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Nowle velleso

Nowle velleso

Un journal public une lettre de Bonaparte , écrite pendant qu'il était en
Egypte. Cette letire était portée en France par un bIstimeiit porteur de de-
pêches , loraque cc bâtiment fiat capture par un vaisseau do l'oscadre do
Nelson. L'amiral avait de sa main gauche cold ainsi et paraphé la lettre
Found on the person of the courier(trouvCe sur Ia personne du cour-
tier). II en fit cadeau au capitaine du vaisseau qul avait capture le navire
français. C'est par lui que, do main en main , elle est arrivée Is la pubticité.
Voici Ic contonu textuel de cette lottre
Au CiloyenJOSEPH BONAPARTE
'C , députd au conseil des Cinq-Cents.
* Le Caire , le 7 L hermidor.
'3 Tn verras dans leg papiers publics la relation des batailles et des con-
quCtes de I'Egypte, qui a étéassez disputéo pour ajouter unefeuille ala gtoire
militaire de cette armée.
L'Egypte eat le pays Ic plus riche en blé
1 , riz , legumes , viande , etc.,
qul existe sur la terre;la barbaric eat t son comble;it n'y a point d'argent,
pas même pour solder la troupe.
D Je puma Ctre en France dans deux mois. Je to recommande Ines jute-
rêts. J'ai beaucoup do chagrins domestiques, car le voile eat entièrement le-
Toi sent me restos sur la terre ; ton amitié m'eat bien chère : it ne me
ye. . .
manquerait plus , pour devenir misanthrope , quo la perdre et to voir me
trahir. C'est une triste position que d'avoir à-la-fois tons lea sentimens
. . .
pour tine méme personne dans son cmur. Tu m'entends. Fais on sorte quo
j'aie une campagne, a mon arrivée, soit près do Paris on en Bourgogne;je
compte y passer l'hiver et m'y enfermer. Jo suis ennuyé do la nature hu-
maine ! J'ai besoin de solitude et d'isolement ; la grandeur m'ennuie , le sen-
timent est desséché , la gloire est fade; avingt-neuf ans, j'ai tout épuisé : it
Dc me reste plus qu'à devenir bien vraiment égoiste.
Jo compte garder ma maison ; janiais je ne la donnerai Is qui que ce
soit;je n'ai plus que de quoi vivre. Adieu ! mon unique ami;je n'ai jamais
été injuste envers toi. Tu me dois cette justice, malgré le désir do mon ceur
de l'étro : in m'entends Embrasse ta femme pour moi.
L . .
)o IIONAPARTE. D
— On lit dans leg journaux du Pas-de-Calais:
Notre département doit s'étnouvoir vivomeutde la reprise duDdserteur,
car Monsigny eat Artdsien. An moment oil l'Opera exhume cette partition,
et oh la foule curieuse admire tout cc qu'il y a de sentiment et do genie
dens Ic désespoir de Louise;an moment enfin os i'école moierne semble
s'étonner quo ces melodies si suaves si énergiquos si saisissantes aient
, , ,
étéécrites en 1769, nous devons rdppelor Is la France, avec orgucil, que Ia
conpositeur eat noire compatriote.
Monsigny est né a Fauquembergue, Ic 47 octobro 179. Le 7 février
1730, Nicolas Monsigny et 1arie-Antoinette Dufrène, ses père et mere , re-
cevaient Ia benediction nuptialo dans l'église collégiale de B
o urg , et pré-
sentaient an prêtre qui lea unissait un enfant qu'il avait baptisé quatro nioia
auparavant. C'était l'erifarst qui dovait écriro un jour lea partitions deRose
ci Colas du Deserteur,deFelixet de cinq on six autres poCues da Collé,
Sedaine et Favart. '
Lea auteurs do laBiograqhie Universelledisent quo c'ost on assistant Is
une representation dola Servante-Maitresse , do Pergolèse, quo Monsigny
out la révélaiion de son gout pour la. musique. Nous savoris nous
, , gena
In pays que son instinctmusical s'était révélé loug-tems avant,
, a l'aspect
run petit violon quit aperçut
a la foire de Fauquembergue , et,que son père
ui acheta. C'Ct i en 1737 on 1738;Mousigny n'avait que huit on muf ans.
U s'attacha Ioujou connie
a c a un talisman , et le rendit l'interprète do
tonics sea sensa, ions. Son père , charmé de son intelligence , et surtout de
'expression raviasante que sa sensibilité donnait
a tonics sea paroles , le
laça an college do Saint-Omer. C'est là que Monsigny recut , pendant
us heures do récrCation , des leçons da musique du carillonneur de l'ab-
aye de Saint- Berlin , conjointemont avec lea enfans d'un fermier aux droits
es eaux-de-vie , M. Butay , qui crut assurer plus lard l'avenir du petit
virtuose en Ic noinmant son aide. Monsigny était aussi enfant do chour Is
.'eglise Saint-Denis, et chaquediinanehe it ebarmait lea fidèles dela paroisse
ar la beauté de sa voix , autant quo , an college , it obligeait sos camarades
I suspendre leurs jeux pendant lea récréalions pour écouter sea inspirations
air Ic vioron.
Monsigny n'avait que vingt ans quand it pordit son père;it abandonna
iUsSitôt SOS fonctions d'aide a la gabelle, et arriva Is Paris en 1749. Depuis
ors , nous ne connaissous so vie que par leg biographies quo nous acceptons
ans examen , surtout en cc qu'elles out d'honorable ponr les artistes du
,hCâire Favart , qui lui firent, en 1798, urie pension de 2,400 fr.alitre de
reconnaissance.
Nous ignorons combien de tems cette pension l'aurait fail vivre si , en
800, it 1i'avait succédé aPiccini dans leg fouctions d'inspecteur du Conser-
atoire. An mois d'aoftt 1818, l'Académie d'Amiens mit son élogo au con-
ours. Doux mois après
, I'Académie des BauxArts écoutait , dans sa
éance du 3 octobre 1818 , l'Clogo de Monsigny par M. Quatremere do
!uincy. En 1819, l'Académie d'Arras décernait son prix Is M. Alexandre
'Un de sos concitoyena, et, depuis cette époque, Fauquembergue Boulogne
,
,t Saint-Omer out baptisé du nom do Monsigny quclques-unes de icurs rues
tplaces publiques.
— Un malheureuxévénement aeu lieu a Loches Ia semaine derniêre.
[rois jeunes gens étaient couches dans une cave creusCe dans to roc et rem-
tie de paille. Un ct'eux, s'élant levé pour sortir an instant, plaça contre la
nuraille une chandelle qui, pendant son absence, communiqua le feu Is Ia

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