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A$tlitUttOfl.

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H1STOI1E DES AEROSTATS.
(Cinqui0 article.
- Voir IC feuilleton du 23 octObre.)
En arrivant a .
be Uge Beaumont six 1 ones au-delà de Mau-
, le Commandant CoutelIe
tance do Maubeug e , qui avait franchi la dis-
aux avant-postes a franc eerier • se
reelama dii reprêsetlt;snt du peuple a
Lie proconal l'armée de Jourdan.
emOignj de In , malgré Ic triste état do M. Coutelle qui
a promptitude Vérité de sa mission et do
qu ii avait misc a la remplir , . no comprit
asrostat rle d'abord aux ordies du comjté du saint public. Un
, clans
Un Camp et en face des Autrichiens lui
SCmbltjt une mauvajse plaisanterie : it parla memo an
commandat de le faire fusiller. On s'expliqua, of le con-
'0t1tiOnnel passa Sur-le-champ do la plussingulièrc me- f ianceaIn plus Vi
dM. e us admiration pour l'intrépiditC savante ve
It Le corps du Cnéral Jourdan CcheloninC de Maubeuge
eaumnont ,
' prCludaji an combat gloricux
ll mainenant de Watignies,
ilU M u de Versailles par une suite
,
gQg0 Operations militairescontre les retranchemens du prince tlrg
, appuyes sur la Sambre. Essentiellement
ue it to soldt de la républiqose ne savait trop do
regarder des hommes qui n'étaient pas enrcgis-
in etutmiijor et dont le service demeurait encore un
1 .Place or 1YStèr0 Par bonheur to general qui commandait dana
UI donna Ufle sortie; M. Coutelle demanda qu'on
Permit de faire los preuves avec sa petite troupe dana

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parasols et ses porteurs hindous. La comparaison eat
cette attaqtle. Le résultat fut brillaDt et le ballon fut es- fllais sans aucun dommage ; un second coup fut bientôt
, préparé. M. Coutelle 'voyait charger et mettre le feu It d'autant plus juste, que le chef des aérostiers quittait rare-
time a l'égal d'une batterie de si&e.
la pièce. Ce second boulet passa si prCs de La tCte de l'aé- ment la gondole.
Les travaux et les habitudes Se M. Coutelle n'étaient
ronaute, qu'ilcrut son ballon traverse. tin houra terrible Celle-ci portait lea deux cordes d ascension, unegrando
pas diri'Cs vers Ic métier des arrues mais en 1793
; , retentit dans les lignes autrichiennes les sotdats étaient toile pour abattre le ballon lorsque to vent devenait trop
ii le dit lul-méme sensCment chacun devait sa- comme ;
, immobileS of braquaient tours yeux animés sur In ma- fort des piquets des masses et des pinches avec des sacs
voir tout cc que le gouvernement to jugrait capable de , ,
avec In plus grand sang-froid, con- et des signaux. Les sacs, remplis de sable ornés d'une
faire. M. Coutelle fat un aCrostierit Maubeuge de mCnie chine. M. CoutelLe ,
, , toujours au moyen de sa flamme servaient de Mercures empennés ; i t s descen-
qu'il CLait Un expérirnentateur it Mention et qu'il cut CLC tinnait de prendre sea notes , ,
lunette. Imaginez-VouSUn instantle tonneau du polygone daient du ciel comme des poussahs aérolithes et torn-
professeur de physique dans une époque plus universi-
de Vincennes voyageant dans l'espaceavec un homnae, of baient au-dessous de Ia nacelle avec lea notes, lettrcs ott
taire : c'est to tems qui fait les hommes.
devenu Ic point do mire d'une batterie ! Le troisième signauX que M. Coutelle y avait joints. L'aérostat ne
Peu de jours aprèS sa reception militaire, M. Coutelte, Coutelle remarqua un mouve- se faisait pas toujours aisément passage. Occupé pendant
ayant enflu reçu ses equipages donna Ic spectale a Far- boulet paS'ia par dessous. M .
