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AMOI5T1SEME'JT. —DI&OURS DE M. LPIFEITTE.

AMOI5T1SEME'JT. —DI&OURS DE M. LPIFEITTE.
Lit question palpitaute d'intCi -êt aujout -d'bui eat
celle de la reduction tie Laiii)rtisseinent ;an mo-
itietit Oil IIOUS Iivron A l'pressio cctte premiere. nii ii
partie de itotic joum-nal , iioas apprenons que la
charubi-e des tlé1uiCs a repoussé les propositions qui
liii out Cté taites dana' ce sel l s , et se reactant aux
a
belles paroles mniniste'r idles , a renvoyé la session
prochaine la questioude l'amnortissemnent, . . -
Mais ) 9UOI qu'iI en snil ari'iwC, IC discoums pronnncë
avant - liter par l -1. Liflite reatera coiiitii un mnotia-
maccat de boone foi et de science tinaiicière ; nous
IC publiomis done cit son entier • st iious prions ins-
taiii,isemit twa lecteui tie mie pits se rehutci' de son
teisIue , paicequil et impossible de mnjeux pre-
senter )'histoire et I'a'enir do ct'1it en Fiance. II
faint plaindie Ic pays o;L des paroIes.iussi seusCes
lie IC(i-tiiltittiit pas damis 1'aseinbICe léisIative an
vote d'eiitriduictsieni .
M e ssieurs, is viiln traiLer devant roissue question
qii (Iomine aüjourd'liiii la politiqtie (lC tat , qui fait In
furce den empires at qui ct Ill condition ensentielk du ddve-
loppetiicnt de In j)ro[)erite den peoples ; is vais parler du
credit public t de I'sniorti,sernent.
Quaud on reporte sc reari14 en arrre • on est forcti de
recounaltre qime la loi de (a ,zcesritébows a otivent diri,
a moire inu, miIgrs nou, dar e s Ia.,oe de, imIiorations.CetC
ncessiti itnpiiieu5e ,iutoldrshte , a doniit naissance an cre'Jtt
P(56114, parni notes.
un
Lengtirrn invasions , lei pro'lis1itt3 des goivcrne_
, a
mans *nt force lei états contractor den empruntn , tin dettes
publiqucs as soOt ttouiyen-fondsos avant que lee premieres no-
Lions 1u crsdjt euencnt itei comprises. Tolle a sIte h son on.
gine Is came d5 prventoIis quit a souIeve. L'usag.3 q!s'ori
an a fait I c3 a totitc, juitifleen. SOIL (jud sit servi a conibler
sitqii'iI sit favonii 1'ccroi
sic linnteiisen t1iIaptdntion , -
suitcpa'ilsit
,emnnt des charges publijucs , ,CrVi dintru-
ment ii d'odieses spolistiotie , is cródit ent apparu dans lee
socit;tts modernei a'ec cot alliage impur qui a fait long.tenn
mnkotinaitre ten re3s9uircen cratnicee q&iI pouvait 0111* sax
ouvernans at iu goUV.rnes. -
En analysant lee dettee de tou.i lee etat, an cherebant
I'origine de la, moindie as icons parcellen on arrive inalticu-
a ,
i'eU,emtnt cette trijie concIu3ion, qu' fort pcu d'cceptioa*n
prig, cheque 1,artic de ieiite West qite Li rpr'ention l'una
c:sIainit itibliIue. Quol qu'iI en soit , cot sppui ecourble
danedes eiicout.inces funeste , cot intnttwent q ii a trop
long-tem3 *eryi (503 UVLO de destruction , peat etloit dir-
venir , J.*ns des mains hahiles , an appal tutlaire , un ins-
trurnen* de production.
.

Apis avoir travailiC pour ma part a fonder Is crdit qui a
cornblé lee lacunas de la guerre, Is moment me paralt venu de
fonder he ct&Iit dffinitif, Is crtdit de Is pail.
Je r
TOUS prie Messieurs , do as pan vounmdpreudre our
men paroles. Je ti e vices point abandonner den principes ue
jai conatamment Mandela pendant ma longue carrire , je
viens an contraire lee dtvelopper.
