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ArticleDateAnciennes lignesNouvelles lignes
rue, dame Gneviev& Philippe , veuve do fieur Jean- Baptifte Delarue , Bourgeois de Rouen , y demeurant rue Ecuyere,, pour
Le Journal de Rouen mercredi 14 mars 1787 fieur Jean- Baptifte Delarue , Bourgeois de Rouen , y demeurant rue Ecuyere,, pour , page 8
article
2017-10-07 01:13:10.0Dudit.Tranfport par Meflire Marie-Mathie0
Carrie , Ecuyer, Sieur du Gravier, derneur.
Rouen , rue aux Baufs , de 175 liv. de rente
fonciere, pnendre fur Ic fleur Jean-Baptifte
Lebrument, Teintunier en la paroiffe de Ia
TrinitC - de - Touberville -, an fleur François
Avenel, Bourgeois de Rouen, y demeur. rue
de l'Hôpital ,pour 3000 1. devant MeColonge,
Notaire a Rouen , Ic 16 juillet 1786.
a
Dudit. Transport par Messire Marie-Mathieu
Carrié, écuyer, Sieur du Gravier, demeur. à
Rouen, rue aux Boeufs, de 175 liv. de rente
foncière, à prendre sur le sieur Jean-Baptiste
Lebrument, teinturier en la paroisse de la
Trinité-de-Touberville, au sieur François
Avenel, bourgeois de Rouen, y demeur. rue
de l'Hôpital, pour 3000 l. devant Me Colonge,
Notaire à Rouen, le 26 juillet 1786.

VENTES PUBLIQUES. on 3891. Demain samedi, à dix heures du matin, en
Le Journal de Rouen vendredi 14 novembre 1834 on 3891. Demain samedi, à dix heures du matin, en , page 4
article
2017-07-31 21:58:47.0VFffS PL]BL1QUS
- ;2 - 3891. Deinain samedi , k dix heilies do matin ,
one maison sine 4i Rouen , rile Sant-}li1are , n° 4h, it sera
proctitJ6 a Ia vente .pubtique et aux enchères du niobilier o
lies marctiandics apparterntnt an sicur Chevalier, phar-
flla(iCfl ;
Consistant on battcrie do cuisine , chaises , tables , corn-
modes, glares; Line hoiscrie complete avec garniture doree,
trois comptoirs, dont on cintri , banquette , 6 00 bOCaI)1 eou-
vers en 6le (lorce , 24 pots en porceaine doree, balances on
cuivre, alambic et ai,trcs ustensilca de pharmacie ; divcrsos
drogiie, sirops t e3se000s.
NOT.i.. Lea drogues vénneuses as pourront itrc ycndt1e5
qu'4i des 1))iarrnacicns.
on
VENTES PUBLIQUES.
3891. Demain samedi, à dix heures du matin, en
une maison sise à Rouen, rue Saint-Hilaire, n°45, il sera
procédé à la vente publique et aux enchères du mobilier et
des marchandises appartenant au sieur Chevalier, phar-
macien ;
Consistant en batterie de cuisine, chaises, tables, com-
modes, glaces ; une boiserie complète avec garniture dorée,
trois comptoirs, dont un cintré, banquette, 600 bocaux cou-
vers en tôle dorée, 24 pots en porcelaine dorée, balances en
cuivre, alambic et autres ustensiles de pharmacie ; diverses
drogues, sirops et essences.
NOTA. Les drogues vénéneuses ne pourront être vendues
qu'à des pharmaciens.

Le Sieur ROUSSEAU, raffineur et ancien fabricant de sucre de betterave, étant dans dans l'intention de
Le Journal de Rouen jeudi 17 mars 1836 de sucre de betterave, étant dans dans l'intention de , page 4
article
2017-07-24 22:53:02.0L E Mieur ROUSSEAU, raffineur et ancien fabricant
do siicre do helterave
monter one fabriquc do sucre indigrie a Rouen on dans
eXprience datis cette branche d'jridustrje lui donne le
droit de compter sur Jes résultats les plus avantagetix.
