Keywords

Add keywords

tale, 1110in

Texte [correction la plus récente par anonyme - Voir les corrections]

tale, 1110in
s la solennité du chAtiment Coupable d'un excès d'outrecuidance
Cifli tensejamais it n'eit adruis comme vraisemblable qu'il put Cire puni
auss
rud4iient par oii ii avait pCché. Entralné enfin aux pieds de M'°° tie
I C urn u
haontpar l'impCtueuse poésie do ses pensées , it en Ctait venuano po-
Voi robtenir d'elle d'autres conversations qile la critique des modes, de tou-
I
chaos entretiens sur l'idCalité de la perfection en matiere tie gelées on do
titures, de savantes meditations sur le chiffre approximatif des dCpenses
Itna ginairesinscnit an budget de la cuisine.
t'elajt j atire M° tie Chaumont et it se briler ensuite la cervelle.
Antoine ne fit flu Pun ni I'autre.
Ii avait déjà compris l'CnormitC ducontresens qu'il avait commis en dove-
tl'asnj do
lin M ­ do Chaumont. It s'avouait Cgalement que, tie jour on jour,
1V anoujssajt
U Ic peu d'espoir qui lui restát de se voir pretidre an sCricux. En
toot, it se trouvajt dans cette position palpitante d'angoisses d'un nageur
PuisC,
rejetC vers la haute mer par Ic reflux de la vague qui le pontait d'a-
bor>j sur la grève.
Alo5
, it cut honte d'avoir lâchement croisC les bras et cCdC sans une rC-
ISistan ce
Opintittre, all flot de sa destinéc. EL it so dit qu'il fallait recoin-
I 'eRcer ouveriement la lutte Ii , dCt-it se briser contre on nouvel écueil.
tOflb1 done encore une fois aux genoux deMmde Chaumont s'écnia
que ,
l'existence qu'elIe lui avait imposee n'tait plus tenable et jl1ra qu'il
tftIit Wicux
Tabl5 i mourir que de vivre plus long-tes face it face avec Son inexo- in
ndifference
q VOus H'êtes pas raisonnable, liii ditMmde Chaumont. Vous savez bien
lie Cc
e pie vous exigez est maintenant impossible. 11 ice tiendrait qu'à moi do
retrancher dans mes devoirs tie femnie mariée, bien quejesaclied'avance
0(irirej je prCfère ajoula-t-clle avec Ic
voi persuaderait guère. . . Mais ,
I plus maternel me faire votre mentor et combattre votre passion
4s50 ,
les armes tie la l ogique...
abuse! Oh! madame, S'écria A ntoine, vous en avez déjà bien cruellernent
-Croyez,ous reprit de Chaumont, que l'amour choz une femme
I hl5Se C c tr Mme
ti to résultat de la preuve qu'elle acquiert des heureuses qualitCs
fle hoiflme?
ayjj 0l madame je It crois fermement rCpondit Antoine, qui saisit
el~ , , ,
erlt Cette planclie de salut dernier debris de son nasifrage.
flfant! ,
vo;; poilrsmiiyjt Mme de Chaumont avec Lin accent do donee pitlC,
S inéprellez Ctrangement sur les mystères du ceiir humain. DC-
ro ut PCZ_yous ..
, quelqie pénible quo soit la dCsillusion. L'amour em i'cstime,
de
sources Cmrangeres, SC prêteflt rareinent UflO assistance mutuelle. Jo

