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(2)  16 Juin 1789 (1)  17 Juin 1789 (1)  17 mai 1789 (1)  1794 (1)  20 juin 1789 (1)  Ambourville (1)  Assemblée nationale (1)  azeqsd07 (1)  béville (1)  caisselet (1)  capitaine (1)  cendres (1)  Chailloué (1)  coalition puissante (1)  Comte de Digoine (1)  Comte de Sérent (1)  consul (1)  consuls (1)  disete de grains (1)  documenté (1)  Duc de Croy (1)  Elections (1)  Ephémérides Rouannaises (1)  états-généraux (3)  fête prise de la Bastille (1)  François Hamel (1)  GUESNIER (1)  isobarique (1)  Jeanne d'Arc (1)  Jumièges (1)  La Noblesse de Bretagne (1)  Lehideux (1)  malmaison (1)  Marquis de Boisgelin (1)  Marquis de Bouthillier (1)  Marquis du Palais (1)  Napoléon (1)  Neaufles-Saint-Martin (1)  Neaufles-St Martin (1)  Noblesse de Bretagne (1)  nomination des Députés (1)  Organisation (1)  Président d'Ormesson (1)  propositions (1)  quevillon (1)  Représentants de la Nation (1)  Rouen (2)  serment des trois Ordres (1)  statue de la liberté (1)  Verrerie (1)  yvelin (1)  

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ILLUMINATION DE LA '[ILLE.
Le Journal de Rouen mercredi 11 février 1789, page 1
article
2017-05-25 17:50:29.0ILLUMINATION DE LA '[ILLE.
ILLUMINATION DE LA VILLE.
D U ZvI E R C E DI ii Fevrier 178.
Le Journal de Rouen mercredi 11 février 1789, page 1
article
2017-05-25 17:49:26.0D U ZvI E R C E DI ii Fevrier 178.
DU MERCREDI 11 Fevrier 1789.
DE LA POSITION DU CLERGE. Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
Le Journal de Rouen samedi 22 mai 1830 Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée , page 2
article
2017-05-24 16:39:44.0Frilay , marie , bourrelier comme son père, serait sans
Frilay , marié , bourrelier comme son père, serait sans
Dans son audience du 24 juin, la cour de Cassation a re- jeté le pourvoi de l'abbé Frilay, condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d'assises de Rouen, pour
Le Journal de Rouen dimanche 27 juin 1830 jeté le pourvoi de l'abbé Frilay, condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d'assises de Rouen, pour , page 3
article
2017-05-24 16:36:37.0Dans son audience du 24 juin, Ia cour de Cassation a me-
jeté k pourvoi de l'abbd Frilay, condamnné aux travaux
forces
crime de tentative de nmeurtre Sur La personae de M.
Sanu jet.
it perpémuité par is cour d'assises de Rouen, pour
Dans son audience du 24 juin, la cour de Cassation a re-
jeté le pourvoi de l'abbé Frilay, condamné aux travaux
forcés à perpétuité par la cour d'assises de Rouen, pour
crime de tentative de meurtre sur La personne de M.
Sannier

Cour d'Assises. (Présidence de M. Simonin.) Audience du 25 février
Le Journal de Rouen samedi 26 février 1831 (Présidence de M. Simonin.) Audience du 25 février , page 1
article
2017-05-24 16:30:47.0Offenses enveri la personae du Rol
la izaine et au iiu!p.is t hi goltYerne,,e,jt
Dês Ic miLan , une fotale immense s'écrasait au
pOrtes de Ia courd'assise; depuis leprocés de1'abb
Courd'Assises.
( PiCaidence de M. Snuorsici. )
4udiciice du 25flvrie,
aocis DE L ' IBBE LEFEYRE.
; excitatto,j a
Frilay , on n'avait point vu pareitle affluence ass
Palais ; la salle des Pas-Perdus et les anti-es avenues
de la salle d'audience &aient retuplies de durieuc qui
ii'Ont pu , en definitive , parvenir i eutier. A i'm-
tCrieur on voyait beaucoup de dailies; les avocats
doni Ics places etaient envahies tie bonne licure
Ctaient assis a terre ; pluajeurs s'etaietit i-Cfsigiés dun s
Ic I)aflC des accuses.
d'un jeune prêtre , et va se placer atprèS de son
dCfeuse ur.
, ,
L'abbC Lefèvre entre dans la ialle , accoinpagne
Le tomulte lCgne long-tems dans l'auditoire ;
quand enfin Ic calinc s'est rCtabli M. Ic prCsident
detnande an prévenu qnels sont sea notu et prhioisìs;
celni-ci declare s'appe!er Francois-Gai Ilan inc Lefèvre,
g6de62 ans , prétre, curd de Carvilte.
