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D'UN SOPHISME LIGITDHSTE.
. .
It est Un grand vice de ratsonnernent qut con-
a a
siste iinputer wi principe des torts qui dérivent,
soit de la non-application de cc principe , soit des
resistances qu'iI éprouve dans ses dCveloppernens.
Les journaux lCgitünistes , qui d'ailleurs ont assez
beau jeu pour auaquer la marche du pouvoir de-
a
puis 1830, ne se font pas faute d'attribuer la rC-
volution les maux etles abus qu'elte avait pour but
de dCtruire. L'un de ces sophisines vient d'ètre re-
levé en ces terines par toSiàcle :
N La Quotidienneadresse de terns en teins an 11b-
ralisme Un reproche auquel nous sotumes surpris
d'avoir a répondre : c'est to libéralisine qui a tue ,
en France , le sentiment de la liberd. QueL 5ge d'or
s'est évanoui en 1789 ! Queues iinmunités , quelles
franchises nous avons perdues ! Comine les institu-
tions municipales , universitaires , coin inerciales ,
representatives, etc. , répondalent au besoin de la
liberté ! Le parti légitirniste a décidérnent renoncC
du pouvoir absolu : force de s'incliner devant les
droits du peuple , it s'évertue a déinontrer qu'à
aucune époque et dans aucun pays ces droits n ont
6t6 aussi pleinement exercCs que Sons l'ancienne
monarchic.
), Mal!eureusement it est pea de personnes en
France qui ne coniiaissent la valenc While pareitle
assertion. On a tant de fois mis a nu les vices orga-
niques, les vices radicaux de ces institutions dont
on fait taut de bruit! Ona taut de fois rappelé les
tristes principes qui les dominaient et qui les ont
tuées ! Mais le parti légitiiniste a la tnCrnoire courte
a ses doctrines.
., C'est au libéralisme , au ,ieux libéralisine ,
pour parler le langage de son parti , que la Quail-
dienne demande compte des scandales qui ont tout
nistratiOn , dans l'artnée Alt ! le libCralisme est J

que , sous prCtcxte d'empêcher des fraudes et des ' ! bien'vfeux ,en. effet , car it faudrait remonter assez
surprises tiès-peu probables , it prCteud inteuvenir iiaut dins l'histoire pour y trouver les premieres
dans un acte dont sa presence ne fait qu'entraver la protestations contre des désordres qui out signalé
pJitpart des règnes sous l'ancienne monatchie, et
Nous disons qu'en matière de petition, les , qt:i , naguère encore , sons La restautation , Ctaient,
fraudes etles surprises sont peuprCsumables , parce aux yeux des hoinines de 1815, le gouverneluent
gaglier. Onne cornpte pas les dans toute sa puretC. Ces protestations , c'est le ii-
voi des pétitionnaires comine on recense les votes i bCralisme qui les a fait entendre , le libCralisine qui
des Clecteurs , et quelques signatures de plus oti de n'est , clsez torts les peuples , que le sentiment de
l'autorité d'unc la liberté , de la dignité nationale , jusqu'au sour
petition accompagnée de norm sérieux. oh cc sentiment engendre la ferme volonté de res-
), La surveillance dont to pouvoir fait tai*t de saisir des droits en l'absence desquels it n'y a ja-
" Des que le 1il6ralisine a pu latter avec avan-
térét de Ia sociCté. L'intcrvention de la police dans tage contre le régime de l'absolutisine et du privi-
l'exercice du droit de petition est un acte condain- 16e , it a poursuivi et obtenu la réfortue des insti-
tutions politiques , laquelle a nécessairemeut
entrainé la réforme financière , la réforme adini-
nistrative , la réforme de i'inée. Bien souvent, it
a
est vrai , it est rCduit défendre son ouvrage ; c'est
ainsi qu'en 1838 it se voit oblige de combattre les s,_tcca auca , &
•.. I, ,-I
I CLLUL -.'.---. Cb UOttL 1 110 U 117 JJLfl4 jUL.
corruption, de ruse, dont it avait eu raisonen 1830.
Mais it a déjà vainca tant de courtisans et de pu-
depuis 89 , qu'on ne peat urt seat instant
. douter qu'il ne vienne facilement a bout de ceux
qui osent de nouveau iui tenir tête.

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