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dent II parlait , et menacait d'avoir de l'esprit pourvu qu'elIe

dent II parlait , et menacait d'avoir de l'esprit pourvu qu'elIe
Jcuiltctøn. voulüt bien le lui permettre ; mais Amélie no s'expliqua pay les
causes de son apprehension, et sa pens6e ne s'arrêta quo sur
Un sentiment plus grave et plus trtste : elle Be mit a rdfldchir
sur Ce qu'elle votlait d'apprendre de M. de Fortis. Le portrait
qu'en faisait Anselme n'avait rien do bieti attrayant , et M. do
UN CIEL ORAGEUX. Fortis dtait to mari quo M. Dallois destinait it Amélie. Epouser
(Suite .— Voir le nuinCro du 27 juin,) en pareil homrne , n'dtait-ce pas s'exposer It accepter une
sorte de role do garde-malade , on du moms de dame de cclm-
Comme Jo vous l'ai dit , Anselme et Amélie avaient repris pagnie , on mieux encore, et pour me servir d'un mot qui no
lour place en face I'un de l'autre. Cc n'&ait pas assurément la laisse pas d'équivoque, d'ëpouse de compagnie, c'est-a-djre tons
crainto des observations personn011S de Al. ae Fortis qui avait los deroirs do la gouvernante d'un vieux garçon , moms la fa-
arrétd Mme de Leurtal. Mais Ic caractèrc quo lui attribuait M. culté de le quitter lorsqu'il esttrop insupportable.
Fdron dtait-iI si exceptionnel qu'elle no put rencontrer sur son
I Certes, M de Leurtal n'dtait pas amoureuse do plaisirs ; Is
chemin une personne qui ferait sur to compte d'un beau jeune mediocre fortune de M. de Leurtal , en lui permettant fort pen,
homme et d'unejolie femme, paSSant ensemble , des supposi- lui en avait cependant assez donijd pour sos goats : souvent
tions beaudoup plus plausibles que celles qu'avait fait naitre In elle-méoie avait évitd , par egard pour son age, coax auxquels
vieille Arglaise Sans doute , ces comrfleritaires deysient etre Son mail ne prenait point part; souvent elle abrégeait pour lui
indiffdreus it Amélie , s'fls partalent do gens qui ue La connais- I lea longues veilles du monde a l'heure oft it devient le plus
salent pas ; mais elle pouvait Ctre vue par un de ces hommeS brillant et le plus animé , a l'lieure ot elle y paraissait la plus
Si
dont elle se plaignait un instant avant en sapensée; et on a belle ; iflais, do ce petit sacrifice volontaire de sos plaisirs It une
tot dit dans nfl salon, d'un air maligneiflont mySteIeW : vie rdglde sur une montre de L'Epine, et dont chaque heure
— Vous ne Savez pas P cette Jolie Mme de Leurtal qui a devait chaqile jour ètre rdgulièrement et irrévocablement mar-
I
toujours l'air do croire qu'ufl compliment va Ia comnrOmettre, W. qUde pour usle occupation invariable, do cotta concession faite
Jo l'ai rencontrde so promenant en tête-à-ttO aveC Féiou.
et reçue de bonne gréco it un devoir rempli on réclame avec
.- Bah I Et oft allaierit-ils P humeur, do ces hasardsqui n'étaient qu une occasion d'être
- Ma foi , e ne me SUiS pas amuse it les suivre ; tout cc i prévettante pour M. de Leurtal a une habitude regimen-
que je -is, c est qu'ils étaient souls, pares et pomporléS I taire qu'elle no pourrait rompre sans ddplaire it M. de Fortis,
Colume des amoureux de quinze ans qui vent faire leur di-
it y avait an monde , ii y avail plus qu'un monde , ii y avail
inanche a Ia camoagne. l'ame tout entière d'AmdIme, tout son dévoüment et toute son
Al— do Leurtaf n'aTait pas poussó plus loin le developpo- independance, tout cc que sa reconnaissance pouvait accorder
mont facile de mdchans propos auquol cette nouvelle pouvait it une noble protection , et tout Ce pie sa dignité derail refusor
donner lieu si elle tombait en mauvaises langues ; elle avaiL
it un froid Ogoisme.
commence par no vouloir sortir qu'en voiture. En voiture on C'est pourquOi elle était demeurée preoccupóe et silencieuse
n'estpas aisCinent reconuti et it serublait a AmClie qu'Ufle fois en face de M. Férou. En effet , le petit mouvement de crainte
arrivee an cheinin de far elle serait a I'abri de tOute suppO- I
ji s'dleva dans le ewur d'Amnélie , it propos do sa sortie avec
sition fàcheuse de In part d esgens do sa connaissance lLft T nseimne , fut plutôt instinctif quo volontaire , coinmue celui
nourraient l'y rencontres'; car ce cherni U ne potivait avoir (LU UC E par Ieq'iel on dvite le choc d'un corps qui passe; mais it fl'en
nt pour cite, la maon de Al. Dallois et ce but expliquait la
fat pas de niênie de sa révolte contro la necessité d'dpousei
presence do M. Férou ; Ce n'était plus UUfl guide comme M.
Cainbet. M. do Fortis. Cc manage Ctait le but do sa visite a Saint-Ger-
main : ii occilpait sa pensée et l'agitait d'un trouble puissant;
D'ailleiirs sa pensés vola plus rapidement qUo flOtiS ne Ic di- c'est lui qui l'avait portde a interroger M. Férou, et qui In fai-
Sons Sur ces réllexiolis qu'e1e et dC examiner tres-sérieuse
sait silencieUSOmeflt mnediter sur sa reponse. ii y avail aussi
Inent peut-être ; car Ille se sorait demandd alors pourqUOi elle thus l'ame d'Amdlie une voix (JIIi parlait en ddpit d'elle , et qui
trouvait Al. Anselme si compromettant, et ello Be seralt aper-
cue qu'en mOms de dix minutes elle avait remarqud qu'il etaji laoussait surtout k cette rOvolte.
on jeunesse murmurait d'être encore en-
beau jcuu0 , óldgunl , qu'il parlaiL avec aisanee \JUgeait CC uoi qu'ello etit, sa