M Taillet se Lève aussitit , pour decliner Ia
competence de La co'Jr d'assises : it Soutient que lea
expressions que l'abbC Lefêvre eat prévenu d'avoir
profCrees on cljairc fuasent-elles prouvées et jugea
coiipables , dIes constitueraient de la P" du prétie
Un abus ; qu'une autorisation du coisseii -d'iitatétait
dés-lors nécessaire pour La poursuite , d'aprés la Ioi
M. A. Daviel premier avocat-génCral , repond
iinniCdiatement 'a cetle plaidoierie '
a II y a, dit-il, dans La position actucllc du clergC,
dons on invoqne ici Les prétendus privileges , quel-
que chose de telleineut Ctrange , qn ' ii est impos-
sible tic tie pas Ic reinarquer. Si vous demandez
qneiques dCferences aux ecclCsiaatiques au nom du
gonverneinent , i t ; Nons no Iui devon
rien de plus qne tous les citoycns. La libertC est
égale pour tons. Nous solrihnes Sons la protection
(10 (iroit coirilnun. Et quand , au nom du droit
coinlnnn , on leur detnsnde colupte de leur cots-
duiie coinnie citoyens , i t s arguinentent de leurs
pt ivilees de pr&res. S'iI s'agit de prier pour Ic Rni,
its sont simples citoyens et la p jere est iibre. Mais
s'il s'agit de lecevoir Ic salaire de leurs fonctions , i t s
i-i'Iidsitent pas a tendre la main. Ainsi
suivant .'occasion ' , suivant 1cm-s inter&s , i t s reveis-
diquent Ics droits de tons ou des prerogatives spC
cialca , cherchant 'a cuwuler ainsi its bénClices de la
lihertC et ceux du privilege.
,) Aujourd'lini , c' est Ic privilege que I'abbC Le-.
fêvre revendique pour se soustraire ii la juuidictiors
du jury. Exausinons , la loi if la tiaairi , cette pre-
(elation. ))
L'orgaue dii ininistère public etablut d'abord que
la cour d'assises Ctant saisic par l'arrt de isaise en
accusation, doit p t-oceder i ininédiateinent a l'exaineu
de i'afiaire , et que , si le dêfaut dautotisation prtha
lable du couseil d'etat cons'tituait ulie iissilitC , to
prévetuu ti'aurait pu la faire valoir qu'en se pout--
voyant en cassation contre 1'arrt d dcCusatioz) , cc
qu'iL n'avait pas fait clans to délai legal.
Passant it ['examen du moycu de nul!ité en lj-
ti-ién-ic , it dit qu'il faut distuuiguer entre les abis et
lesdétitscoinnhis par lei ccclCsiastiques clans l'eer-
cicc de tents fonctions. Pour les abus Ia mi oga-
nique du concordat de i'ali X on a atiribue i con-
naissance an conei1 d'Ctut coisirne juridiciioti disci-
plinaire ; itsais lea delits sont restés sons l'einpire du
di-oit cois'innn Qui a jalilais entendu tiarler d'ius-
tFUCti011S criinineilester-nifle'es par voic administra-
live, do conseild'CtaL prononçint surde.s d6lits pre-
vu,; par Ic code j)CnaI?
(I Le conseii-d'état a remplace les officialitCa cc-
ciésiastiques de I'ancieu régime. Eli bien ! SOUs t'n-
cien i-cgiiiie , lorsque la religion catholique Ctait do-
niinante et exclusive , lorsqne de grands privilCges
avaient etC conferes anx ectiesuasuques les othcia.
lités no connaissaicut que des abus , quc des infrac-
tions aux règles ecciesiastiques propretnent dites
et Si Un pretre , clans I'exercice de ses f'onctjons
coinineltait tin dClit, si no prCdicateur laisait quel-
qiiCs discours sCditienx lejuge royal devait
diateinent instruii-e. Une lot prononçait Ic bannise-
inent perpétuel contre les prédicateurseditieux; cc
l'auteur do cette loi, c'CtaitHeni-i IV.(%J ouveient)
s répoiident
.
, icnrnC-
,
( Sensation. )
,
,
Offenses envers la personne du Rol ; excitation à

Dès le matin, une foule immense se pressait aux
portes de la cour d'assises : depuis le procès de l'abbé
Cour d'Assises.
(Présidence de M. Simonin.)
Audience du 25 février
PROCÈS DE L'ABBÉ LEFÈVRE
la haine et au mépris du gouvernement.
