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TRIBUNAL DE POLICE CORRECTIONNELLE.

TRIBUNAL DE POLICE CORRECTIONNELLE.
Présidence Al. LETOURNErJR.
Le ministCre public continue de poursuivro les pharmaciens qui
vendent des remCdes secrets , et it avait, hier encore, cite Al. Beau-
clair devant to tribunal correctionnel, a propos d'unsirop de ,nom
de veau annoncé et dCbitC par ce pharmacien.
M. Girardin, professeur de chimie , commis pour faire l'analys
do ce sirop, a dCclarC qu'il n'était pas compose suivant les pres-
criptions du Codex, et qu'iI necontenait pas une parcelle do moti
de veau.
a
La consequence tirer du rapport do M. Girardin était done
que lesirop vendu par M. Beauclair Ctait un remCde secret. Mat-
heureusement pour tui M. Beauclair avait déjà etC condarnné pour-
,
a
faits paroils celui qui l'arnenait her devant la police correction-
a
nelle et vu son état de rCcidive le tribunal I'a condamnC trois
, , ,
jours d'emprisonnement et 50 fr. d'arnende.
Une cause qui intéresse tous les filateurs et chefs d'usine aen-
-
suite été soumise aux. magistrats.
Le 7 janvier, une jeune fib, âgCe do treize ans , et emptoyCe
comme rattacheuse , dans la filature de M. Loblond, route de Caen,
quitta un instant son métier et se plaça trop prèS do l'arhre vertical
sa robe fut attrapée, et bientOt la mathoureuse enfant fut broyée,
sans qu'il fill possible de Iui porter secours.
Un commissaire de police, appelC pour constater le décès, dit,
dans son procès-verbal que, si l'arbre dont it s'agit avaitCté entouré
etC
d'un tambour, la jeune title n'aurait pas accrochCe , et qu'oi
a
n'aurait pas eu do maiheur dCplorer.
etC
En vertu deceproeès-verbal, des poursuites ont dirigCes con-
tre M. Lehiorid , et le ministèro public par l'organe do M. Censier,
,
substitut, liii reprochait d'avoir, par un dCfaut de precaution, Cté
la cause involontaire du dCplorable accident arrivé dans son eta-
blissement le 7 janvier.
Dansl'jntCrCt do M. Leblond, M' Calenge a soutenu d'abord que
son client ne pouvait étre, en aucune manière , responsable de Ia
mort do la jeuno title, parce que cello-ci Ctait chez lui en qualitC de
rattacheuse, quo, des lors, elle n'Ctait pas son employóe a
Iui, mais
cello do l'ouvrier fileur, pour lequel elle travaillait et qui la payait.

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