, ment de dépit dana lea artilleurs qui, fonctionnaient an trois semaines It des etudes préparatojres clans le chateau
rude d'une premiere ascension. Le ballon fut rempli On
là on commençait It se dire quo to de Mention M. Coutelle n'avajt presquc non dispose
cinquante hcures au moyen de la decomposition de l'eau, milieu du ravin ; , ,
ballon était ensorcelé invulnerable jacobin méme. M. pour conduire une voile tendue de vingt-sept pieds ci un
et le commandant s'éleva auxapplaudissemens de toutes , , globe aussi fragile a
, Coutelle riait avec Un jeune aCrostier qUl surveillait grave- travers les grands Chemins pour
les troupes ébahies on v.ue des lignes du prince de Co- sortir ,
, went la machine et tenait la corde de la soupape comme d'une place forte traverser les fossés sauter par-
bourg. DCsce moment M. Coutelle fut In la disposition , ,
, s'il et vogue sur lea ondes paisiblesd'un lac. Leshoulets dessus les remparts , lorsque, clans les premiers teins de
de l'etat-major quelquefois dams une scule journée it
; , , et l'aérostat des- Son arrivCe, it recut i midi l'ordre de se porter Ic lende-
elançait clansFair avec to plus grand courage a plusietirs suivanS ne furent pas plus heureux ,
S Condit enfin du ciel avec une gloire de plus. En optique main sur Charleroi éloigné de douze lieues par Lea de-
reprises. L'aCronaute, dsi taut de so gondole et avec so ,
comme en bataille rangée los Autrichiens étaient vain- tours qu'il fut oblige de prendre aim d'éviter lea villages
lunette , prenait exactemet note des differences sensibes , nouveau dans les annales de dont les rues étaient trop Ctroites.
qut se manifestaient chaque matin suit dans los travaux cus. A partir de eeL échec ,
, Iaguerre le prince dc Cobourg n'ayant ni aérostiers ni L'expërience avail appris an commandant Coutelle cc
quo l'ennemi avaiL faits pendant Ia twit suit dans ses ,
, ballon It mettre en ligne dédaigna do tirer sa poudre qu'il fallait de force et d'adresse pour resister au vent on
forces apparentes. Le cinquième jour ,le prince do Co- ,
, aux moifleauX. Lea observations do M. Coutelle demcu- pour se metire en garde contre ses atteintes imprévues.
bourg parut s'impatienter it reardait de ta-avers cc td-
; II employa la nuit a disposer vingt cordes autour de l'é-
lescope suspendu cette védette rCrent sans réponse.
, cot observatoire aérien , Quand l'armCe se trouvait on marche on faisait voya- quatdur slu filet qu'il rendit solidaires par des attaches
qul participait de la sentinelle et de I'oiseau ; it enfonca , ,
ger Ic ballon a une hauteur suflisante pour quo In ca- très-rapproclaees et par des coulans. Chaque aCrostier de-
son tricormie avec fureur surse; oreilles, et ordonna qu'Ufle valerie et les Cquipages inilitaires pusseiit passer Sons la vaiL porter so corde In fixer et Ia dCtacher an premier
plcce de dix-sept ,
, embusqu6eF dans un ravin a dem- nacelle ; les aCrostiers qui tcnaieflt les cordes marchaient signal In nacelle so suspendait et Se dCtachait de In
portee de canon de la place tit t sur le ballon aussitot ;
, sur les deux bords de In route. On aurait cru voir le su- méme manière. On comprend quo lea aCrostiers charges
ps'il Seralt exalté au-dessus des remparts. avec son dais ses
perbe pa1anqiin d'un rajah do l'Inde , , des cordes d'ascensjon Ctaient leg plus habiles of les micux
Le premier boulet frisa l'extré, mitd supCrieuro du globe, eprouvCs.
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