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balbutiant comme on pauvre garcon qui met pour la premiere

balbutiant comme on pauvre garcon qui met pour la premiere
,
fois de sa vie les pieds dans on salon :
- Je craindrais d'être indiscret , et...
—Je no veux pa. We exigeant , repliqiia Ic marquis ; les
affaires coin mandent , it faut obéir.
Co ne ftit qu'a ceLlo derniCre phrase et a I'acccnt avec lequel
le motaffairesfat prononcé quo Valvins devina Ia 5011150 qu'ii
avaiL faite. Quelques secondes plus téL, et en acceptant l'invi-
tation Si pen gracieuso qui'elle ft'ii, II S'emparait du terrain, du
moms pour Ic reste do la journée, et it pouvait tout réparer;
mais it n'était plus tents, et it en devint si trouble, si gauche, Si
maladroit , qu'ii resta planto devant le marqliia sans Iui den
dire. Ii so retourna a un petit bruit qui parialt de l'angle du sa-
lon, et vit la duchesse qui, Ia tête tout-a-fail cachéo dans son
livre, étouffait one folle envie de nrc. It y avaiL une glace prés
d'elle; it s'y regarda, it avail i'air d'un nigaud.
En Lout autro tern. la pensCe qu'on se nioquait do lui eat re-
mis Valvinsdeson trouble par Ia colOre qu'elle lui eeL inspirCe;
mais a ce moment it se settit mnlheureux ci fut prêt it pleurer
comme on enfant de dix-huit ens. Le dur Valvins était bien
change. Le marquis s'était aperçu do trouble do Valvins et avail
vu to rire do la duchesse. Cc brave genhilhommo cut tin mo-
ment de satisfaction complete de lui-mme. La Iecon qu'il
venait do donner àVaivins avail porte coup, et lagaitd deLéo-
nio dlait one approbation qui relevail it sos yeux l'efl'et qu'iI
avail produit. Or, it prit an marquis on do ces mouvemens cho-
valeresques qul Liennent mix grands cmurs , et it so sentit tout
saisi d'indulgenco et do bonne volonté pour I'ennemi vaincu.
II vinl C son aide, it iui tenditla main ; tier del'avoir renvei'sé,
I it voulut to relever. El it dit en souriant a Valvins
- Ali ça ! commandant, qu'avez-vous done?
- Nonsielir to marquis, je crams quo ms visite ne vo'Js soiL
importune, fit Valvins do plus on i) 1 US embarrassé, mats en tâ-
cliantde reprendre on peu do dignitC.
- Mon cher monsieur Valvins, dit lemarguis d'un ton par-
important et aristocrato j'aime et je
tculiCrement paternel , ,
recois avec plaisir los visites qu'on me fait; mais je suis moms
flattéde cellos qu'on m'accorde par occasion.
- Mais, s'Ccria Vulvins avec one imprudence bien heureuse,
je ne suis venu it Fontainebleau quo pour vous.

mentCes par , to remarquahle travail de M. le
marquis de Mornay; car ce travail , aussi breique
lucide, place la question dans son vrai jour, Ia
a
ramène ses termes los plus simples et la met a la
portée des esprits lesmoins préparCs.

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