Adsiro trouver un oil detix associés ; son
, tant dana i'inteniion do
Le Sieur ROUSSEAU, raffineur et ancien fabricant
de sucre de betterave, étant dans
monter une fabrique de sucre indigène à Rouen ou dans
expérience dans cette branche d'industrie lui donne le
droit de compter sur les résultats les plus avantageux.
désire trouver un ou deux associés ; son
dans l'intention de
PAIN SUCRE EN PAIN A 16, 17 et 18 sous, que l'on pésera nu sans papier,
Le Journal de Rouen samedi 29 juillet 1837 SUCRE EN PAIN A 16, 17 et 18 sous, que l'on pésera nu sans papier, , page 3
article
2017-07-24 22:10:43.0A 16, 17 et 18 soils, qucl'on pCsera nil sans papier,
rue Etoupée, no 10, of Grande Rue, n 57 an Bazar des
Colonies, S Rouen. 28.29.30.31. (3041)
'iICRE
PAIN
- ,
A 16, 17 et 18 sous, que l'on pésera nu sans papier,
rue Etoupée, n°10, et Grande-Rue, n°57, au Bazar des
Colonies, à Rouen. 28.29.30.31. (3041)
SUCRE EN PAIN


ANNONCES ET AVIS DIVERS. - A louer présentement l'emplacement et les ustensiles d'une raffinerie de sucre établie à Dieppe.
Le Journal de Rouen samedi 4 avril 1807 - A louer présentement l'emplacement et les ustensiles d'une raffinerie de sucre établie à Dieppe. , page 4
article
2017-07-21 22:57:48.0- A loner prCsentemenr l'emplacemenr et les ustensiles d'art
raflinerie tie sucre établie a Dieppe.
Let chaudiCtes rafFraichissoirs, poeles d'étuves, etc. , tons Cta
bus avec soin pour rafliner i l'anglaise. On est mCrsie dispose a trairri
de Ia totalirC des usrenjIcs.
S'adresserã Dieppe , C M. Lamarre , n4goci2nr, ou an local metric
tie Is raffinerie; or , a Paris a M. Fred. Lebaron , rue Sr.-Honoré,
1 323. (D)
,
,
- A louer présentement l'emplacement et les ustensiles d'une
raffinerie de sucre établie à Dieppe.
Les chaudières, raffraîchissoirs, poëles d'étuves, etc., sont éta-
blis avec soin pour raffiner à l'anglaise. On est même disposé à traiter
de la totalité des ustensiles.
S'adresser à Dieppe, à M. Lamatte, négociant, ou au local même
de la raffinerie ; et, à Paris, à M. Fred Lebaron, rue St.-Honoré,
n°323. (D)


Aloner , pour Ontrer de suite riL i en joltissatiCe , uhlo MAISON I.
Le Journal de Rouen jeudi 9 février 1843 riL i en joltissatiCe , uhlo MAISON I. , page 4
article
2017-07-12 21:24:25.0rait en faire tin pensionnat. Picucnsr , profriétaire, rue du Sucre , no
rait en faire un pensionnat. PECUCHET, propriétaire, rue du Sacre , n°
A louer présentement une MAISON et un très-beau MAGASIN, rue du Fossé-Saint-Yves, n°5, à Saint-Sever,
Le Journal de Rouen jeudi 25 mai 1843 et un très-beau MAGASIN, rue du Fossé-Saint-Yves, n°5, à Saint-Sever, , page 4
article
2017-07-12 20:58:06.0'I beer préaentement une MAISO
et on trés-beau MA&ASIN , rue
do Fossé-Saint-Yves, no 5, 5 Saint-Sever
prochedu Débarcadére. - S'adresserche
M. LEMOULEUR , méme rue ci méme flu-
méro, an premier. 21.25.6. (2351)
cupde par feu Mm. veuve Bailleul , sise a
Roquetort, près Yvetot.