Frilay, on n'avait point vu pareille affluence au
Palais ; la salle des Pas-Perdus et les autres avenues
de la salle d'audience étaient remplies de curieux qui
n'ont pu, en définitive, parvenir à entrer. À l'in-
térieur, on voyait beaucoup de dames ; les avocats,
dont les places étaient envahies de bonne heure,
étaient assis à terre ; plusieurs s'étaient réfugiés dans
le banc des accusés.
d'un jeune prêtre, et va se placer auprès de son défenseur.


L'abbé Lefèvre entre dans la salle, accompagné
Le tumulte règne longtemps dans l'auditoire ;
quand enfin le clame s'est rétabli, M. le président
demande au prévenu quels sont ses nom et prénoms,
celui-ci déclare s'appeler François-Guillaume Lefèvre,
âgé de 62 ans, prêtre, curé de Carville.
Me Taillet se Lève aussitôt , pour décliner la
compétence de la cour d'assises : il soutient que les
expressions que l'abbé Lefèvre est prévenu d'avoir
proférées en chaire fussent-elles prouvées et jugées
coupables, elles constitueraient de la part du prêtre
un abus ; qu'une autorisation du conseil d'état était
dès lors nécessaire pour la poursuite, d'après la loi
M. A. Daviel premier avocat-général , répond
immédiatement à cette plaidoirerie :
" II y a, dit-il, dans La position actuclle du clergé,
dons on invoque ici les prétendus privilèges , quel-
que chose de tellement étrange, qu'il est impos-
sible de ne pas le remarquer. Si vous demandez
quelques déférences aux écclésiastiques au nom du

rien de plus que tous les citoyens. La liberté est
égale pour tous. Nous sommes sous la protection
du droit commun." Et quand, au nom du droit
commun, on leur demande compte de leur co-
duite comme citoyens, ils argumentent de leurs
privilèges de prêtres. S'il s'agit de prier pour le Roi,
ils sont simples citoyens et la prière est libre. Mais
s'il s'agit de recevoir le salaire de leurs fonctions, ils
n'hésitent pas à tendre la main. (Sensation.) Ainsi,
suivant l'occasion, suivant leurs intérêts, ils reven-
diquent les droits de tous ou des prérogatives spé-
ciales, cherchant à cumuler ainsi les bénéfices de la
liberté et ceux du privilége.
Aujourd'huii , c' est le privilège que l'abbé Le-
fêvre revendique pour se soustraire ii la juridiction
du jury. Examinons, la loi à la main, cette prétention."

L'organe du ministère public établit d'abord que
la cour d'assises, étant saisie par l'arrêt de mise en
accusation, doit procéder immédiatement à l'examen
de l'affaire, et que, si le défaut d'autorisation préa-
lable du conseil d'état constituait une nullité, le
préveu n'aurait pu la faire valoir qu'en se pour-
voyant en cassation contre l'arrêt d'accusation, ce
qu'il n'avait pas fait dans le délai légal.
Passant à l'examen du moyen de nullité en lui-
même, il dit qu'il faut distinguer entre les abus et
les délits commis par les ecclésiastiques dans l'exer-
cice de leurs fonctions. pour les abus, la loi orga-
nique du concordat de l'an X en a attrbué la con-
naissance au conseil d'état comme jurdiction disci-
plinaire ; mais les délits sont restés sous l'empire du
droit commun. Qui a jamais entendu parler d'ins-
tructions criminelles terminées par voie administra-
tive, du conseil d'état prononçant sur les délits pré-
vus par le code pénal ?
"Le conseil d'état a remplacé les officialités ec-
clésiastiques de l'ancien régime. Eh bien ! sous l'an-
cien régime, lorsque la religion catholique était do-
minante et exclusive, lorsque les grands privilèges
avaient été confiés aux ecclésiastiques, les officia-
lités ne conaissaient que des abus, que des infrac-
tions aux règles ecclésiastiques proprement dites,
et si un prêtre, dans l'exercice de ses fonctions,
commettait un délit, si un prédicateur faisait quel-
ques discours séditionx, le juge royal devait immé-
diatement instruire. Une loi prononçait le bannisse-
ment perpétuel contre les prédicateurs séditieux ; et
l'auteur de cette loi, c'était Henri IV." (Mouvement.)
