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3 a1nonct , clue Al. Edw. Dawkins solt parti pour le Bresil , avec le s'applandirait encore d'avoir pu, in firli x de que1ques densqn titre de chargé d'affaires. Cc diplomate avait pris la route son opulence ui fenait pen regretter , porter Ia plus cruelle atteinte
Le Journal de Rouen mardi 30 septembre 1828 a1nonct , clue Al. Edw. Dawkins solt parti pour le Bresil , avec le s'applandirait encore d'avoir pu, in firli x de que1ques densqn titre de chargé d'affaires. Cc diplomate avait pris la route son opulence ui fenait pen regretter , porter Ia plus cruelle atteinte , page 3
article
2017-05-24 15:48:22.0pour Ia visite des pharmacies du dCpartement. yeux. a
pour la visite des pharmacies du département.
3 a1nonct , clue Al. Edw. Dawkins solt parti pour le Bresil , avec le s'applandirait encore d'avoir pu, in firli x de que1ques densqn titre de chargé d'affaires. Cc diplomate avait pris la route son opulence ui fenait pen regretter , porter Ia plus cruelle atteinte
Le Journal de Rouen mardi 30 septembre 1828 a1nonct , clue Al. Edw. Dawkins solt parti pour le Bresil , avec le s'applandirait encore d'avoir pu, in firli x de que1ques densqn titre de chargé d'affaires. Cc diplomate avait pris la route son opulence ui fenait pen regretter , porter Ia plus cruelle atteinte , page 3
article
2017-05-24 15:46:43.0— Le jury medical du Calvados vient de termuner ses tournécs
Un seul pharmnacien, Ic s' Frilay , a donnC, h Isigny, des motifs
dc plaintes graves. Ouu'e que Ic jury a trouvC chez liii beaucoup
de rnCiicamens mal prepares ou détériorés , it a etC reconnu
que Ic subtime-corrosif et l'arsenic n'Ctaient point tenus renfer-
mCs sous dC naent , le tribunal a condamnC M' Flaux en cinq jours d'em.-
Le sieur Ftilay Ctant, par cette contravention , en état de r&-
cidive , it a &C dénoncé M. le procurcur du roi.
, ainsi que Ic prescrit rigoureusetuent Ia lot.
— Le jury medical du Calvados vient de terminer ses tournées
Un seul pharmacien, le sr Frilay, a donné, à Isigny, des motifs
de plaintes graves. outre que le jury a trouvé chez lui beaucoup
de médicaments mal préparés ou détériorés, il a été reconnu
que le sublimé-corrosif et l'arsenic n'étaient point tenus renfermés sous clé
mCs sous dC naent , le tribunal a condamnC M' Flaux en cinq jours d'em.-
Le sieur Frilay étant, par cette contravention , en état de ré-
cidive , il a été dénoncé à M. le procureur du roi.
ainsi que le prescrit rigoureusement la loi.
gendarmerie de Dieppe st arrivé en même temps ; nous ignorons s'il vient pour déposer des faits qui lui sont per- sonnels.
Le Journal de Rouen lundi 22 février 1830 ignorons s'il vient pour déposer des faits qui lui sont per- sonnels. , page 3
article
2017-05-24 15:36:54.0g(flh14rrflerie d Deppe est arrive en mine tenis ; nous
iguorouS s'il Vicnt pour dposcr des faits qui liii solit per-
sounds.
Les arnws dont to sieur Fritay a ft usage dins sa
lutte avec M. S. . . . out été appolties pour &ie dtpostes
an greff (id la COIr royaTe et servir de pi l'~ ccs de convic-
tion dans I'iustiucuoa du procès.
gendarmerie de Dieppe st arrivé en même temps ; nous
ignorons s'il vient pour déposer des faits qui lui sont per-
sonnels.
Les armes dont le sieur rilay a fait usage dans sa
lutte avec M. S… ont été apportées pour être déposées
au greffe de la cour royale et servir de pièces de convic-
tion dans l'instruction du procès.
50115 Le curé Frilay est arrivé ce matin à Rouen, sous l'escorte de deux gendarmes, par la diligence de Dieppe.
Le Journal de Rouen lundi 22 février 1830 Le curé Frilay est arrivé ce matin à Rouen, sous l'escorte de deux gendarmes, par la diligence de Dieppe. , page 2
article
2017-05-24 15:30:34.0Le cure Frilay eat arrivé cc inatin it Rotten
l'escorte de deux gendarines, par is diligence do Th ePP d
11 a d il l Cci•onC it La prison de Bic&re. U. Ia lioutenan'
Le curé Frilay est arrivé ce matin à Rouen, sous
l'escorte de deux gendarmes, par la diligence de Dieppe.