.
! ' Michel prochaine, unejo-
S'adresser, pour en trailer, a M. DLJVAL-
PECUCERT , propriétaire, rue do Sucre , no
9, qui fera toils les fiais d'installation pour
Un fabricant. j. (547)
- lie petite FERME , 0C
Alouer, pour la Saint-
A louer présentement une MAISON
et un très-beau MAGASIN, rue
du Fossé-Saint-Yves, n°5, à Saint-Sever,
proche du Débarcadère. - S'adresser, chez
M. LEMOULEUR, même rue et même nu-
méro, au premier. 24.25.26 (2351)
cupée par feu Mme veuve Bailleul, sise à
Roquefort, près Yvetot.

Michel prochaine, une jo-
S'adresser pour en traiter, à M. DUVAL-
PECUCHET, propriétaire, rue du Sacre, N°
9, qui fera tous les frais d'installation pour
un fabricant.
lie petite FERME, oc-
A louer, pour la Saint-
meurtrier du Pharmacien en vogue au labora- toire de l'Apothicaire scrupuleux. Tel est, Monsieur, l'abus que j'ose dénon-
Le Journal de Rouen mercredi 24 octobre 1787 toire de l'Apothicaire scrupuleux. Tel est, Monsieur, l'abus que j'ose dénon- , page 3
article
2017-07-08 23:44:01.01urtrier do Pharmacien en vogue au labora-
ore de l'Apotbicaire fcrupulcux!
Tel eft , Monfieur , l'abus que j'ofe dénon-
cer par la voie de votre Mile Journal. II
exifte deux moyens de le réprimer ; iii l'un iii
L'autre n'eI'c impraticable!
Le premier feroit de faire revivre avec
vigueur le Réglemeut de 1746 , qui atarifé
rigoureufement , pour La vifle de Rouen
Loutes les compofitions galéniques & chy-
in iq u e s
Le fecond feroit d'établir , dans cette ville
unlaboratoire commun & public , oi les
Pharmaciens opéreroient fous les yeux de
juicoiique voudroit en être témoin..
Cetre honorable publicité feroit Ic triomphe
de l'Artifte iriftruit & honnére, comme elle
feroit l'écueil du Pharmacopole infidele. Sur
cc dernier article je puis aflurer que tel ef}
le vceu de plufleurs Apothicaires eftimables de
Jai l'honneur d'étre , &c.
Lit Fo URDR FY, Avocat au Parlement.
Rouen ce as Seprembre 1787.
NOTA DU R1DACTEUR. Les meows vues
d'utilite' publique qui fans doute oat dicle'
cette Lettre , puifque l'Auteur la figne, anus
f eront zinc loi d'impriiner les objeaions qu'on
mu
pourra oppofer , pourvu toutef?iis qu'elles
jb ient e'galement fignées, & énoncIes avec la
moderation & Ia politejJ'e que demande zinc
iizfcuffion publique.
meurtrier du Pharmacien en vogue au labora-
toire de l'Apothicaire scrupuleux.
Tel est, Monsieur, l'abus que j'ose dénon-
cer par la voie de votre utile Journal. Il
existe deux moyens de le réprimer ; ni l'un ni
l'autre n'est impraticable !
Le premier seroit de faire revivre avec
vigueur le Réglement de 1746, qui a tarifé
rigoureusement, pour la ville de Rouen,
toutes les compositions galéniques & chy-
miques.
Le second seroit d'établir, dans cette ville,
un laboratoire commun & public, où les
Pharmaciens, opéreroient sous les yeux de
quiconque voudroit en être témoin.
Cette honorable publicité seroit le triomphe
de l'Artiste instruit & honnête, comme elle
seroit l'écueil du Pharmacopole infidele. Sur
ce dernier article je puis assurer que tel est
le voeu de plusieurs Apothicaires estimables de
J'ai l'honneur d'être, &c.
LE FOURDREY, Avocat au Parlement.