gouvernement, ils répondent : "Nous ne lui devons






DE LA POSITION DU CLERGE. Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
Le Journal de Rouen samedi 22 mai 1830 Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée , page 2
article
2017-05-24 12:43:43.0Jusqu aux femnmnes , m-Cnme los plus respectables , qui
pour sauFor nfl accuse do cet ordro semnhlaient avoir oubliC
Ic sentiment Ic plus nature! h Ieur sexe ; et l'on so rappcllo
Co mnot d'une certaine comtessc qui, pressée d'expliquer
pourquoi die disait quo la plaignante était Linecoquine
aJ'eniends, répondit-elle ,qu'eIIefait beaucoup tie bruit
pour nine chose qzei fl ' Cfl vaut pus la peine. a
Dam l'affaire de cot escroc qul s'était affubid d'une robe
do capucin , prenant apparemmont dos lettres do prCtrise
pour des lottres de niarque, et avait obtenu si facilemnent,
quoiqu'Ctranger, d'Ctre instaild comnmo desservant dans Ia
paroisse do Servaville, quo d'cfforts n'a-t-iI pas fallu pour
Jo dCmnasqucr! quo de rdsistanccs a vaincre avant d'ohternr
son expulsion ! -
Dc mnme encore , Iorsqu'il y a tin an , Ic desservant do
Saint-LCger-duBourdeuy so rendit coupable d'un dCgou-
taut attentat sur un2 toute jeune fille , les faits étaient
avdsds ; mais , comme it n'y avait pas ca violence carat-
tdrisCe , Ia justice fut obligdc tie s'arr&or au premier pas.
M. le procureur-gdndlal no put quo dCnoncer los falls a
l'archevCchC , et nous savous que co n'est pas sans pemnc
qu'iI obtint , pour unique satisfaction , La translation du
prtrc dans une autrc comnmunc.
Certes Its lions piCtres , et heureasernent its sont en grand
nomnbro , no gagnent rien a cette solidarité , a cette espCce
d'assurance mnutuelle qui semble dtablie entrc its ministres
du culte. Elle iso sert qu'à faire rejaillir sur bus les fautes
do quelques-uns , et c'est ainsi qu'à tort sans doute ,
InaiS par Un rCsultat ndcessaire pour tons les esprits
sans rdflexion , so gdndralisent chaque jour davantage les
neproclies adiessds an dergd.
Dans une yule conimue la ntro, on s'0ctU1)C pea d'anec-
dotes eccldsiastiquos ; inais los mnddisances stir los pr&res
sont clovcnuos depuis quciqucs annCes lo grand alirnent de&
conversations dans les corn inunos rurales. Los débats du curé
avec i'autoiitd civile , ses connplaisances eiiveis l'ancieri
seigneur tlont it est i'assidu comnniensal , Ic commerce dii
casuel , ct, s'il faut Ic dire enfiu , Los galanteries eccldsias-
tiques , voila Ic texte dternol des mati n s plopos qui cir-
cutout do paroisse en pamoisse.
Si vous ajoutcz a ces choses , l'iritervention , maintenant
Si patonte, partout Si soRtie, du ciergd dans la politiquc, et
SOS efforts pour empCchcr lo ddveloppenient des institutions
constitutionnellos, vous coinprcndrcz comment M. do Mont-
losier a pu dime , dans son dotnior écrit: Le ,,iinistCrccila
clzaiiibrc des deputes: t Sous Ia revolution , sans prCtros , it
), )' avait de la religion; avec les piêtreS , tels quo Lions los
S avons dresses ,
bierint it n'y en aura plus. On s'dtonne de cc que, darns
a ...
), quolque partio, la religion soit dovcnue un objet de
Li haine, Si [CS magistrats faisaicnt an nomn do Ia Justice Ia
,) mnoitid dc CC quo font les prétres an noun de Ia religion,
a Justice finirait par etre en France urn objet d'horreur. a
it y en a déjà moms; si cola continue
Jusqu'aux femnnes, même les plus respectables , qui
pour sauver un accusé de cet ordre semblaient avoir oublié
le sentiment le plus naturel à leur sexe ; et l'on se rappelle
ce mot d'une certaine comtesse qui, pressée d'expliquer
pourquoi elle disait que la plaignante était une coquine,
"J'entends, répondit-elle, qu'elle fait beaucoup de bruit
pour une chose qui n'en vaut pas la peine."
dans l'affaire de cet escroc qui s'était affublé d'une robe
de capucin, prenant apparemment des lettres de prêtrise
pour des lettres de marques, et avait obtenu si facilement,
quoiqu'étranger, d'être installé comme desservant dans la
paroisse de Servaville, que d'efforts n'a-t-il pas fallu pour
le démasquer ! que de résistances à vaincre avant d'obtenir
son expulsion !
De même encore, lorsqu'il y a un an, le desservant de
Saint-Léger-du -Bourdeny se rendit coupable d'un dégoû-
tant attentat sur une toute jeune fille, les faits étaient
avérés ; mais, comme il n'y avait pas eu de violence carac-
térisée, la justice fut obligée de s'arr^peter au premier pas.
M. le procureur-général ne put que dénoncer les faits à
l'archevêché, et nous savons que ce n'est pas sans peine
qu'il obtint, pour unique satisfaction, la translation du
prêtre dans une autre commune.
