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1Touve11es Divere.

1Touve11es Divere.

On assure que la chambre des pairs va se réunir pour decider si elle don-
nera l'autorisation de poursuivre deux de ses membres impliquês daus un
duel, Fun comme acteur, l'autre comme témoin. C'est sur la demande du mi-
nistère public que cette reunion doit avoir lieu. La rencontre dont it s'agit,
a
et dont nous connaissons tons les details, Be touchait en rien la politique,
mais bien a la police des coulisses de l'Opéra.
a
-Le 7 mars a eu lieu Florence la translationdes restes mortels de la prin-
cesse Charlotte Napoleon Bonaparte, de l'église Santo-Spirito, oil its avaient
été provisoirement déposés It côté de ceux de son Mari, dans l'église de Santa-
Croce, oil une Chapelle avait été disposée pour les recevoir. Cette touchante
a
cérémonie s'est accomplie huit heures du soir, aux flambeaux, selon l'usage
du pays, le char funèbre marchant entouré de la maison de la reine Julie et
suivi du clerg. Tons les amis de la princesse Charlotte dtaient assembhls a
Santa-Croce pour saluer de nouveau sa dépouille, aussi crueltement affligés
l ue le jour oh un pieuE devoir les avait runis pour la premiere fois autour
e son cercueil.
a
L'église de Santa-Croce est consacrée la sépulture des illustrations de la
Toscane. La Chapelle oà est inhumée La princesse Charlotte a pris Ic nom de
chapelle Bonaparte. Elie est décorée dans le style gothique et avec une sim-
plicité sévère. Sons l'autel est l'inscription suivante
Cet autel est consacré a la Vierge , consolatrice des affligés, par Julie-
(C
Clary Bonaparte , en mémoire de sa fille chérie qui repose dans ceLte cha-
pelle. - 4839. ,
Le tombeau de Ia princesse Charlotte est surmonté de son buste, ouvrage
du célèbre Bartholini.
On y lit cette courte inscription
Ici repose Charlotte Napoleon Bonaparte,
(C
,, digne de son nom...
11 y a quelque chose qui fait naitre de graves et tristes pensées dam ces
inscriptions, dans ceue consecration de la douleur d'une mere, dam cette cha-
pelle lointaine qui porte le nom de Bonaparte, que les peines et les traverses
de l'exil rempliront avant le tems, et oft déjà s'élève le tombeau d'une femme
que la mort a frappée si jeune.
a
- Les détenus militaires du Fort-des-Quatre-Vingt-Quatre-Heures ,
Alger viennent d'adresser an rot une ptition pour supplier S. M. de lenr
accorder la faveur de faire Ia campagne contre Abd-el-Kader. Ces militaires
expient de simples Wits Ct brilent de les layer dans le sang des Arabes. Nous
ne pouvons prévoir Wits obtiendront l'honneur de se réhabiliter sur Ic champ
de bataille; mais Ia sentiment énergique avec lequel its en expriment Ic desir
mérite du moms d'être signalé.
, a
- Des employés de l'octroi Paris, remarquaient depuis quelques se-
maines une jeune Cauchoise qui , chaque jour, d'un pas rapide , passait et
repassait devant eux la tête haute, le regard fixe, sans jamais la laisser errer
ni a droite ni a gauche. Cette raideur de la Ole, plus grande encore a son
qu'a
entree la sortie, dveilla l'attention des préposés, qui soup connaicnt la
fraude, sans pouvoi découvrir de queue manière elle sexécutait. flier en-
fin le m,'stère a W éclairci. An moment oil la Normande allait franchir la
grille d enceinte, une berline attelée de quatre chevaux de poste venant Is sa
rencontre, elle voulut eviter Ic choc et Se jeta sur la droite ; mais cc brusque
Inouvement lui faisant perdre l'équilibre , elle tomba , et des flots d'esprit
s'échappèrent de sa tête. Son bonnet de Cauchoise renfermait une fontaine
dans laquelle trois litres de liquide pouvaient We contenus. Brisée dans sa
chute, la fontaine avait divulguê Ic secret de Marceline Renard, qui t nêe rue
Saint-Victor, n'avait de Cauchoise que la coiffure.
- On lit dans Ic Semaphore de Marseille:
On a organisé Ii Marseille un genre de Chasse d'un genre tout-à-fait cu-
rieux. Les plaines de la Camargue sont visitóes par une grande quantité de