Rouen ce 21 Septembre 1787.
NOTA DU RÉDACTEUR. Les mêmes vues
d'utilité publique qui sans doute ont dicté
cette Lettre, puisque l'Auteur la signe, nous
feront une loi d'imprimer les objections qu'on

pourra lui opposer, pourvu toutefois qu'elles
soient également signées, & énoncées avec la
modérations & la politesse que demande une
discussion publique.
CHYMIE. OBSERVATIONS sur les manipulations de pharmacie qui intéressent la santé.
Le Journal de Rouen mercredi 24 octobre 1787 OBSERVATIONS sur les manipulations de pharmacie qui intéressent la santé. , page 2
article
2017-07-08 23:35:59.0ietrre rexporration. Cette faculté ne peut taut de cc torrent qu'on appelle Iivogue,
tiendra dans un éciuilibre précieux le .pro- trie en fophiftications, en fubftitutions de tout
- 11enferoit tout autrenlent d'ans les annCes
Ingrates on flériles. Des monopuleurs avides
& cruel sabufe-roient bientt d'une loi bienfi-
fante & falutaire , foit pour alimenter l'étran-
er de la fubftance de ]cuts compatriotes ,
foit pour produire ,
tenébreux , le renchCriflement des grains; cc
qui dCtruiroit la proportion du prix du pain les mandes ne recouroient Jamais aux recette
celul des filaires de 1'Artifan & du MancEuvre.
Aufli la fageffe du Légillateur a-t-elle prCvu Ce
terrible inconvenient, & promis de le prevenir
par des reflriéf ions & des prohibitions fu-br-
données aux é-v.éuemonts des récoltes.
Cesidées, qui pourront paroltre Ctrangeres
an but précis. de ma lettre , m'y, conduifent
fléanmoins natureliërnent. Ye veux parler des
objets de la feconde efpece ,
ceuxquiTintéreflent immédiätement la fanté
ds Citoyens. Vous prelTentez fans doute ,
Monfieur qu'iI s'agit de la pharmacie..
Cet art fournit an commerce une branche
1us étendue qu'on ne le penlë en général ;
nais fa nature e%ige qu'elIe foit fonmife
tegles qui excluent rigoureufement l'arbitraire
des prix medicaments &
etonsofficinaIes.
Err eHt , Vat-trait du bon marche , qui
léduira totijours le- coufonimateur ,
'iiitroduire dans Ic commerce duPharmacien, la marche. Mais
fans qu'il en rémulte des rnaux infiuiis. La combien les effets de ces recetres ne feront-i!
railon en elf uimple. SiTadifférencedesqua- pas PIUS pernirieux lorfque
ités, qui dériv uécefThrcmentde La différnce
fur les manipulations dede procurer ime alteration dans l'économie
par des acaparements procédés réguliersde l'art.
font inlépa- leur décompofition. Or , je le deniande, le
c'eft--dire de leux,d'Art de fe ga.érir foi-meme;produc..
des ne peuvent fuppléer- Ia préfence d'un - Méde_
les compofi- rament du malade , qui failira Ic diagnoflicde
ne peut de La nature , dontfoil Ceil exercé découvrjra
des prix, elF utile dans le commerce en géne'ral
eUc ne peut que devenir funefte relativement
aux recettes des Fharmacopées. Elles font
partie de l'art de guérir ; leur effet doitétre
animale. plufleurs mme font des poifon
modifies , & rendus falutaires , foit par la
modicité de leur dole, foit par 1'exaéitude de
a tout prix , force par conféquent d'établir le
fcrupuleufement préparés que l'Apothicairc
honnéte qui ne voudra pas acquérir la pratique
du grand nombre par une vilité de prix incan-
ciliable avec la bonne qualité de fes compo.
médicament bien ou mal préparé ( c'eft ic
l'autorité de M. Baumé que j'emprunte ) &.
que, de l'autre , dans la plupart de HOS mix.
tions.médicales , it eft prelque impoflible d
diftinguer les manipulations de la fraude de
Et cc neft pas tout encore. Si du moin
de la pharrnacie que par les confeils du Médecja
ou , du Chirurgien , ces liommes de Fart les
prelerveroient de toute méprife , en leur mdi-
quant un Pharmacjen digne de confiance.