Certes, les bons prêtres, et heureusement ils sont en grand
nombre, ne gagnent rien à cette solidarité, à cette espèce
d'assurance mutuelle qui semble établie entre les ministres
du culte. Elle ne sert qu'à faire rejaillir sur tous les fautes
de quelques-uns, et c'est ainsi qu'à tort sans doute,
mais par un résultat nécessaire pour tous les esprits
sans réflexion, se généralisent chaque jour davantage les
reproches adressés au clergé.
Dans une ville comme la nôtre, on s'occupe peu d'anec-
dotes écclésiastiques ; mais les médisances sur les prêtres
sont devenues depuis quelques années le grand aliment des
conversations dans les communes rurales. Les débats du curé
avec l'autorité civile, ses complaisances encvers l'ancien
seigneur dont il est l'assidu comensal, le commerce du
casuel, et, s'il faut le dire enfain, les galanteries ecclésias-
tiques, voilà le texte éternel des malins propos qui cir-
culent de paroisse en paroisse.
Si vous ajoutez à ces choses, l'intervention, maintenant
si patente, partout si sentie, du clergé dans la politique, et
ses efforts pour empêcher le développement des institutions
constitutionnelles, vous comprendrez comment M. de Mont-
losier a pu dire, dans son dernier écrit : Le ministère et la
chambre des députés : "Sous la révolution, sans prêtres, il
y avait de la religion; avec les prêtres, tels que nous les avons dressés,

bientôt il n'y en aura plus… On s'étonne de ce que, dans

quelque partie, la religion soit devenue un objet de
haine, si les magistrats faisaient au nom de la justice la
moitié de ce que font les prêtres au nom de la religion, la
justice finirait par être en France un objet d'horreur."
il y en a déjà moins ; si cela continue,
DE LA POSITION DU CLERGE. Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
Le Journal de Rouen samedi 22 mai 1830 Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée , page 2
article
2017-05-23 08:23:06.0trenipe Par sa mere clans les froides oudes du Styx.
La revolution a etC une grande Cpreuve pour tous les
prêttes qul n'avaient then tiC dam I'eglise qu'urt moyea de
ioitunc. Combien n'en vit-on pas, apportant leurs leures de
piCtrise stirl'4uielde In Paine,declarer que leur doctrine,
leur nhinistère, toute leur vie U avait etC qu'unc longue it" -
posture, cL quc een'étaitqu'àgrand peinequ'ils parveuaicnt
a composer suflisamnient leur contenance pour jouer leurs
roles!
II eat vrai qu'aujourd'hui l'Cglisc noifre plus taut de ri-
cluesses our appât. Aussi , precisCment parce que cc n'est
plus là Ic chenuii de La fortune, West-ce plus des families
qui sont dans l'aiFance, qui peuvel)t donner a Leurs enfans
une education distinguCe et les prodirc dans les carriCres
ILbelales, que son tent Its Clèves des sCniinaircs. C'est de
bieii plus has , Ct, pour la. phipait , c'Cst dCjà do i'ambition
quc dc voutoir conquCrir unc position au-dessas de la ii-
sere.
La haine d'un mnoride oit its sont BCS dans l'abjcction,
on leur cnfancc West passCc Sans job, oi lens parens ye-
gétent aux dcinicrs rangs , voilà Ic premier sentiment qui
anjmfle ces jeu nes ccclCsiastiques Iorsqu'ils sortent du semi-
uaire pour rcntrcr dans La Societe. Si vous ajoutez qu'iis
Wont pit , dans la mnaison patemnelle , prendre aucune idde
des convenances sociales , vous concevrez d'oi vicnnent ces
procCdCs choquans , ccs inflexibles rigueurs qu'on reproclic
a tant do muernbres de notre jeune clergC.
D'autres passions aussi ferinentent biennt dans ces cceurs.
Q ucl honimne , mCmne des plus cuirassés de fioidur et d'in-
sensihilild , mCmne fortiflC 1a1 les habitudes les plus rCser-
vecs , pent so figurer un Jenne prCtie de 25 3o ans rece-
vant , sans emotion , sans danger pour sa vertu, la con-
fession (I'uiie jeune pCnitente qui dCvoiLe doyant Iui tons_
les mnystCres do son amcs ....
Que ferez - vous du imCtie qui , dam un age d'eflcr-
vescence , succomnbe ii de telles occasions, CL qui ne se
montre qu'un homnnie lorsqu'iI faudrait Cire I)lU5 qu'un
ange ? Si ses inceurs portent la corruption dam les families,
Ic scandale dans la sociCté , qu'eu ferez-vous?