r
vanneaux ; ces oiseaux se laissent très-difficilemont approcher par Ic
mais its viventen très-bonne intelligence avec les vaches, les anes , les pou-
lains et les bmufs ; it West pas rare de les voir percher sur le dos de l'un de
ces animauE. Des chasseurs marseillais ont eu l'idée de se faire faire des cos-
tumes de vaches , d'ânes , de poulains et de bmufs complets ; les plus gros
ont adopté le déguisement d lxeu on de la vache , les plus sveltes ceux de
l'ttne t du poulain.
Quelques-uns, par un sentiment de dignité humaine assez déplacé , Wont
Pu se decider Ii entrer dons la peau d'un animal et out préféré le costume
arbre ; its out done fait faire en toile des arbres bien peint.s. Maintenant void
comment la Chasse aura lieu: Arrives an lieu désigné, nos Marseillais opére-
ront leur mtamorphoses renouvelées d'Ovide. Celui qui sera vache feindra de
brouter et agitera une sonnette ; Ic beufbeuglera, le poulain cabriolera et
l'ne Se mettra It braire ; les arbres marcheront.
Chacun, sous son costume, aura son fusil et sa provision de poudre et de
petit plomb cache; chez les animaux , les yeux on les oreilles serviront de
meurtrières ; chez les arbres, it y aura des tro&is pratiqués dans le même
but. Les vanneaux , nO se doutant pas du piége perlide qu'on leur tend,
viendront , dans leur ignorance des stratagémes humains , voter autour de
ces animaux et de ces arbres menteurs, qui seront autant de citadelles ambu-
lantes d'oñ on les foudroiera.
- Le doyen de notre armée , Antoine Delpuech , vient de mourir dans la
a
commune dcSaint.Cernin (Cantal) , l'âge decent vingt ans. Antoine Del-
puech avait servi pendant la guerre de La succession d'Autriche , sous les
a
ordres du maréchal de Saxe. Le 41 mai 1745, it combattit Fontenoi , et
resta lui cinquiême de sa compagnie , commandée par Jean de Calonne. Le
a
souvenir de cette memorable journée était toujours resté present son es-
prit, et, dans les dernières années de sa vie, it en parlait avec le méme feu,
Ia même precision dans les details , que s'il Se ft agid'un fait tout recent.
11 n'y a pas trois ans qu'on Ic voyait encore se livrer aux plus pénibles travaux
de l'agriculture. Quoique le bourg ft éloigné de son village de plus d'une
liene, it sty rendait a pied tons les dimanches pour entendre la messe ; et,
chose bien surprenante dans un Age aussi avancé , it a conserve jusqu'ä $a
mort l'entier usage de toutes ses facultés intellectuelles.
- On écrit de Cholet, 48 mars, la lettre suivante an National de
t'Ouest.
a Depuis plusieurs jours le bruit circulait que l'on avail vu dans divers
endroits des bandes d'hommes armCs ; je n'ai pas cru devoir vous en infor-
mer avant de m'en We assure; mais aujourd'hui, it est bien certain que
trente a quarante
individus ont etC vus en armes du côté de la tour Landref-
fet-Melé. Ces hommes, jusqu'b present, Be paraissent vouloir obtenir que des
moyens d'existence; mais sans doute quelques dCserteurs se sontjoints It eux.
Jusqu'à present, it West pas question que les troupes aient fait aucun mou-
vement.
,) On assure Cgalement que d'autres individus ont éé vus près de la PC-
nissière, château on Ctait renfermC M. de BouillC , et que les troupes et la
gendarmerie qui y ont bivouaquC pendant quelques seinaines Wont pu
prendre.
- On a annoncC plusieurs fois et on a Rid aussi souvent l'enrôlement
d'une meute de chiens anthropophages dans l'armCe amCricaine cbargée de
combattre les Indiens Seminoles. Cc fait ne pent plus aujourd'hui étre rCvo-
qué en doute.
(C Le colonel Fitzpatrick, dit le Tallahassee-Star dii 9 janvier, est arrivé
mardi It Saint-Marks avec trente on quarante bloodhounds et six Espagnols,
leurs gardiens et piqueurs. Si ces chiens sont adniis au service, nous aurons
enfin confiance dans la fin pr.ochaine de la guerre des Seminoles. Nous se-
rions curieux de voir cette meute, cc regimentquadrupède et carnivore.
Un autre journal du 10 annonce l'arrivCe , a TallahassCe , du gouverneur
Reid, accompagnC de sa famille, de quelques dragonsamCricains et deschicns
du colonel Fitzpatrick. Et comme si cc n'Ctait pas déjà trop d'un officier
pour un pared commandement , cc journal ajoute que le major Bayley et le
capitaine Collins out CtC appelCs i servir sous les ordres de Fitzpatrick, a la
We de ces mémes chiens!
Le Globe , journal officiel du président Van Buren, We l'intervention du
ministre de la guerre dans ces honteuses hostilitCs , mais it approuve les ha-
bitans des frontières de Be reenter devant aucun moyen de protéger leurs
families contre le fer des sauvages.

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