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en flouen, 25 Octobre.

en flouen, 25 Octobre.

n.
re, BE LA PRISE DE CONSTAeTINE.
do L'honneur de nos armes est veng6 en Afrique.
dp Aprés deux jours de tranchée ouvel-te,l'arrnéc cx-
nil
pditionnaire est entrée dans Ia place par Ia bièche,
par In porte glorieuse. Constantine est en notrepon-
gt- voir. Tons les cceurs français se sont réjouis de cc
triomphe de notre jeune aine, cliè&-etncnt aclieté,
mats qui se place diginetrient a tote des plus beaux
'is- faits d'arrnes de notre histoire.
!he
Les details Inanquent encore, mais d'après la te-
IC- a
me iieur du bulletin de la victoire, it n'y a pas douter
que la garnison du buy no se soit defendue avec va-
leur, el qu'il n'ait latin rien uloins que toutc In va-
W leur de nos soldats et toute l'habileté de notrc tac-
U" tique pour pal-venir au succès. Les pertes ont dii
Us-
ro être considérables, A en jugel- par la vigueur et I'ob-
stination de la resistance. Celui qui conirnandajt
l'expédition a trouvé le nort sous les murs de Con-
Os.
stantine, la veille de l'assaut ; it lui est échu une de
hot ces nobles destines que plus d'un jeune guerrier,
liSC au début de la carrièrc, a dii i-évet- sous la tente du
bivouac : al-river an grade de general en chef et
ire
lnourjr du choc d'un boulet. Le noin de Dainré-
linout est désot-niajs inscrit en traits glorieux dams
les fastes de la nation, et sera répété avec org ueil
par sa fatnille et avec vénération par la postérité.
La prise de Constantine est un honorable mci-
a
dent qui vient se nsêler la lutte électorale, une
a
saisissante diversion apportée nos prélirninaires
parlenleutaires, mais qui tie doit pas détournet-
notre attention de la grande bataille on les desti-
flees de la France s'agiteut, Ott it
y va aussi, mais
sun- une bien plus vaste échelle, de la cause du
progrès et de la civilisation, a défendre contre des
barbares d'une autre espèce, contre les oppresseurs
de nosljbertés depuis Sept années.
Un journal de Paris, qui nous parvient cc niatin,
dit que les journaux ininistériels aun-ont une dose
de bon goiit qu'mI n'ose lear supposer, s'ils cie font
pas de Ia prise de Constantine Ic sujet d'un inagni-
fiqueTe Deumelectoral. Lea journaux ininistériels
U auront certes pas cc boa goat, s'il faut en juget-
par cc qun se passe id. L'un d'eux a annoncé her,
en ces tertues, la prise de Constantine : u Le canon
de Paris a proclawé le triomphe de nos arenes et
la déjaite de l'opposition.
Nousn'avo ias pas d'autre observationn faire sur
Unparelijugement, Si Ce West de dire qu'iI est gro-
tesque. En quoi done l'opposition a-n--cue eté'vain-
CUC par la prise de Constantine ? Le journal qui Ic
pretend ne constatait_il pas, ces jours derniei-s, quc
OPposition S'étajt toujours Inontrée hostile
0 a l'a-
bandon d'Algcr, et avaiL fait un sujet de bline
Co nstant coutre Ic pouvoit- de I'arrièi-e-pensée qu'on
a
SUPPOSaIt ce1uicj de vouloir eeL abandon?
a
Mats, sans flOUs en tenir ces termes généraux,
qun do a protesté ,en France,avec énergie,
COfltre 1 IliSUCcès de la, premiere expedition,occa-
sionn6 pat' la coupable hesitation du gouvernetnent
et pan- la Iflauvajse grAce avec laquelle it s'était
Plete aux préparatjfs de La cainpagne ? Qui donc-a
Proclarné que I'lioflneut- de la Esauce voulait une
reparation Solennelle ? Qui done a poussé vivement
POuvoir a
Cntreprendt-e une seconde et plus dé-
O-lSlVe exp6djt10 ? Qui done a souffert et gétni des

lenteurs qu'on y apportait ? Qai done a déploré
qU'on se 1aisst acculer, par de mesquins tripotages
avec Ic hey de Constantine ,jusqu'à l'ai-iière-saison,
jUsqu' cette époq ue des pluies qui ,une première
fois, avait été si fatale a notre armée?
Et juc lisons-nous dans les premieres dépéches
qui no'ns pal'viennent sur l'expédition et Sur In. con-
quéte ? Que l'arrnée, dans sa niarche, a cu beaucoup
a souffrir de l'inteinpéi-ie de la saison, et que, pen-
dant tr'is jours ,les ti-avaux de nos troupes devant
Constantine ont étd interrompus par le mauvais
teins. O'li-, croit-on que ,pendant ces trois inortels
joul's ,iIoti'e ai-rnée n'ait pas Cuftsubir des pertes
encore plus afireuses que celles par lesquelles la vie-
Loire a été einpoi-tée de vive force?
A défant de bon gout, qu'on ait done la, pudeur
tie s'abstenir de récriwiriations ,dams un moment
ou, indépendainment de tout esprit de parti, tous
les Français qui sout susceptibles de ressentir lcs
injures et la gloil-e de lent- pays, devi-aient être dis-
poses ase réjouir unanimenient de La manière he-
' thique dont nos maiheurs de Fan passé viennent
d'être vengés.
Attendoris les details de l'expéditionet de Ia prise
le Constantine pout- savoin' coinbicri de larmes et
.d'aniers regrets dóivent se mêlei' it la joie du sue-
-ces ,pour savoir la part de notre an-inCe et celle du
fouvcrnement dans cot Cvénennent.
Attendons pour savoir Ic paTti que Ic ouver-
nement entend titer de la ViCtOiLsli ,et s'il aura eu
plus de prévoyance pour la disposition de La con -
quète qu'il n'en avait mis a la preparer. Ou plu-
tot ,it n'apparait déjà quo trop que c'est a la cou-
i-ageuse et persistante sollicitude de la pal-tie libé-
raLe de aiotre reprsentatioa legislative que notre
armée aura dii de compter une victoire de plus ,et
que c'est au gouverneinent qa'il faut s'en prendt'e
des incidens riéfastes qui auroat retardé la victoire
t aggravé les sacrifices par lesquels it a falla l'a-
€heter.

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