Maiheureufement it Wen elf pas ainui.
La médecine elf acfuelIement entreles mains
de tout le monde. Nous fommes inondés d
pratiqnestoutesforrnulees, d'arcanes rnerveil.
trons trompeufes qu'une confiance intérefJe
ou une ftupide routine adoptent aveuglémenr.
On croit , fur la fbi des Empiriques dont
cues énianent, fe guérir dc toutes les maladies..
On ne réfléchit pas que cesrecetres hannales
, avide & jaloux de vendre
? Son concurrent, au contraire, profi.
oblige de rnaintenif Ic has prix pour la con.
ferver, n'épuifera-t-il pas fa coupable induf-
cc douter. Cependant ces manuvres font d'aurant
? C'eft cc dont it Weft pas permis dé
la mort d'un maláde dependent fduvent d'ui
cin éclairé , qui fe dirigera d'aprCs le tempé-
lamaladie fuivra fes , périodes , & faura titer
pam-ti des crifes, en facilitant lesopéraron
a
curcr bas lerualade ptfCrera1'rfeaa.
, d'uHe part , la vie on
a
, pour rcvenir A mon fhjer
, pour Ic les pro,
a
,
, aufTi
tant de ce torrent qu'on appelle la vogue,
trie en sophistications, en substitutions de tout
Il en seroit tout autrement dans les années
ingrates ou stériles. Des monopuleurs avides
& cruels abuseroient bientôt d'une loi bienfai-
sante & salutaire, soit pour alimenter l'tran-
ger de la substance de leurs compatriotes,
soit pour produire, par des acaparerements
ténébreux, le renchérissement des grains ; ce qui détruiroit la proportion du prix du pain
les malades ne recouroient jamais aux recettes
à celui des salaires de l'Artisan & du Manoeuvre.
Aussi la sagesse du Législateur a-t-elle prévu ce
terrible inconvénient, & promis de la prévenir
par des restrictions & des prohibitions subor-
données aux événements des récoltes.
Ces idées, qui pourront paroître étrangeres
au but précis de ma lettre, m'y conduisent
néanmoins naturellement. Je veux parler des
objets de la seconde espece, c'est-à-dire de
ceux qui intéressent immédiatement la santé
des Citoyens. Vous pressentez sans doute,
Monsieur, qu'il s'agit de la pharmacie.
Cet art fournit au commerce une branche
plus étendue qu'on ne le pense en général ;
mais la nature exige qu'elle soit soumise à des
regles qui excluent rigoureusement l'arbitraire
des prix dans les médicaments & les composi-
tions officinales.
En effet, l'attrait du bon marché, qui
séduira toujours le consommateur, ne peut
s'introduire dans le commerce du Pharmacien, sans qu'il en résulte des maux infinis. La
combien les effets de ces recettes ne seront-ils
raison en est simple. Si la différence des qua-
lités, qui dérive nécessairement de la différence
de procurer une altération dans l'économie
procédés réguliers de l'art?
leur décomposition. Or, je le demande, le
leux, d'Art de se guérir soi-même ; produc-
ne peuvent suppléer à la présence d'un Méde-
rament du malade, qui saisira le diagnostic de
de la nature, dont son oeil exercé découvrira
des prix, est utile dans le commerce en général,
elle ne peut que devenir funeste relativement
aux recettes des Pharmacopées. Elles font
partie de l'art de guérir ; leur effet doit être
animale : plusieurs même sont des poisons
modifiés, & rendus salutaires, soit par la
modicité de leur dose, soit par l'exactitude de
tout prix, forcé par conséquent d''établir le
scrupulement préparés que l'Apothicaire
honnête qui ne voudra pas acquérir la pratique
du grand nombre par une vilité de prix incon-
ciliable avec la bonne qualité de ses compo-
médicament bien ou mal préparé (c'est ici
l'autorité de M. Baumé que j'emprunte) &
que, de l'autre, dans la plupart de nos mix-
tions médicales, il est presque impossible de
distinguer les manipulations de la fraude des
Et ce n'est pas tout encore. Si du moins
de la pharmacie que par les conseils du Médecin
ou du Chirurgien, ces hommes de l'art les
préserveroient de toute méprise, en leur indi-
quant un Pharmacien digne de confiance.