Il a été écroué à la prison de Bicêtre. M. le lieutenant de
DE LA POSITION DU CLERGE. Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
Le Journal de Rouen samedi 22 mai 1830 Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée , page 2
article
2017-05-24 09:49:29.0A peine installCaSaint- Aubin-sur-Scie, Frilay Ctait
enregistuC damis la chronique scandalcuse du pays. Los
faits étaient , suivant l'acte d'accuatiou ,,rodiës,patens,
sign(ficatjfs.Los parens frémissaieut d'avoir a confer 2i cc
Ininistro indi-gne l'instructbon religieuse do kuis enfans. Un
grand isomnbie de personnes nCgligeaient l'usagc des sacre-
incus, ptutbt quo do los recevoir do sos mains. Cela
pendant Sept am. Enfin , dans les dernicrs terns , Ic pro-
I cureur du Roi avait etC prévenu par lui-mêmne qu'il ne
marcherait plus qu'armé et prCparC a tin combat outiance
avec I'hoinme dont los griefs contro lui iftaient dc notoliCtC
publique....., et cependant l'amchevCchC a ignore toutes cc
cl-loses , ou ii a etC force d'agir contrite s'iI los eCt ignorCes
Quc faire , en eflt , et c1uel einhanras
Nous n'aflirmerons pas , comnmne Al. do Montlosicr , quo
los delits dos prCtrescouvrent ía Fiance, mnais nous
n'hCsiterons pasa.due avec Iui e quo c'est usoins encore
), par leur nombre qu'ils effrayent quo par l'imnpunitC qti'ors
Li cherche a lour assurer. '
D'uno part , it doit isCeessairement en coiter aux su-
pCnieurs ccclCsiastiqucs tie rcconnaItie qu'un prêtie sorti
do louts mains , abuse du caractCre qu'ils mu out confCiC.
Do l'autre , it scinbic an zCle , pen - CciairC , do cortains
amnis do la religion, qu'olIe est elte-nieine intéressCe a
cc que los fautos de SOS ministres restent cachéos sous un
voile impCnCtrable. Comnume tin fameux Cardinal , on vent
quo Ia soutane COUVIC tout.
II y a quolques mobs , i'affairc du prCtre Susini nous a
rdvClC des faits , a cot Cgard plus clCplorablos encore quo
ccux (IUI 50 rattachent a l'accusatbon de Fritay. On so sou-
v;ent quo I'abbC Susini , aprCs avoir etC coni. 'imué Par la
tour d'assises do Beauvais pour attentatala pudeur , toni-
uimbs avec violence , fist rosivoyd devant notre cour aprCs
cassation du prem-ier arrCt. 'Ions ceux qui ont assistC aux
tjCbats a huis-clos savent combien (l'efIOltS furcnt faits par
des uuiemnbres du cicigC pour atnenor la plaignante a uric
rCtractation ; conibien d'influonces furent déployCes autour
d'elle, ci. avoc quelle gCnCrouso indignation M. Ic prési-
dent Leinarchand caractCrisa toutes cos manccuvres prati-
quées , disait-on, dans I'iniire't tie la Religion.
a
À peine installé à Saint-Aubin-sur-Scie, Frilay était
enregistré dans la chronique scandaleuse du pays. Les
faits étaient, suivant l'acte d'accusation, répétés, patens,
significatifs. Les parents frémissaient d'avoir à confier à ce
ministre indigne l'instruction religieuse de leurs enfants. Un
grand nombre de personnes négligeaient l'usage des sacre-
ments, plutôt que de les recevoir de ses mains. Cela
pendant sept ans. Enfin, dans les derniers temps, le pro-
cureur du Roi avait été prévenu par lui-même qu'il ne
marcherait plus qu'armé et préparé à un combat à outrance
avec l'homme dont les griefs contre lui étaient de notoriété
publique… et cependant l'archevêché a ignoré toutes ces
choses, ou il a été forcé d'agir comme s'il les eut ignorées !
Que faire en effet et quel embarras !
Nous n'affirmerons pas, comme M. de Montlosier, que
les délits des prêtres couvrent la France, mais nous
n'hésiterons pas à dire avec lui "que c'est moins encore
par leur nombre qu'ils effrayent que par l'impunité qu'on
cherche à leur assurer.
D'une part, il doit nécessairement en coûter aux su-
périeurs écclésiastiques de reconnaître qu'un prêtre sorti
de leurs mains, abuse du caractère qu'ils lui ont conféré.
De l'autre, il semble au zèle, peu éclairé, de certains
amis de la religion, qu'elle est elle-même intéressée à
ce que les fautes de ses ministres restent cachées sous un
voile impénétrable. Comme un fameux Cardinal, on veut
que la soutane couvre tout.
Il y a quelques mois, l'affaire du prêtre Susini nous a
révélé des faits, à cet égard plus déplorables encore que
ceux qui se rattachent à l'accusaton de Frilay. On se sou-
vient que l'abbé Susini, après avoir été condamné pas la
cour d'assises de Beauvais pour attentat à la pudeur, com-
mis avec violence, fut renvoyé devant notre cour après
cassation du premier arrêt. Tous ceux qui ont assisté aux
débats à huis clos savent combien d'efforts furent faits par
des membres du clergé pour amener la plaignante à une
rétractation ; combien d'influences furent déployées autour
d'elle et avec quelle généreuse indignation M. le prési-
dent Lemarchand caractérisa toutes ces manœuvres prati-
quées, disait-on, dans l'intérêt de la Religion.