Lcci&lit, votesIc savez, eat l'cetivredelapatience. de
pdnience et da terms. Ii faut de longues preuvee , de grar.ds
mnagemene pour l'établir;scion leg et la dispositio disposition
des espi-itn , it a see exigences, se nce,sitk. A all nainsance,
len n'rg!es immuables , J'infléxibilit do .calcul , lee rigusurs do
la science tie peuvent lui être appliques. Njanmoins • on doit
toulours avoir e yes an , commr Is dernier trine oil doivent
conYarger lee efibrts , Ic pnincipe cosntitustif çle sa veritable
detivation.
De In naissance du cnCJit ii sa cmstjtution dClinitiye, it y a
diverges phases quil est bun dindi1uer.La matlére est Vesta;
mais je u'.ublierai pas le pen do tens que voile poLiveZ m'ao-
corder.
Le credit d'un etat commence par des priistatibns an na-
ture , dent none n'avous plus aujurdhui qua de rarest
examples, et seulement aux Cpoqucs de guerre.
La seconds phase est celle oüil pout escompter sirs rentrCcs
a
leeplus prochaines en Cmettant see engagemens courts
echeance an Angleterre lea bone de l'Cchiquier, en France,
len boos do trCnor ieprCieuthnt cette nature d'empruuts tern- •
poraires.Latroisirme phase est calls on l'etat eclielonne see
pacemens succesifs dana one ptriode de IadurCe de ore em-
prunts. La phase definitive du credit cent l'emprunt perpd-
c'eet que
trici ; c'eet In le deruier terms de Is serie , 1A Is but
l'on air doit proposer. -
Main ce n'est point sails do uombre.ux sacrifices , ce West
point sans de nombreunes precautions qu'on petit y arriver.
Entre l'empvimnt par aiinuitCs at l'mprunt perpCtuel , it y a
one transition adcessaire , dont nut 6tat ire pool 'affrnnchir,
c'est l'emprunt perpCtuel avec constitution d'un funds da-
mortissernent. -
Un empraut an rentes parpétirelles 5 0/0 constitue ave,
on fondsd'arnortissemnent s I 0 0 agislaut avec intCrête corn-
ponós , Cqtiiaut r one aonuilC d environ 36 ass,. Le mêmeem-
print Svec aniorta5sernentde 1 0/0 sins capitalisation d'in-
tCrts , ent one annuiti! t i c 100 aus. C'est Ia derniere ti'ansi-
sition vers In systrne dffinitif. vers la perpdtuitC do Id deUc,
signeinfaillible non point tie I' imminence de la banqtieroute,
mai,.de In plenitud do crCdit.
C'est Tern cette Cpoque , que j'appsdlcrsi to crCdit ni)rlual,
qua mollsroarch ons gsa ii vJe pan. La banrie-ld noes are a
fraye In route. La probitC d'un people induatiieux a ecrsrt4 Ie
to dCveloppernnt du travail noun perinettra d'y
obstaclee ;-
arriver avant Pea.
Cur principen , Messieurs air soot pin nouveSul pour mot.