S'iI avait que!que patrimoine , qucique nioyen d'exis-
tence , on potirrait Iui interdire l'exercicc du iuinistère et
Ic renvoyem dans sa famille.
filais Ic fits d'uii artisan , ininistrc iuclignc des autels
l'euverrez-vous meprendie la pioche ou Ic rabot de son
pêre ? II noSalt plus fairemetier ci niarchandise quo
d'hypocrisie. Ii rue pout vivre quo de l'autel.Monseigneur
lie m'ernjx!cherapas sans donte do iraai1Ier,disait Frilay
lorsqa'iI se flattait encore d'umi acquiuement. La mnesse
esL Ic seal gagne-)ain , la selde industrie d'un honune ClevC
dans tin séminaire. -
Que ferez-vous done do cc mauvais prCtre ?
Vicaire -do Gout-nay , l'opinion publique liii impute la
fin tiagique d'uuejeune fnlle. On l'envoic a Pavilly. Lit do
nouvcaux-dCsordres trahisseut sa presence. On Ic dCporte
au Mesnil-Durécu , et , Si quciquc scandale vient l'accuser I
encore , cette lois on le placera dans une yule. Erifin , unc
cure devient vacante a Saint-Aubin-sur-Scie , et cc Jenne
v icaire I'obtiendra. Mais Cu charigeant ainsi do paroisses
Ic piCtme no change pas do caractCre.Cceluin,non anirnuin
inn/ant.-
'irois lois l'abbC Parti6 a aussi etC change tie residence
et partout ses intolérantes riguours out excite los mnCwcs
iilaintes. Pour en fair avec lui , après l'avoir place a
iiIonde , l'autoritd ecclCsiastique prcnd Ic parti do ye-
pousser dCsorinais les plaintes les plus lCgitimnes , et le
mninistre des cultes declare a la tribune que , malgré la
gravitC (Its faits allCgnCs , it no petit accorder aucune
satisfaction , parce quo Mgr l'archevêquc pout soul disposer
a
trempé par sa mère clans les froides ondes du Styx.
La révolution a été une grande épreuve pour tous les
prêtres qui n'avaient cherché dans l'église qu'un moyen de
fortune. Combien n'en vit-on pas, apportant leurs lettres de
prêtrise sur l'Autel de la Patrie, déclarer que leur doctrine,
leur ministère, toute leur vie n'avait été qu'une longue im-
posture, et que ce n'était qu'à grand peine qu'ils parvenaient
à composer suffisamment leur contenance pour jouer leurs
rôles !
Il est vrai qu'aujourd'hui l'église n'offre plus tant de ri-
chesses pour appât. Aussi, précisément parce que ce n'est
plus là le chemin de la fortune, n'est-ce plus des familles
qui sont dans l'aisance, qui peuvent donner à leurs enfants
une éducation distinguée et les produire dans les carrières
libérales, que sortent les élèves des séminaires. C'est de
bien plus bas, et, pour la plupart, c'est déjà de l'ambition
que de vouloir conquérir une position au-dessus de la mi-
sère.
La haine d'un monde où ils sont nés dans l'abjection,
où leur enfance s'est passée sans joie, où leurs parents vé-
gètent aux derniers rangs , voilà le premier sentiment qui
anjme ces jeunes ecclésiastiques lorsqu'ils sortent du sémi-
naire pour rentrer dans La société. Si vous ajoutez qu'ils
n'ont pu, dans la maison paternelle, prendre aucune idée
des convenances sociales , vous concevrez d'où viennent ces
procédés choquants , ces inflexibles rigueurs qu'on reproche
à tant de membres de notre jeune clergé.
D'autres passions aussi fermentent bientôt dans ces cœurs.
Quel homme , même des plus cuirassés de froideur et d'in-
sensibilité, même fortifié par les habitudes les plus réser-
vées , peut se figurer un jeune prêtre de 25 à 3o ans rece-
vant , sans émotion , sans danger pour sa vertu, la con-
fession d'une jeune pénitente qui dévoile devant lui tous
les mystères de son âme ? ....
Que ferez-vous du prêtre qui, dans un age d'effer-
vescence, succombe à de telles occasions, et qui ne se
montre qu'un homme lorsqu'il faudrait être plus qu'un
ange ? Si ses mœurs portent la corruption dans les familles
le scandale dans la société , qu'en ferez-vous?
S'il avait que!que patrimoine , quelque moyen d'exis-
tence , on pourrait lui interdire l'exercice du ministère et
le renvoyer dans sa famille.
Mais le fils d'un artisan , ministre indigne des autels,
l'enverrez-vous reprendre la pioche ou le rabot de son
père ? Il ne sait plus faire métier et marchandise que
d'hypocrisie. Il rue peut vivre que de l'autel. Monseigneur
ne m'ernpêchera pas sans doute de travailler,disait Frilay
lorsqu'il se flattait encore d'un acquittement. La messe
est le seul gagne-pain, la seule indistrie d'un homme élevé
dans un séminaire.
