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Ia recherche deMm.de Royan de MM.deRoyan
, , slit y a des enquêtes,
des interrogatoires, cette famille est perdue, la iCgitimitC des enfans devient
tin fait doutetax livree aux interpretations inaIigns do public en la repu-
, ,
tation deMmde Royan hi femme a deux mans sera mise en question par
, ,
tonics leg mauvaises langueg de la yule et de ha cour. C'st moi moo-
. . . ,
seigneur, qui me suis charge de venir plaider, auprés de vous la cause de
,
ecs honnêtes gens , qu'un êvénement inoui pent placer sons le coup de
la loi Je viens a v os pieds demander grace et secret
. . .
Non ..
- , monsieur, non, monsieur, dit le ministre, il m'est impossible de
m'interpoSer dasis une affaire semblable. Jo vous ai dcoutC avec la plus
grande attention
, et, quoique vous m'ayez présenté leg faits dans le jour le
plus favorable, it nes'agit pas d'un due), mais probableinent d'un assassinat.
- Un assassinat ! moos igneur.
Oui monsieur, vous no pouvez nkr l'irnmense intérêt qu'avait la fa-
- ,
mille de Royan a fait disparaitre cc M. d'Aigremonc ; alors qui pronve qiie
cc combat sans tëmoins a ete loyal? qui prouve rnême qu'iI y a cu combat?
- Le nom du vainqueur, sa bravoure incontestabje, la gëiaérositd de son
caractère, rec000ue par toute l'armCc.
Preuve douteuse, dit le ministre ; d'ailleurs, vous rue parlez d'un horn-
-
roe inconflu, vous me l'avez reprCsentC comme un dissipateur, un libertln.
- Vous savez, monseigneur, que ces defauts s'allient merveilleusement
avec I'honneur et le courage.
Le Idger ministre était mal a l'aise; it s'Ctait attendu, en voyant paraitre
son parent, a une visite agrCable, on tout an moms insignifiaiite en it se
,
trouvait aux prises avec tine histoire tragique qui assornbrissait sa matinée.
Vieux et plusjaloux encore qtl'ufl autre vieillard de repos et do tranquil-
lité, it avait sacrifiC plus d'une lois Ic bien de l'Ctat a son calme CgoIste en II
n'était pas dispose a sortir de cete nonchalance habituelie dans l'intérCn 1'n ne
famille inconnue ; it jeta un coup d'il stir la pendule de sa chcrninée pour
voir si l'heure oi le roi rnöntait cliez ml arriv'it, et, se levant pour faire quel-
ques tours dans son cabin e t:
Non cola ne me regarde pas
- , non , mon cher cointe , , je n'y peux I
rico je ne peux pas ernpêcher la justice de suivre son cours. Snivez Ic
, . . .
conseii que je vous ai donnê d'abord. Quo la famille de Royan prenne le I
large. Mais psrmettez, loon cousin ; fl'! rn'avez yous pas dit quo cc M. d'Ai-
-
,emoflt était mort lCgalementdepuis six on sept ans ?
- Oui, monseigneur.
, - Elibien ! si ks Royan fuient, coinmf' je le leur eons'ilIe, es'ils em-
portent aveC eux leg paper du ,s,ort, In jutice s-ra hien embarrass6e ; cola
Jera une cause cClébre.
.. dais parlous d'aunre chose. Que dit-on tie nouveau

