Keywords

Add keywords

U11 MLTISTERE lIE LA DROITE EST 1'JiCESSAIREMENT ANTI-

U11 MLTISTERE lIE LA DROITE EST 1'JiCESSAIREMENT ANTI-
NATIONAL
Lorsque cbez nons un nuinistCrc est COIflpOsC tie tea
hoinines qui s'intitulent exclusivenient royalistes , nous
pouvons nous teriir pour assures que cc uiinistCre seia anti-
national. Deux fois , depuis Ia icstauiatiou , nons avous
e'prouvC cc malhenr , et lea humiliations de la part tie
l'Ctranger ne se sont pas fait attendre. Nous avons vu
lo liiiiiiStCie VillCIc faire une gucrrc ruineuse pour ii
France , en dCclaiant qu'il n'avait pas etC lihre tie res-
ter en paix , ci: que des injoactions du iiord l'avaierit
pousse dans Ic midi. Pea tie tents aprés , nous cilten-
dimes an ministre anglais declarer h la face de l'Europe
que La France avaiL dtC dam cette occasion la dupe tie In
politique anglaise ; ainsi , sous Ic ministère VillCle , ilous
avions peur de la Russie et nous étions le jouet tie I'Aii-
g Ic terre.
Nous voilia a notre second ministCre royaliste , et a
peine sa composition cst-eUe conune , que les publicistes
dii cabinet russe en preunent occasion tie traiLer la Fiance
avec Ic dCdain Ic moms legitise. Chez l'CLiariger InCme
on ne pent voir sans CtonneuiCnt , CL presque saris pitiC,
qu'au milieu des circonstances Ics plus glares , et bisque
nous en pourrions profiter pour flous placer an rang qui
i)ous est dii , notie tiiinstèie ne songe qu'a eimcct• La
France, a la faire descendie sous l'influeuce anglaise , pour
finir, , sans doute , par en Ctre le jouet , aussi bicu qu'à
l'Cpoque tie hi guerre ti'Espagne.
Comment , an reste, en serait-il anreInent? Ceite ten-
dance des soi-disant royalistes a marcher sous L'Cteudard
anglais , a s'huinilier (levant le cabinet tie Loiidres , n'est-
elk pas dims Icuis habitudes Constautes , je dirai tneirtdans
leur nature ? Dujour oii lbs out vu ii vobontC fertnenieiit ma-
nifesiCe par Ia Fiance tic se iCgCuCrei , its out coinpris
qU'CnnclfllS de cettc mCgCnémation , its Ctaient pi cela
imiIfle ennemis tie In France , et que leur fibIesse lea
obligeait a chercher la force aillcuis que paimi eux. Des-
lors leur veritable Patric s'est tmouvCe na(urelleinnt par-
tout oh ii France avaiL des CflflCIfliS, et en Angletire plus
qu'ailleurs. Dc Fi cette invincible syinpatliie pour I'm-
fluence du dehors , cette disposition a se five petit tie-
want la puissance dout on est habitue 'a mendier le secours.
Pent-it , en effet, y avoir une scale Ctinceile tie nationa-
bite dana des gens qui out toujours mis cettc iiiflwtice
etrangere en participation tic tout Ce qu'ils out f.iit 1
Guerres , conspirations , intrigues diploinitiques , its Wont
jainals rien pu entrepiendre seuls. Condamnnés a cette
humiliante infCriorité , its y condainuent Ia Fiance a soil
tour, et its font rejaillir sur die le inCptis CLUC l'Europc
a pour cux.
Voila le premier avantage que nous apporte en dot le
nouveau ministCte ; mCme avant de nous avoir fait dir
trial a l'intCrieur , it nous a déjà attire les insim tea tic
I'extCrieur. A peine it était au poavoir qu'il Ctait hi fa-
ble ties Journaux anglais , CL peine it est connu ii Pc-
tersbourg qu'il est la fable tin cabinet russe. Jusqu'k iie_
sent Wellington n'a point passé pour un Iiabil homniu
d'etat , maiS it faut convenir que s'iI a en pour but tie
paralyser la. France et de l'encbainer an 1noaitmt inCnie
oIL dIe pouvat trouver i'occasion do rCparer Un peu ses
désasties , tie reprendre unc placeenEurope, it y a
au-delà de bate espCmance, en lui mCnageant be mini-
stCre actuel et be triomphe du parti qu'iL reptCserite. Peut-
Ctre ignorait-it que sons cette administration odieuse l a,
France n'apportsit a I'Angleterre aticun secours tie quel-
que importance , inais ii savaitqu'en tons cas lea intC
its tic La France sersient subordonnCs a ceux tie I'An-
gleterre , et cela lui suffisait.
Vovex qu'cIle iatalité sattache an parti qui tinge au.
jourdhui notre cabinet ; it n'ariconegligé , taut (tue
l'Angleterme a etC forte et gloriense , pour nous Ia rendie
ennemie ; et ii nous attache a s on char aujourd'laui que
Son impuissance se manifeste de toutes parts. II y a quinac
ans , lea nations de l'Europe ont prothC a n os depcns de
sa puissance ; aujourd'liai , ii nos dCpens encore, nous
noils accrochoiis a sa faiblesse. Sans doute cUe a enco;e
quclqde jaclance dans leg paroles, cUe (lit encore : t La
preilliele puissance maritime du nionde doit toiijouis etie
la l)lUS forte partie prCsente paitout on tics traiiacLions

Afficher/Cacher

Afficher/Cacher