Que ferez-vous donc de ce mauvais prêtre ?
Vicaire de Gournay, l'opinion publique lui impute la
fin tragique d'une jeune fille. On l'envoie à Pavilly. Là de
nouveaux désordres trahissent sa présence. on le déporte
au Mesnil-Durécu, et, si quelque scandale vient l'accuser
encore, cette fois on le placera dans une ville. Enfin, une
cure devient vacante à Saint-Aubin-sur-Scie, et ce jeune
vicaire l'obtiendra. Mais en changeant ainsi de paroisses,
le prêtre ne change pas de caractère. Cœlum, non animum,
mutant.
Trois fois l'abbé Partie a aussi été changé de résidence,
et partout ses intolérantes rigueurs ont excité les mêmes
plaintes. Pour en finir avec lui, après l'avoir placé à
Lalonde, l'autorité ecclésiastique prend le parti de re-
pousser désormais les plaintes les plus légitimes, et le
ministre des cultes déclare à la tribune que, malgré la
gravité des faits allégués, il ne peut accorder aucune
satisfaction, parce que Mgr l'archevêque peut seul disposer

2175. A veodre, par adjudication, il'extinc- Ii tion feu, an L'Ctade at par le ministëre do , des
Le Journal de Rouen dimanche 6 juillet 1834 Ii tion feu, an L'Ctade at par le ministëre do , des , page 4
article
2017-05-17 07:32:17.0U MCDUVAL, notaire SSaint-Itomain-de-Coibosc,
suiccesseur de M' Dwbóis Jo samedi 19 juillet 1834, 5 midi,
I la TERRE du Castillon , située S Saint-Vineent-Cramesnil,
I canton do Saint-Romain-de-Colbose. Cattle terre se compose
inajn-dc-Colbosc ; at pour Is visitor an sieur GUEBOIJLT-
Me Duval, notaire à Saint-Romain-de-Colbosc
successeur de Me Dubois Jo samedi 19 juillet 1834, 5 midi,
I la TERRE du Castillon , située à Saint-Vincent-Cramesnil,
I canton de Saint-Romain-de-Colbosc. Cattle terre se compose
inajn-dc-Colbosc ; at pour Is visitor an sieur GUEROULT-
TRIBUNAL DE POLICE CORRECTIONNELLE DE ROUEN Audience du 26 janvier Voici le texte du jugement rendu dans l'affaire
Le Journal de Rouen dimanche 29 janvier 1832 Audience du 26 janvier Voici le texte du jugement rendu dans l'affaire , page 3
article
2017-05-16 12:33:52.0Audience du 26 janPver.
Audience du 26 janvier
TRIBUNAL DE POLICE CORRECTIONNELLE DE ROUEN Audience du 26 janvier Voici le texte du jugement rendu dans l'affaire
Le Journal de Rouen dimanche 29 janvier 1832 Audience du 26 janvier Voici le texte du jugement rendu dans l'affaire , page 3
article
2017-05-16 12:33:35.0TRIBUNAL DE POLICE CORRECTjONNJLLE nim ROrE.
Void le texte du jugement rendu dans l'affaire
du garde national , prévenu d'avoir frappé d'uu
coup de balonnette un jeune homnme qui forçait
ma consigne
( Attendu q&il est.deineiir constant par le debatcue le
sieur Maleux qUl avail (it pose en faction , comme garde na-
tional , sons le pristyIq de I'Bittel dc-Vile it Rouen arait
recu la Consigne de mm laisser passer aucnne personne portant
soft sabots , soit paquet ; pie pour faire observer ma COosigne,
it avail en besoin de nisister it l'infractjon qii'en faisait un
jeunep1trier qui s'était obstiné it refuser d'y obéir;
Qu'aprits cetto prcuve est surventi lejetmne F,-emiard qui
portait sous son bras un objet enveloppe de papier
factionnafre a consid*r, comine t i n paquet dont to transport
Iui &alt interdit, d'aprits l'ordonnance de 51. Iemáire de cette
'vile pour
, I'exécution de laauelle Ia consigne avail ét4 donu n
A chaque sentinejie charge tu service de l'Hittel_de-viIie et
de celui du jardin public qui en est one dpendsnce.
,, refus du jeune Fressard de me retirer , , ain,j qi
passer sous le peristyle , en prtendant que cc quil portait
n't.ait point thu paquet a ,,tis to .1tctionnaire dans Ic cas de
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piiisenter son arme , comma one dfense de passer outi'.
