Keywords

Add keywords

discussion asSez intéressante sur l'école polytech-

discussion asSez intéressante sur l'école polytech-
nique. M. le general Demarcay avait exprimé le
vceu que l'on reçàt A l'école polyiechnique plus d'é-
Ièves que le gouvernement n'en pent placer, se fon-
dant sur cc que, par suite , it en résulterait pour
l'état un plus grand nolubre de sujets capables et
instruits quA, répandus dans la soclété , sly hvre-
Taient a diverses branches d'industrie avec beaucoup
de succès CL beaucoup d'avantage pour la fortune
publique.
Cette opinion a éé combattue par M. Arago, qui
adéclaré qU'il regarderait comme très-fatale la dé-
termination d'admeure a I'école plus d'élèves que
l'etat Wen pent placer chaque année. M. Arago,
aprés avoir dit que dernièrement M. le ministre do
Ia guerre, cédant a des sollicitations pressantes,
avait leçu jusqu'à cent cinquante élèves , a declare
que l'expérience avait Inontré qu'il n'y avaiL pas an-
nuelleinent cent cinquante élèves réellement admis-
sibles parmi ceux qui , dms toute l'étendue de la
France , courent la chance de l'examen.
Une autre question, celle du décasernement de
l'ecole , a éte également soulevCe ; mais la clianibre
fl'a pas paru très.désireuse de lui trouver une solu-
tion cette annéc. D'ailkurs , les explications que M.
a
Arago lul a données cc sujet Ont pIOUVé que,
PresqueLoujours , lorsque des mesures violentes out
etc prises coutre l'dcole polytechnique , elles étaent
ordonné s par les ministres de l'iniérieur sous Ia di-
rectio n desquels l'ecole s'est plusieurs fois trouvée
Inornentaneinent placCe. Le coinmandement du mi-
flIstre de la guerre sic serait done pas Un danger
Plus reel pour l'iudëpendance des éliwes que celus

du ininistre de l'intdrieur on de l'iustruction pu-
blique. M. Arago a souterat aussi, et en cela nous
soinnies porte a nous ranger a son opinion , pie
I'intérét de la science cominandajt Ic inaintien du
régime claustral auquel I'école a étd soumise depuis
long-tems.
a
D'après cc qui s'est dit avant-bier souL la chainbre sur
l'Ccole de Ia Flèche , it est probable que crest Ia der-
nière fois que votes des foods pour cc tie école.
Depuis quinze ans, tonics les commissions de finances
n'ont cessd de protester contre le inaintien de cet
établissenient , et it est clair quo si les quatre cents
enfans qui y reçoivent Iaprernière education ëtaient
rCpartis dans les colleges royaux , it ' aurait
economic pour l'etat , puisqu'iL y aurait sup-
pression des fonctionnaircs attaches soit a l'ensei-
gnenient , soit an -maintien de Ia discipline dans
l'école de la Flèche , et utilite pour le pays, puis-
que l'instrnction des colleges , plus vaste et plus
etendue , profiterait davantages aux eléves.

Afficher/Cacher

Afficher/Cacher