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adage d'conoinie politique : Un ouvernement tie doit pas

adage d'conoinie politique : Un ouvernement tie doit pas
se faire entrepreneur de travaux publics. La plupart des cri-
Yjins qui mit fait de lWonomie pohtique i la fin du dix-hui-
tiatne ijc1C et au commencement du dk-neuviime Pout,
illdoptd comme Un axiôrne; et qioiqiIe, dons c.es derniers tem5,
it alt trouv.j ties contraditeurs, it cit encore encrédit préi de
beaucoup do personnes qui font autoritti on matière adminis-
trative. Cii persounes n'ont point vu, it fl') a qué Die,,
qul Toile toute chose, qua cc prdtendu axiime fait panic d'un
systime politique comptet, je dirai mme d'n système social
trés-Pell d'accord avec tours proprec sentiments. Le prncipe
foU(15menl du sysLme a éL, nalveinent expose parM. Say en
cci terjfles :Tout gouvernement eat Un ulcèred'oi l'on
conchit naturellement qu'un gotivernement doit Atre circons-
crit Ic piis possible dana son action; qu'en toute nsatière, et
slrto%jt en matire de trav4 publics , oi it y i on manic-
snent de fonds , Ce qu'il a deAnieux a faire, c'est de s'ahstenir.
. Je rends pleinensent justice 4&iI intentions de J.-B. Say
Je me plais i reconnaitre l'dtendue et l't,tilit de I'inUuence
q"oiitcxerc, e ses travaiix it on la gloire de naturaliser en
France IéCoflomie politique ; la limpiditd de sea 46crits a rendu
Stitetligible s tons cc qui . Jusqu'à liii, ,tait presque aussi obscur
(be les arcanes de l'alcbinije ; inais cohntout goui'ortiemene
cit Mflulcers,, voila son prmcape fundamental, voili I'axiome
capital d'oa décotile , coinme corollaire , Ic principe absolii
de ]a non-intervention du gotivernement dens Ins travaui
publics,
An reste , it y a quelqiie chose qui exp1iqu cette etrange
pp'ehension Ce n'est pas pour rien qufun grand nombre dc
PCasPi,rs out ciii sifrieusmcnt quc tout gotivernement 6tait
enne,nj naturel des gouvernts.Jome souviens d'avoir In, it
Y a deja quelquea ancivs, dane an journal,apropos de La vie

de Napolon par. Walter Scott, cette piquante observation
qu'il suflirait souvent de changer Ic titre d'un livre , pour
faire dun tissu d'errenrs et d'injustices nine cotivre vésidipe
et irrprochable. Suivaut cc journal, ii an titre :Vie de
Napoldon Bonaparte,on avait suhstitu celui-ci ;Recueil
des bruits que Ic gouPernement anglaia a Jest courir de
179.5 a 181 sur le compte de Napoleon Bonaparte , l'ou-
vrage de Walter Scott ft devenu iine chronique d'un grand
intirét ci d'une rigoureuse exactitude. Dc m,ne , it tie fan-
drait qti'amender Ic principe fondamental de J.4. Say , pour
to rendre raisonnable et pour exprilner parfaitement la pensee
(1Uj preoccupait eel siltistre 4crivain.
S'iI eAtdjt : q Tout gouvernementftodal,tout gouverne
)) meut decourtisacs et d'abbés de cour,est un ulcére ; un
, tel gouvernement n'a aucune des quaités requlises pour
0 s'insmisoer dana leg travaux publics , a it aurait on raison.
Toutea Iei fois qu'un gouvernement sans publicitd at sans con-
tr6le , no gouvernemeat compose de marquis et de Usoines
on mérne do militaires e,c1usivement mihtajres, non de ces
ofliciers actifa et éclairds, cornme la France los conipte par
centaities clans ses corps ddIite , mais de laasqueuets grossiers
on do mouaquetaires ivaportis , fussent-ils tie Is taille des
Blucher ou des Souvarow ; toutes les fois qu'un gouverne-
ment de cette trempe, sans credit , sans ingiinieurs expéri-
flientes , voudrait se mêlei- des int,ir&de commerce, priiten-
drait itgenter llndustrie et l'agriculture , at ac Isasarderait a
construire des pouts , tracer des routes , a ouvrir des canauL
et des chemins de fir, a creaser des ports, it no ferait qua
hev,ies et gaspillage. Contre tin gotivernement.tailk stir cc
uiodIe Jes economistes , je to repéte , auraient incontestable-
meat raison, et it faut reconnaltre qu'ils n'ont conu icurs

théoies de mdfiance absolue que parce que lea gouvernemens
qu'ils avajent sous lea yeux etaient un pea de cot aloi
Supposous, an contraire, tin pays os tons lea pas du pots
voir soient surveillCs par la publicitC In plus ombrageuse , un
pays oã la grande majorite des illustrations de la science et do
l'industrie , de l'agriculture et du commerce , des arts et des
lettres, prennent tine part directs an gouvernement comme
membre des deui chambres , du conseil - d'Ctat , des conseils
départemeutaux et municipaux , de l'administration , on an
moms ue part indirecte par la presse ; supposons un pays
on Ic gouvernement dispose de la plus admirable organisátion
administrative et flnancière qui ait jamais existe , ou Ic com-
merce , I'iudustrie et l'agrictilture rdclainent ünpatiemment
des canaux do navigation et d'irrigatiou , des routes , des
entreputs , des pouts , des ameliorations aux ports , at oi to
gouvernement possède sent les nsoyens financiers d'exdcuter
lea plus grandes et leg plus utiles de ces entreprises; oà, sent,
it ait i ia disposition , dans see corps des punts et cbaui-
aCes et des mines , des constructions navales , du genie et do
I'artillerie , tine foule de directeurs de travaui dont lepe_
rience , lea lumières et la moralite ont tine reputation univer-
selle ; supposons , an un mot , qit'iI s'agisse do la France de
18 3 3 , oi Ic gouvernement assis enfin après uric longue tour-
mente veut. alfermir La pant publique en facilitant los progrès
do travail , et se consolider on sentourant de Ia reconnais-
sance qii'Ufl peuple decerne toujours aux ruis qui s'occupent
sagement et etlicacement de son bien-être ; on un tel pays,
an milieu d'un pàreil concours do circonstauces • Ic principe
fondamental de feu M. Say: Tout gouu'erncnsent eat no ul-
cère, avec sea corollaires, quels qu'iIs soient, no devient it pea
un dangereux paradoxe P
un flufl-CflS ,
(Journal des .Debals.)

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