La commission du cheinin de fer de Paris an le concours pour les encouragemens que la conipa.-
Havre par los plateaux s'est réunie de nouveau It icr gnie décernera aux beaux - arts, darts sa séance pta-
mnatin, et a nommé Al. Charles Dupin pour son blique de 1840, est ouvert des a present.
rapporteur. La commission du chemin d'Orhéan s I_I_
était plus avancCe : sort rapporteur a été nommé
depuis quelques jours ; c'est M. Daru. II faut espé-
En réponse a un article qui nous avait été com-
rer que le travail de ces deux rapporteurs sera bien-
muniqué par M. Blie,nous recevons la lettre
tAt prêt et soumis a la chambre, si l'on no veut un
suivante
ajournelnent a l'année prochaine.
Rouen, to 28 juin 1838.
Monsieur,
—SINS-
On lit dans votre numCro de cc jour on article proba-
CMSSES D'EPARGNES. biement communiqué ayant pour titre :Courv d'Hy-
,
giCrse marine , dans lequeh je suis indiqud comme devant
Le nombre des caisses d'Cpargnes autorisées dan s faire aprCs-deniain dana l'une des salies des
, , 30 juin ,
les ddpartemens s'élevait , an 31 détembre 1830 Consuls, une leçon aux sauveteurs dCsignCs par la Socidté
A 222. Six départetnens settlement étaient sans gCnrate des Naufrages ainsi qu'à certaines personnes
, a
caisses d'épargnes: c'étaientceux des Hautes - Alpes, intCressdes par ]ear profession acquérir quelques con-
naissances spCciales a
des Basses-Alpes,de la Corse, delaCreuse, de la cot Cgard.
Veuiilez avoir l'extrême obhigeance d'annoncer qu'é-
Dordogne et de la Lozére. A la mêtne date ii ,
y tranger a cot avis je me trouve dans la nCcessitd de no
avait darts les départeinens 96 succursales.
pouvoir satisfaire an vmu do la SociCtC ; quo cette leçon
Los souscriptions, dons et le g s,reçus pendant n'aura pas lieu auxjour et heure indiquCs
, CL qu'un avis
l'année 1836, se sont élevés a 127,856 fr. 95 cent. ultCnieur fera connaitre Ic moment le plus opportun oit
Les subventions accordées par lesconseils.-généraux, ii me sera possible de continuer cet enseignement.
J'aurais dêjt réclame contre le titre donnC, par erreur
pour 1836, out été de 57,917 fr. 94 cent. ; et les al-
sans doute a ces leçons si je n'avais craint qu'on ne in
locations des conseils municipaux, , ,
de 77, 134 fr. supposat une intention pen digne de ma profession. Les
20 cent. denominations d'HygiCne des sauveteurs,ond'Hy glens
marine sent tout - b - ,
, fait impropres piisqu'ii no s'agit

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