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Rouen, 20 Mai,

Rouen, 20 Mai,

AUDIENCE DE LA COUR DES PAIRS.
On va le procès-inonstre ? C'est cc qu'iL est dsor-
mais impossible de savoir et de dire avec quelque
justesse. La cour des pails croyait apparemment que
Ia douce quietude de son acte d'accusaiion suffisait
A de tongs loisirs judiciaires ; vainement on mi rép-
tail qu'il faudrait arriver a une conclusion ; elk sou-
iiait de dedain et sembLait forte dg certaines résolu-
tions dont cite faisait uiystère. Elie s'indinait qu'on
pit mi piêter l'idde de gagner du terns. Temporiser
était a sesyeux une Icheié ; elk devait marcher en
avant, non pas sans reproche , mais certainement
sans peur. La lecture de l'acte d'accusationesttermi-
née, rien n'avait coutreniande l'audience indiquée
pour Iiier.Toutle monde dtaitdebonne heure auren-
dez-vous ; la cour des pairs faisait seule défaut. 11 a
faflu fairetretirer les accuses, it n'y avait pas de juges.
D'absurdité enabsurdité, on est arrivé an burlesque.
Voici comment on expliquait Li Paris l'absence de
nos sénateurs : Le procès-rnonsre est, dans toute la
force du terme, un impasse judiciaire ; it faut recu-
ler on abattre violenunent Un pan de snuraille pour
en sortiE. An contraire, le pi'ocès des défenseurs West
pas encore comproluis ; it faut done éloigner le
procès-Inonstre et garder le procés des défenseurs.
Mais, pour que le procés des défeuseurs ak quelque
consistance, it faut que les députés incriminés Smelit
livrés a la bane du Luxembourg. Or, la commission
(U PaIais-.Bourbon était asseinbke dana cc nioluen-
là ; elle relisait son rapport et cue achevait son tra-
vail; it fallait attendre et suivre ses inspirations.
Ainsi disait la chambre des pairs, et elk restait
oisive loin de sa salle d'audience.
Q uelques hommes se flattalent d'dviter encore
I'incoLnmode presence des accuses; d'autres , M.
Mole en tête, insistaient pour la picine execution
de L'arrêt qui ordonnait que ks accuses indociles
fussent rappelés. Cependant , on n'a fait dans les
différentes prisons qui les renferment aucune ten-
tative pour les ainener a l'audience.
A trois lieures et demie, la cour est entrée; it tie
lui manquait personnc ; le président a déclaré aux
accuses dociles leur état de prevention. Un avocat
a desnandé a plaider la question d'incoinpdtencc
an nom de quatre accuses ; niais M. Martin ( du
Nord ) a requis que la question d'incompëtence
soit plaidée el débattue devant tons les accuses. M.
Mole, en cc moment, expliqualt a M. de Bassano
l'obligation on serait la chambre de rappeler les
accuses. Its seront ramenés aujourd'bui ; le calice
d'amertunse sera présenté encore une fois a Ia
paine: qu'en ferateIIe? Cette situation est inex-
plicable. Personne tie la comprend. La chambre
des députés est sollicitée de tonics parts de
tendre a la paine une main secourable en lui accor-
dant au mows an députC. Quant aux Iésultats du
procès , its sont nuts, its soot perdus. Lea minis-
tEes , Si tiers it y a deux lours sont maintenant
aux abois.
La fin de la séance d'avant.bier a été signaléc par une

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