, a
Le 10 f'niér 1817 , je disais cette tribune
'5 It n'y a qua deuz moyeus de fournir au depenses ptihli
quen r leis impits at irs cmnprtints ; le choix den uris on des
on la cumulation tie torts lee deirx se determinent
autres , ,
clans Uintent de s conLrihuables.-La scieucefivaucitre so borne
clone IMcfl connuttre CL lour nature atLiqrJotitt r laquelic
on petit len e1CVCI. II y a cependarit cette diffirnce entre Ins
dc-ui systmr5 : Pon impose to capital , l'autre l'intért. Porp
Sc dCcidei' , it faut done examiner ci le contribuables petivent
supporter to prCIiemeut du capital , on sits tic peuvent ac-
quitter que In ,,rnntant de l'intCtCt. -
a - )'its tic petivent payer que lee intcrêtsct qi'un elige e
paiement do capital , len moyen de reproduction soot eta-
qiiC ; its sir trouvent rCdiits de .a L diffrrence entre Ic taul do
l'iniCrêtct le montant du capital , l'iodti,trie ainii title l'agni-
culture lar,ruit at sir perd. -
a Si , an contraire , lea contnibtiable3 poursient payer to
capital , at que l'impM s'arrttt an montant tie l'intCrt • it s
pourraient vcrsei utilernent Ia difiCrence dane t'emprunl, jouer
et
le role den capitaHstes , partager lee benelIcen quo ccJx_ci
retirent clii p tii lacectitdeleurs capitaux. n
a
Miis , eette.-poqUe , le trCsor Caait vide , lee tieux invi-
sions avairnt epuiie non finnce, ,l indu3tnis n'avait point
encore Opere lea merveilles qul devaient. éire enfantC.s el
' a i de dir In pail ; l'mp& u'Ctait point one mejourc fli su-
Sante , lee contnibuables avaicut titC ,icIaCa par dea rCpiiii-.
et leitni4ten consoq i
Lions , tencei tie lemprant foi-cC do 100
millioni nvaient detnontre qie cc nCt,iit point par tie sew-
blabiesexpdens qu'un puuvart pareenir La solder un art-iCr
consideisbie.
Jeconcoururàfaire adopterle syntèine deempruntc volon.
(aires , et , poor an feiliter I'Cmission • je e')utiiIs ave con-
viction , , asec uergie , Is principe sin tachat par Ic m'yca do
l'amortmssemnn t.
Le rCsuItat dectte combinajon dCptsa touten lee e5- j)r'
rances ; he c,'dJit sCleva a,ec one rapiditC atii tenait do pro.
dige. Los srrn ptunt.s qui , an t$17, avaient Cti em ji ii 53,
s'Ctaient. ClevC , dans In court e3pace de quatre anuCes , an-
deLi €ie 00 en 1824 ik avarent tlCras;d e pair. I
; , a
e système dovart sobir tine rude Cprcuvc Ia suite de la
rCvolution dir juillet. Ministre des finances an mnoinentle plus
Crilicjie de cette ,otjue C , j'ai e1rouve toos his enib:trraidi
di-reredit qos pi-Ccde toujotirs ten dCnronrtratione hcl!iqicu -
see ; obligC de ratirfaire aux engsgerncts du pasC et do ntibre-
nil. auxdrparrres inuneusa; d m 'un armament extr.iordioii•e
, en
F ri des tlCcastrei indu3tnirls , tout Cquilibre fiit rompir
Ie ressorts politiques at financiers b-i,C.
, Ia ddfltnce partout,
Is creilt ntslle part Ui dan I'ateiier ci chez In nCgociant.
a , , ,
Ui la Bourse ; faUajt.iI alirn maintonir I'amortiscemneut pour
pouvoir ernpriniei, ott hire fillait-il suependre siniultanC-
ment et lee r,,cliat, etIc t enhirsi.rfli(krente? Dana l'innertj-
tudes dir tev:;ip,arqianotir at'io:r traverser, je pIoposai
le in airi I icr-i deUi ui-i I4CTOOIt .
Aujorrl hai r cette fueti.n pent rr,• conro'er-e.
II tnt certaincjriehtcontinuatio, e cc ivcitno a occa-
sionnti de grander pertes an tnisor. L-s rcnIc S 0/0 mi.es
an arril 18 3 1 is 84 r. out ole ritcr t40.4 <l.utiiA , 100 fr.
l'emprunt de ISO millions adjugd II a six nioi 3 In. .i0 c.,
' i 9
avec on sernentre presqie ichu qii en rc10 - ta he pri 93 fr .
11(10 corpri3 Ira te r mai de Paiement qui lii diniiiitv eilr-,
a egatetnent diipasre In pair: ce qtii oblige a's. rachnier di, a 0/0
77 or' "18 Cqiivalant àdi S 0/0 ie 128 at 130; et c.pendait
len dour tiers environ do demnier emnprunt no soot pas
euorc an tresor. Je n'enWnds point rkriwiuer cc*irc cos

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