Malheureusement il n'en est pas ainsi.
La médecine est actuellement entre les mains
de tout le monde. Nous sommes inondés de
pratiques toutes formulées, d'arcanes merveil-
tions trompeuses qu'une confiance intéressée
ou une stupide routine adoptent aveuglément.
On croit, sur la foi des Empiriques dont
elle émanent, se guérir de toutes les maladies.
On ne réfléchit pas que ces recettes bannales
Pharmacopole, avide & jaloux de vendre à
sitions ? Son concurrent, au contraire, profi-
obligé de maintenir le bas prix pour la con-
server, n'épuisera-t-il pas sa coupable indus-
douter. Cependant ces manoeuvre sont d'autant
genre? C'est ce dont il n'est pas permis de
la mort d'un malade dépendent souvent d'un
cin éclairé, qui se dirigera d'après le tempé-
la maladie, suivra ses périodes, & saura tirer
parti des crises, en facilitant les opérations

curer à bas prix, le malade préférera l'arsenal
plus redoutables que, d'une part, la vie ou

la marche. Mais, pour revenir à mon sujet,
pas plus pernicieux lorsque, pour se les pro-

bon marché pour le débit de ses drogues,
livrera-t-il des médicaments aussi purs, aussi
CHYMIE OBSERVATIONS concernant la Lettre sur les opérations de Pharmacie du N°85.
Le Journal de Rouen mercredi 7 novembre 1787 OBSERVATIONS concernant la Lettre sur les opérations de Pharmacie du N°85. , page 2
article
2017-07-08 23:05:11.0ORSEJVATIONS concernant in Lettre fur
les operations de Pliarinacie du No
M. , aprs avoir inféré claris le N° 85 de
votre Journal une Lett-re far les abus, trés-
préjudiciabtes ala filIreté publique, qui fe font
introduits da-ns Ic commerce de la pharmacie
vous avez annoncé le deIThin d'irnprirner Ies
objc&ionr qu'on pourra mi oppofer....
En attendant ces obje&ions , quojeno
crois pas pouvoir erie efléntielles , permettez-
nioi de témoigner publiquement M.le
.FcuurdreyI'intCr&t avec lequel j'ai lu fès fages
réflexions fur Un art que j'exerce
J'ignore queues circonflances out déterminé
un Jurifconfulte , que je n ' ai point l'honneur
de connoItre , 'a écrirc fur cc fujet. Quoi qu'il
en foir, , comme vous l'avez obfervé, Monijeur,
cc fontdes vues duti1ité publiqucqui , fans
doure , orit didé cette Lettre. Quanr 'a mes
motifs en vous adreirant celle-ci , on n'aura
point de peine 'a me croire ii je vous avoue,
tout bonnement, que je no ferois point fáché
d'être connu pour un de cesApot/zicaires
fcrupuleuxdont parle M. Ic Fourdrey. On
croira facilement aufli que ;e fiuis intéreifé 'a la
fuppreffion des abus- qui privent les Pharma-
dens de cetteville des avantagesqu'i!s devroient
uneliement de pénibles facrifices. Après cette
preuve de fraiichife , j'efpere qu'on voudra
bien me croire encore guide par les vues de
i'utiliré publique.
