetques mots a l'oroitle , et toes
deux s'OloignCrent. LadOcoralioii changtsa ; on se trouva dons
one praiiiedOsertc: au fond coulaitunerivière.
Le niaiOtrat reparut avec to mari do sä maitresse. Its so pro-
menaicut en so faisant dos protestations Ll'amitje: t'homme quit
avait rccu de For so niontra an fond du théãtre. Le magistrat
saisit son coitipttgnon par tin bras , Sirs un poignard et Fen
frappa , tandis que l'autre lui portait an eoitp par derriOre : is
victimo résista quetquo tems. Un troisiOme coup Ia fit tomber.
Le rIdeati baissa sur cette scene sanglante.
Un Rom celul de BiirdCus
. , , était dans Loutes los benches.
Mais cesdetai1sinconnusjusqu'ator, COS flctionsou ces véi.i-
tés, OccUpaieiit trop forternent La multitude pour quo l'agita-
tion éctatat tout-a-coup ; une rumour sourdo et continue circu-
lail dans Ia foule frémissante. C'Ctait la foudre SOUS to nuago.
Urbain saisissant Ic moment on es regards qui s'inlèrrogeaient
omblaient se détournor d'eux
, dit tout bas a son Ore dctl 11
n'aVait pas quitté Ia ihahi :
Partons.
-
Un hommedu people, qui vit lo , modvementdu conseiller,
cria d'une voix forte:

- Iiostez!
_u
n'vuitdOsigne porsnne ettous les youx so fixèrent vers
cetui quece mot venait de ctouer immbile a sa place. Pale,
mais encore maitre de Iui
, Claude Gairard slironta cette épou- I
:_
- --s v ----
-. •: -

vantable torture : Séraphino pOnoha sa t&è sur sees scm , et
Urhain , cache derriere son pCro , pria Dieu en son cecur.
Le rideau se releva.
Un jeune homme Ctait assis aux pieds de Ia femme qu'on avait
déjà vue: mais une circonsiance étrange attira l'attontion do
Ia fonle. Pendant quo cette femmese penchait sur liii et passait
les doigts daris les boucles, de sea chevoux , co joun.o hoinine
paraissait souffrir horribtement: it vbulait parler OS sa vbix
s'éteignait sous son masque : des PioUvornens convClsifs
taient ses membros, et l'onne savait plus ce qu'il y avail de
faux et do r6el dans eeOc tragCdie. Enfin, it fit on effort et dit:
IIl y a done long- terns qus Lu m'airncs P
Oui men bet ecolier. Jo L'aiivais avant to jour oij je t'aj
- ,
vu stir le seuil do l'eglise annonçant moo manage , CL co ma-
riago et men depart do Dijon me brisalent le cmur a cause do
toi. Omon seat amour, sij'étaislibre nOUS fuirioosensomble t
Un double cri qui retentit -SOr Ia 'baleen , lhterlithpit
a
spectacle : Claude &airard , ceito révélation , avaiL pouss
on rugissemelit de rage. En memo Loma , Urbain s'écriatgt
- Maiheureux !
Et , brisO par Ia doulcur et Ia maladie , it s'Ovaot.
La votive dc Burdéus so leva etvoulut so rotirer. Mais Ic peu-
pie grondait au pied du bakon , d6jA it so rhaft COflite les por-
tes de l'hOtel. Sur on signe do Henri do Bourbon Ic premier
président ordonna l'arrelation do tlairard , de son ?flls et do S&-
raptiine.
Ecoutez
- I écoutez I o r k stir to thCtre to jeufle hoths, ec
d'iine main trinbIanie, it deeignais stir Ic balcon Claucbsi&ai.
rard on Urhajc Le silence succéda tout-a-coup an tl5nu1to. It
essaya cia porter : dos sons inartictilés sortirout dssa boucho
it tendiL to bras conuno pour chercher on ps,ijj , tourue sup
Jul-mCme et tomba.
On courilt a lui
, on arra(Jha son masque:.c'etait l'Ccöliév Can-
dolas ! -
It Ctait livide et sans mQuvewenf, des inches vidléltes re--
pandiies sur sea
J000S attostaient on en]l)oisouincrnont
- Mort ! s'Ccria Ia foule.
Mort! cut toutbas
- Cthi -
(La fin è d9rnaiIz. )
UGUSTE AIINOIJLD..
(LeSièc(e

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