mais Ic din-
l'avoue it la honte de notre sexe, cc West pus la vertu ,
quint de la vertu qui sCduit nos regards. It se pout qu'une belle action,
qu'un trait de noblesse, de courage on d'esprit , nous inspirent le dCsir d'en
d'en Ore aimCes. une femme n'a jamais comptC
connaitre l'auteur.. . . . Mais
deux annCcs d'attentions do dClicatesse que comme des titres a sa recon-
- , ,
que penseriez-vous do moi si j'allais
naissance. Voyons, continua - t-elle , ,
vous aimer 2...
Antoinejoignit les mains ci conteenpiaM'ede Chaumont du regard exta- dun
tique martyr qui voit s'entrouvrir les cieux.
qu'au lieu tie passer deux annCes it dis-
- Vous penseniez , reprit-elle ,
cuter Ic merite moral d'un soupirant, it ne m'eri efit pas coüté davantage
d'appliquerit mon mari cette bizarre constance d'analyse. Croycz-vous que
M.de Chaumont cut gagné moms quo vousaétre l'objet d'une pareille
étude?
Il n'y avait non it rCpondreacola.
- Tenez
, monsieur Blondeau, poursuiviteIle aprCs un silence do quelque
instans , je veux vous parlor coRime une mere : no vous oll'ensez done pas de
cc que je vais vous dire. Convenez qu'en me faisant Ia cour , vous comptiez
un pou.
.. . beaucoup peut-Ctre, sur lee avantages extCrieuns do votre per-
sonne?
Antoine rougit jusqu'au blanc des yeux. do Chaumont continua , sans
avoir Pair do remarquer son trouble et l'emnbarras (IC sa contonance.
C'est lii une puissance
- . .. tine dangereuse puissance. Joli garcon et
spirituel comme vous l'êtes , quand vous voulcz Eden abjurer ms grands
airs tie poke Clégiaque , it est tout simple quo vous ayez conçu l'idCe do pro-
fiter do cedouble mCrite. et certes.
. . . .
Elle s'arrêta tout-it-coup craint de laisser pénCtrer un
, cornme si cUe efil
secret qu'elle voulait ensevelir an fond de son cerur.
-Oil ! s'Ccnia Antoine , dites que vous auniez pU m'aimer. . . dites quo
on insensé !
j'ai CtC un fat , .
- Non, repnit MO do Chaumont cc West point pour cola que je vous
,
eusse aimC. Je viens do vous dire pie les avantagos extCrieurs étaient une
puissance. mais cette puissance-I& ne dune qu'un jour, qu'une heure!
. .
- Et cette heure, je l'ai mCcounue.. perdue jamais par ma folio!
. a
Antoinequi, pour la premiCre foisdepuis detix ans, avait l'intclligence de
sa position, attendit Ill réponse avec auxiCtC. Mme do Chaumont so leva et lui
dit on to saluant
- Peut-être.
En se retirant, Antoine lllondeau reneontra M. do Chaumont.
- Eli bien ! liii dit en Souniapt le vieilland, tenez-vous toujours a votre pro-
verbe? jA

- Vous aviez raison, monsieur, répondit Antoine, etje me trompais gros-
siCrement. La preuve quo Jo suis maintenant de votre avis, c'est que je re-
toilrne demain auprès de ma famille.
- Comment cola? .
- Elie me reproche mon oubli, mon Cloignement. . et • vous compre-
nez , quand ils'agit de passer pour on mauvais file:Mieux vautjamais
que lard.
CAMILLE BERRU,
(Commerce.)
-
SOCiETE DES AMes-DES-ARTS.
C'est aujourd'hui quo Ia SoclCté des Amis-des-Arts fait I'ouverture , au
MusCc , de sa neuvième exposition annuelle.
On doitsavoir gre a echo institution gCnéreuse , qui a déjà rendu taut do
services aux arts dans foLio province , de ne pas s'Ctre laissC dCcourager par
l'espèce d'isolement dane laquel la laissait l'interruption des expositions
gCnCralos. EUe a sans doute pence que l'intérêt des artistes, qul, depuis tant
d'annCes , ont appris a cornpter sur son patronage bicuveillant et so noble
réclamait impèrieuSemoflt maintien;aussi a-t-elle redoublé
assistance , SOfl
do zèle et d'efforts pour ne point rester , cette anaCe , an dessous de sa
mission.
Uno charmante gravure, l'une des plus gracieuses que la Société ait encore
distribuées à ses souscripteurs, vient d'être exécutée par l'habile graveur M.
Sixdeniers, d'après une suave composition de Mlle Adele Ferrand , intitulée
la Jeune Mère. Un heureux choix de lots, dont Ie nornbre et la qualité Ie cè-
dent à peine à ceux des années précédentes, promet aux souscripteurs favo-
risés par le sort une foule de chances avantageuses. Lee noms de MM. G.
Balan Guiaud Morel4atio Ochard Cabaston
Morin , Bellangé , , , , , , Bour-
geois, Blauchard, Vase liii, 11.Pottier, Polycles Langlois et de beacoup d'au-
tree, nous semblent on gage assure du succès que cette exposition doit obte-
nir auprès de tons ceuxqui Wont cessC do préter a la SociétC ties Arnis-
des-Arts lour appui éclairé.
L'exposiiion restera ouverte du 4 an 15 diicourant. Letirage , dorit l'épo.
quo precise sera ultérieurement We , aura lieu pen tie jours aprCs.
On souscnit chez M. Nicétas PCriaux, trésonier de la SociCiC rue de la Vi-
comté. Le prix do l'action esi de 15 Ir.

Afficher/Cacher

Afficher/Cacher