Lapliarmacie,dit M. le Fourdrey,fournit
au commerce me branche plus Itendue qu'on
ne le penfe en génCral.Cette allérrioia eft vraie;
mais ii eft également vrai de dire quo lies
Apothicaires fbnt , peine, Ic quart du com-
merce de la pharmacie ; le refle eft, clans le
moment aduel, Fe pattage de perfonnes qul,
u4iarpant cette profeflion tout-à-la-fois nécef-
faire & dangereufe, joignent prefque toujours
la plus grande ignorance 'a la plus puniIThble
aiditC. Ce. font ces gens-Ià fur-tout qui.,-io.
C i-i Y M lE.
'a
'a
taut a7uérir ía pratique dii grand nombre par,
une iiilité de prix inconciliab!e avec la bonne
qualite des coinpofitians, e'puifent leur coupable
indufirie enfophiflications & en fu1flitutions de
Pour rCprimer ces abu, M. le Fotirdrey
propofe deux moyens, auxquels je foufcrirois
volontiers pour ma part , malgré quelques
inconvénients faciles 'a prelIèntir dans leur
execution ; mais ii en efF on troiffeme quo
j'hafarderai de propofer, , & fans lequel oii
nianquera too jours Ic but qu'on fe propofe. A
quoi ferviroient on effet les Réglements qui
n'affiijériroient quo les TvlaIrres on pharmacic
fi Ic Public , fllr-to4t celni des campagnes
féduit par Vattrait du bon marché , reftoir
toujours expofé 'a l'infidéliré des médicament
qu'iI trouveroit ailleurs , ainfi qu'à l'ignoi-ance
& aux funefles méprifes ( dont je pourrois
cirer des exemples récents) ctc ceux qui les dii-
tribu.eiarjournellement fans droit? Cc troifierne
rnoyen feroir de rendre 'a la pharmacie Ic droit
exciufif de détaillet- routes eTheces de méclica-
merits fimples on cornpofés , exceptaiit feule-
merit de cette loi, par on tableau très-forrnel ,
ceux qui , par Ieur nature , font employés
concurreniment clans la niédecine & clans Ies
Je coilnois tousles arguments qu'on pourroit
me faire contre cette propofition , & j'y rCpon-
drois ,. fi on me les faifoit publiquement. Quoi
qu'il on foit , j'ofe dire que , fans un tel
Réglement , Part de guérir par les médica-.
merits fera roujours un art précaire , & plus
nu.ifible , peut - Ctre , qu'utile au genre hu-
Par cc moyen d'ailleurs , plus d'Cq,uivoque
furIcdroit des. Aporhicaires , qui , n'étant
plus arrCtCs par Ic rifque des procedures
maintiendroient l'ordre & arréterojent les
abus , dii moms ceux qui peuvent préjudicier
'a la fanté de nos Concitoyens ; on rendroir
on outre , au Pharmacien uric branche de
commerce qui lul appartient , & fans laquelle
ii eft difficilernent dédommagé defes avances.
Voici Monuieur , cc que me dide, pour
Ic moment , mon zele pour I'utilité publique;
heureux ii je pui on jour voir mes Conci-
toycns fe perfuader dc l'imporranc,e des mani-
pulations p liar unaceutiques , & rendre 'a cert
profeffion le degré de confiance qu'elIe mérite.
Jra i I'honneur d'étre , &c.
Rouen cc 30 Oftobre 1787.
Aitvrjus,Apotlzicairc
OBSERVATIONS concernant la Lettre sur
les opérations de Pharmacie du N°85.
M., après avoir inséré dans le N°85 de
votre Journal une Lettre sur les abus, très-
préjudiciables à la sûreté publique, qui se sont
introduits dans le commerce de la pharmacie,
vous avez annoncé le dessein d'imprimer les
objections qu'on pourra lui opposer ...
En attendant ces objections, que je ne
crois pas pouvoir être essentielles, permettez-
moi de témoigner publiquement à M. le
Fourdrey l'intérêt avec lequel j'ai lu ses sages
réflexions sur un art que j'exerce.