DE LA POSITION DU CLERGE. Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
Le Journal de Rouen samedi 22 mai 1830 Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée , page 2
article
2017-05-24 09:30:40.0Maintenant qu'une justice rigoureuse a dispose de l'abbé
Frilay, l'o1>inion publique, d'abord si violcininent soulevée
contre lui , pàrait prendre son sort en pitié. Aprts tout,
son plus graiidcrinest d'avoirsn jeté dans- unséininairc,
lorsque l'âge lie devait dvcIopper en Jul que toutes les
faiblesses d'un homine , sans une scule des vertus d'un
pretre. - - - - - -
Frilay , marie , bourrelier comine son Pere, scrait sans
doute aussi honnCte horume que citoyen utile.
Frilay, faitprCtre, prématuréinent et sans vocation , est
1-uptie1 ; çt nkaintcnant Ic voila , a 36 ans , frappé d'uui
irrvocabIe scear d'infainic. -
Cest Un éclatant exeniple. f_ ;.k T
Mais combicu d'autres out éti! , coinnie Iui , enchaitus
all pied des autels, sans avoir Ic creur inieux préparé pour
fin tel ininistCre7 combien dont Ia vie n'cst pas . plus que
la sienne , tin sujet d'édification?
Q uelk facilité d'adtiiissioii dans les séininaires ! queue
facilitd dans les ordinations! Pen d'appeles, beaucoup d'élus.
Et puis quels itasurmontahies ctnbai'ras !orsc1ue quelques-
uns de ces prCtrcs , si aisé&uent faits , se niontrent des prC-
tics indignes !
11 est notoire que , pour la majeure partie , les eleves des
sénhinaires sortent des classes les plus pauvres de la socié(é.
LeUL raison n'est pas encore dévcloppée , le iiionde lear est
entiCrement iuconnu , it ne se connaissent pas eux-inCtues
Ct on les cloitre thins uñ séininaiie. Pour la plupart , it s'agit
surtout de ne Vas manger an pain mouillé de sueur , dc
lie pas porter [a lourde casaque du conscrit. -Pour Ctre
prCtres, leur scale vocation Cst la crainte dc rester artisans,
on de servir couuue soldats.
Et on les fait prCtrcs! Comnie s'il suffisait de jetty sur Ic
dos d'un liornine un manteau d'une ccrtainc forisie ci. d'une
certaiue couleur, comnie s'il suflisait de Jul iacr I'occiput,
pour mi donner I'anie d'un pr&re veritable, pour Jul con-
fCrer Lane nature supér ieure, pour le jendre invulnerable
au'n -traits de I'l,uinanité , comnie cc hCros fabulcux
trempé par sa mère clans les froides ondes du Styx.
Maintenant qu'une justice rigoureuse a disposé de l'abbé
Frilay, l'opinion publique, d'abord si violemment soulevée
contre lui , paraît prendre son sort en pitié. Après tout,
son plus grand crime est d'avoir été jeté dans un séminaire,
lorsque l'âge ne devait développer en lui que toutes les
faiblesses d'un homme , sans une seule des vertus d'un
prêtre.
Frilay , marie , bourrelier comme son père, serait sans
doute aussi honnête homme que citoyen utile.
Frilay, fait prêtre, prématurément et sans vocation , est
uption ; et maintenant le voilà , à 36 ans , frappé d'un
irrévocable sceau d’infamie.
C'est un éclatant exemple.
Mais combien d'autres ont été , comme lui , enchaînés
au pied des autels, sans avoir le cœur mieux préparé pour
un tel ministère ? combien dont la vie n'est pas. plus que
la sienne , un sujet d'édification ?
Quelle facilité d'admiission dans les séminaires ! quelle
facilité dans les ordinations! Peu d'appelés, beaucoup d'élus.
Et puis quels insurmontables embarras lorsque quelques-
uns de ces prêtres , si aisément faits , se montrent des prê-
tres indignes !
Il est notoire que , pour la majeure partie , les élèves des
séminaires sortent des classes les plus pauvres de la société.
Leur raison n'est pas encore développée , le monde leur est
entièrement inconnu, ils ne se connaissent pas eux-mêmes,
et on les cloître dans un séminaire. pour la plupart, il s'agit
surtout de ne pas manger un pain mouillé de sueur, de
ne pas porter la lourde casaque du conscrit. pour être
prêtres, leur seule vocation est la crainte de rester artisans,
ou de servir comme soldats.
Et on les fait prêtres ! Comme s'il suffisait de jeter sur le
dos d'un hommeun manteau d'une certaine forme et d'une
certaine couleur, comme s'il suuffisait de lui raser l'occiput,
pour lui donner l'âme d'un prêtre véritable, pour lui conf-
érer une nature supérieure, pour le rendre invulnérable
aux traits de l'humanité, comme ce héros fabuleux
trempé par sa mère dans les froides ondes du Styx.