A Paris? M la comtesseaime t elle toujours autantl'Opéra qu'elle l'aimaii
- - I'honneur deses proches
I'annCe dernière? ,
- Monseigneur, pardonnez-moi ; mais j'ai promis de ne pas vous quitter
Allez allez dit le ministre
avant d'avoir obtenu ceque jo vous supplie do m'aecorder. - , , ,
tesse ; dites a
- Yen parions plus, comte; Cost impossible.
line lettre de grace monseigneur, en blanc, que leg libyan ne produi- de tout.
- ,
root qtie si la justice s'empare de l'affaire, cc quej'ose esperer que vous em-
Maurepas
pêcherez. ,
Du tout du tout, j'ai bien d'autres affaires sur leg bras, et I'Angle-
- ,
terre, et M. Franklin, en M. Washington, et je nesais combien de milie et peut-être même a
lieues carrées, je ne sais combien de. fleuves de lacs d'étangs de forêts
, , ,
vierges, qu'on appelle aujourd'hui leg Etats-Unis... Je ne veux pas me me- courut a lui pour le relever.
a
icr de cela.. Prenez garde ajouna-t-ii avec un soulagement visible l'heure Non, sire, din le ministre, laissez-moi
. , , -
s'avance, to rol va venir.
Le comte pria supplia; le ministre fut inflexible, it s'obstinait a no voir
, - a
dans La mort do Ni. d'Aigremont qu'un assassinat, en refusait opinititrement - Non, Sire, permettez-rnoi de ne rien dire
d'employer son credit pour Ic meurtrier. refuserait.
Ehbien! lui dit le comic do L. poussé a bout par la rigueur Relevez-vous, monsieur. Que désirez-vous?
- . ., -
do son parent, si le rneurtrier ne s'appelait pas J4oyan, ni le mort - line lettre de grace, sire.
d'Aigreniont?
—Que voulez-vousdire, monsieur? autre côté
,
(.Juc cette deplorable avennure est arrivee cette nuit chez moi que la
- ,
femme qii'on voulait ravirà son man, c'estla mienne; que lesenfans qu'on ministre.
voulait rendre illëgitimee cc sonn leg miens.. L'hornme qui s'était fait pas -
, . -
ser pour mont et qui venait insolemment me dCshonorer, c'était le marquis Oui sire
- , ,
do It. le premier mari de ma femme, de ma femme it laquelle vousm'a-
. .,
vez mane... Le rneurtrier, celui qui m'a sauvé l'honneur en peut.Ctre la vie,
C'est men frère votre cousin... gloire avec raison
, , ,
- Etmen fihleul, dit le ministre. Louis XV.
- Qu'il y a vingt-cinq ans vous faisiez sauter sur vos genoux, qui a 6th
élevC at ,prCs de vous dans voq terres le marquis do B.
, , durant le long exit auquel Ia haine de . .
Mm de Pompadour vous a condamnC pour to inaiheur de la France. et mille
.. ,
affaire
c:estccpauvre chevalier que vous croyez capable d'avoir commis un assas- ,
ans auparavant.
sitiat , tandis qu'instruit par VOs Ieçoris it est l'horinénr en la loyauté rnême!
Ah c'est ce p;iuvre chevalier, dit naIvement le ministre alors c'est
- ; guerre a I'Angieterre le chevalier de L
hieri different.. Mois pourquol ne irl'avouer cela qu'à is fin II fallait ,
.. '..... it fit un riche manage . .
commencer par IA. ,
C'éia,t me"dcrnierargument, répondit le comle, qui connaissait la le- de voir, tin jour on l'autre revenir le premier marl.
,
I gCrIv du ministre, et qui savail qui', pour rCussir auprCs de lul, it était né- .-
cessaire de rCserver l'altaque fa plus Yive pour ia dernière. FIN.

M.de Maurepas n'avait point d'enfans, et le comte le savait. Jaloux de
coinme un hommo qui a reporte sur oux toute Ia
vivacité de ses sentimens, it sentit done qu'il avait gagné sa cause.
j'entends le roi ; rassurez Mme la com-
cc pauvre chevalier que je suis fort content de mi je reponds
Le comte s'empressa d'obéir. A peine était-iI sorti que le roi entni. M. de
qui savait parfaitement de quelle manière II devait sly prendre
pour obtenir uric faveur de Louis XVI, se Jeta, malgré ses quatre-vingts aflS,
cause de ses quatre-vingts ans
, aux pieds du rot-
Louis XVI, qui a souvent appelé M. de Maurepas son aini et même son père,
vos pieds vous demander ufle
grace pour recompense de mes services et de mon dévornent.
De quoi s'agit-il, monsieur? expliqiiez-vous, dit le roi.
Votre Majesné: elle me
Quand Louis XVI entendit parler d'une lentre de grace, nandis que, d'Uft
on refusait de s'expliquer, it cornprit vaguement qu'il s'a gissait
d'un duel, mais it ne se senlit pas la force nécessaire pour refuser son vietJY
Une lettre de grace ! répéta-t-iI sans savoir pourquoi ni pour qui.
je vous dernande l'exercice du plus beau droit de la royaLIte
et pour une farm Ile qui n'est pas indigne des faveurs de Votre Majesté.
. .-
Votre aleul doisnait de cette façon des lettres de cachet, et vous vous faite
de marcher sur des traces opposées a celles du ro'
Le roi céda. La Iettre de grace fut sigrnée an mCme moment et comma
, ,
ne s'étain fait reconnaltre ni par ses amis ni par sa fa-
,
et quo M. do Maurepas employa tout son credit pour assoupir cCttO
personfle no sut que l'infidèle époux n'étain pas rCellement mort sept
Quoique, quelquesjour8 après cet événement, la France et déclaré la
ne partit pas pour l'A meriqe
en it cut soin de tie pas épouser une veuve de peur
,
MARIE AYCARD.(Consgjiulionnel.)

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