0 Que le sieur Fressard ilgé de quinze an, n'ayant tents
aucun , ,
compte de cette dfense , et ayant persistg denouveau
pénétrer sous le pristyle , le factionnaire se croyant pIsC
Fressard contre on piier et paralt l'avoir pris at, collet ;
a Que Fressard convint daus ia depositIfl
poussd to factionnaire Maleux ;
,, Que pendant Cette lutte le bonnet de
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factionnaire pour enfreindre la consigns
sem , exsicuter son de.
, et passer sous Ic pnistyle, qu'alors to factionnajre out"
de l'obstinatjoa de ce jeune hoinme qui ne pouv ,
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devoir Atre observe
vait s'adresser it l'officjer du poste , dc-
tie qu'il etait , voyant Fresasrd profiter
tyle , ce qui a cau&i it Fressard sine tr
halonnene de cc lusil ayant cavá d'en'njron une ligac ,
demie , qui a setsiement produit deuz 9
ont faiblensent teinte la chemise do Fressard 0uttes do hang qui
tu l'jntentjon de blesser Fressaid
d'interpriter la consigne que le sielir Malcux pensait
tab1i au procits qu'iI l's inonacti de to percer de sa
nctte , It que Is menace a ItC rialisCe ce qui constjt,,e uu
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Audience du 26 janPier.
haiss6 pour relever so,, bonnet alarIci
consigne qui lui avait 6W donnee et
, , avojr a soil tour
, etque , s'il a'vait s'en plaindre it
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TRIBUNAL DE POLICE CORRECTIONNELLE DE ROUEN
Voici le texte du jugement rendu dans l'affaire
du garde national , prévenu d'avoir frappé d'un
coup de baïonnette un jeune homme qui forçait
sa consigne
( Attendu qu'il est demeuré constant par le débat aue le
sieur Maleux, qui avait été posé en faction , comme garde na-
tional , sous le péristyle de l'Hotel-de-Ville, à Rouen, avait
recu la Consigne de ne laisser passer aucune personne portant
soit sabots , soit paquet ; que pour faire observer sa Consigne,
il avait eu besoin de résister à l'infraction qu'en faisait un
jeune platrier qui s'était obstiné it refuser d'y obéir;
Qu'après cette épreuve est survenu le jeune Fressard qui
portait sous son bras un objet enveloppé de papier, que ce
factionnaire a considéré, comme un paquet dont le transport
luii était interdit, d'après l'ordonnance de M. Le maire de cette
ville,
, pour l'exécution de laquelle la consigne avait été donnée
à chaque sentinelle chargé du service de l'Hotel_de-ville et
de celui du jardin public qui en est une dépendance.
refus du jeune Fressard de se retirer , , ainsi que
passer sous le peristyle , en prétendant que ce qu'il portait
n'était point un paquet, a mis le factionnaire dans le cas de

lui présenter son arme , comme en défense de passer outre.
"Que le sieur Fressard âgé de quinze an,s n'ayant tenu
aucun
compte de cette défense , et ayant persisté de nouveau
à pénétrer sous le péristyle , le factionnaire se croyant placé
Fressard contre on pilier et parait l'avoir pris atu collet ;
a Que Fressard convint, dans la déposition,
poussé le factionnaire Maleux ;
,, Que pendant cette lutte le bonnet de la
sentinelle étant tombé
le sieur Maleux s'étant baissé pour le relever,
Fressard a voulu profiter de la position dans laquelle était le
factionnaire pour enfreindre la consigne,
exécuter son dessin
, et passer sous le péristyle, qu'alors le factionnaire outré
de l'obstination de ce jeune homme, qui ne pouvait se per-
mettre
devoir être observée,
vait s'adresser à l'officier du poste ,
voyant Fressard profiter
ce qui a causé à Fressard une très légère blessure, la
baïonnette de ce fusil ayant cavé d'environ une ligne et
demie , qui a seulement produit deux gouttes de sang
qui ont faiblement teinte la chemise do Fressard
eu l'jntention de blesser Fressard,
d'interpréter la consigne que le sieur Maleux pensait
étab1i au procès qu'il l'a menacé de le percer de sa
baïonnette , et que la menace a été réalisée, ce qui constitue une
imprudcnce de la part de Malet,
Audience du 26 janPver.
de ce qu'il était baissé pour relever son, bonnet, a
consigne qui lui avait été donnée et
, avoir à son tour
, et que , s'il avait s'en plaindre, il de-
lancé son fusil vers Fressard
pour empêcher son entrée sous le péristyle
Maleux soutient pour sa défense qu'il n 'a point
, sa persévérance à vouloir
, a poussé avec son arme le sieur


, que d'une autre côté il est
, et un délit prévu par