J'ignore quelles circonstances ont déterminé
un Jurisconsulte, que je n'ai point l'honneur
de connoître, à écrire sur ce sujet. Quoi qu'il
en soit, comme vous l'avez observé, Monsieur,
ce sont des vues d'utilité publique qui, sans
doute, ont dicté cette lettre. Quant à mes
motifs en vous adressant celle-ci, on n'aura
point de peine à me croire si je vous avoue,
tout bonnement, que je ne serois point fâché
d'être connu pour un de ces Apothicaires
scrupuleux dont parle M. le Fourdrey. On
croira facilement aussi que je suis intéressé à la
suppression des abus qui privent les Pharma-
ciens de cette ville des avantages qu'ils devroient
nuellement de pénibles sacrifices. Après cette
preuve de franchise, j'espere qu'on voudra
bien me croire encore guidé par les vues de
l'utilité publique.
La pharmacie, dit M. le Fourdrey, fournit
au commerce une branche plus étendue qu'on
ne le penese en général. Cette assertion est vraie ;
mais il est également vrai de dire que les
Apothicaires sont, à peine, le quart du com-
merce de la Pharmacie ; le reste est, dans le
moment actuel, le partage de personnes qui,
usurpant cette profession tout-à-la-fois néces-
saire & dangereuse, joignent presque toujours
la plus grande ignorance à la plus punissable
avidité. Ce sont ces gens-là sur-tout qui, vou-
CHYMIE


lant acquérir la pratique du grand nombre par
une vilité de prix inconciliable avec la bonne
qualité des compositions, épuisent leur coupable
industrie en sophistications & en substitutions de
Pour réprimer ces abus, M. le Fourdrey
propose deux moyens, aucquels je souscrirois
volontiers pour ma part, malgré quelques
inconvénients faciles à pressentir dans leur
exécution ; mais il en est un troisieme que
j'hasarderai de proposer, & sans lequel on
manquera toujours le but qu'on se propose. A
quoi serviroient en effet les Réglements qui
n'assujétiroient que les Maîtres en pharmacie,
si le Public, sur-tout celui des campagnes,
séduit par l'attrait du bon marché, restoit
toujours exposé à l'infidélité des médicaments
qu'il trouveroit ailleurs, ainsi qu'à l'ignorance
& aux funestes méprises (dont je pourrois
citer des exemples récents) de ceux qui les dis-
tribuent journellement sans droit ? Ce troisieme
moyen sseroit de rendre à la pharmacie le droit
exclusif de détailler toutes especes de médica-
ments simples ou composés, exceptant seule-
ment de cette loi, par un tableau très-formel,
ceux qui, par leur nature, sont employés
concurremment dans la médecine & dans les
Je connois tous les arguments qu'on pourroit
me faire contre cette proposition, & j'y répon-
drois, si on me les faisoit publiquement. Quoi
qu'il en soit, j'ose dire que, sans un tel
Réglement, l'art de guérir par les médica-
ments sera toujours un art précaire, & plus
nuisible, peut-être, qu'utile au genre hu-
Par ce moyen d'ailleurs, plus d'équivoque
sur le droit des Apothicaires, qui, n'étant
plus arrêtés par le risque des procédures,
maintiendroient l'ordre & arrêteroient les
abus, du moins ceux qui peuvent préjudicier
à la santé de nos Concitoyens ; on rendroit,
en outre, au Pharmacien une branche de
commerce qui lui appartient, & sans laquelle
il est difficilement dédommagé de ses avances.
Voici, Monsieur, ce que me dicte, pour
le moment, mon zele pour l'utilité ppublique ;
heureux si je puis un jour voir mes Conci-
toyens se persuader de l'importance des mani-
pulations pharmaceutiques, & rendre à cette
profession le degré de confiance qu'elle mérite.
J'ai l'honneur d'être, &c.
Rouen ce 30 Octobre 1787.
ARVERS, Apothicaire